l’Art 21-22, alinéa 2 du Code civil
Ce qui concerne la naturalisatiin d’un enfant rester etrangé alors que l’un de ses parent est devenue français je voudrait savoir si le dossier de l’enfant est en cours alors que il atteind 18 ans le dossier va être rejeté ou sera comment?
La question de l'accession à la majorité pendant l'instruction d'un dossier de naturalisation est une situation classique qui nécessite une distinction stratégique entre deux procédures.
Voici l'analyse de votre situation au regard de [l'article 21-22 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+21-22+Code+civil).
### 1. Le principe de l'effet collectif (L'enfant "suit" le parent)
Lorsqu'un parent acquiert la nationalité française, ses enfants mineurs deviennent généralement français en même temps que lui (effet collectif), à condition qu'ils résident habituellement avec lui et que leur nom soit mentionné dans le décret de naturalisation du parent.
Si le parent est déjà devenu français et que l'enfant a été "oublié" ou est resté étranger, [l'article 21-22 alinéa 2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+21-22+Code+civil) permet effectivement de demander la naturalisation de l'enfant mineur seul, sous réserve de 5 ans de résidence avec le parent français.
### 2. L'impact de la majorité (18 ans) en cours d'instruction
La règle en droit administratif français est la suivante : **les conditions de recevabilité s'apprécient au jour du dépôt de la demande.**
* **Si le dossier a été déposé avant 18 ans :** L'administration doit normalement continuer l'instruction du dossier sur la base de l'article 21-22. Le fait de devenir majeur pendant les 12 à 18 mois que dure l'instruction ne rend pas le dossier caduc.
* **Le risque de rejet :** Le dossier ne sera pas rejeté "automatiquement" parce que l'enfant a 18 ans. En revanche, l'administration peut devenir plus exigeante sur la preuve de la résidence effective en France (études, attaches) et sur l'absence de condamnations pénales (le bulletin n°2 du casier judiciaire sera vérifié).
### 3. Stratégie et "Coup d'après" (Anticiper l'administration)
L'administration pourrait être tentée de rejeter la demande en considérant que l'enfant, devenu majeur, doit désormais formuler sa propre demande de naturalisation de droit commun (avec les conditions de ressources et d'insertion professionnelle).
**Pour éviter cela, vous devez :**
1. **Maintenir la preuve de cohabitation :** Si l'enfant vit toujours chez le parent français, il faut envoyer régulièrement des preuves de résidence commune (certificats de scolarité, avis d'imposition du parent mentionnant l'enfant à charge, factures).
2. **Vérifier la date de dépôt :** Assurez-vous d'avoir la preuve (récépissé) que le dossier a été déposé complet **avant** le jour du 18ème anniversaire.
### 4. La charge de la preuve
Pour que l'article 21-22 continue de s'appliquer malgré la majorité approchante, vous devez prouver la condition de résidence des 5 années précédentes.
* **Preuves à fournir :** Certificats de scolarité successifs couvrant les 5 dernières années, carnets de santé, ou tout document administratif prouvant que l'enfant résidait en France avec le parent devenu français.
### Résumé du risque (Go/No-Go)
* **Si le dossier est déjà déposé :** Il n'y a pas de risque de rejet automatique lié à l'âge. L'instruction se poursuit.
* **Si le dossier n'est pas encore déposé :** S'il reste moins de 2 mois avant les 18 ans, il y a une urgence absolue à déposer le dossier complet. Passé 18 ans, l'enfant devra faire une demande classique en son nom propre, ce qui est beaucoup plus difficile (exigence de revenus stables, etc.).
**Conseil pratique :** Si vous recevez une demande de compléments d'information de la préfecture alors que l'enfant vient d'avoir 18 ans, répondez très rapidement en rappelant que la demande a été introduite sous l'empire de la minorité.
Si vous le souhaitez, je peux vous aider à rédiger un courrier à l'attention de la préfecture pour confirmer le maintien de la demande suite au passage à la majorité.
⚖️
Sources officielles Légifrance
📄 Article 21-12 du Code civil
L'enfant qui a fait l'objet d'une adoption simple par une personne de nationalité française peut, jusqu'à sa majorité, déclarer, dans les conditions prévues aux articles 26 et suivants , qu'il réclame la qualité de Français, pourvu qu'à l'époque de sa déclaration il réside en France. Toutefois, l'obligation de résidence est supprimée lorsque l'enfant a été adopté par une personne de nationalité française n'ayant pas sa résidence habituelle en France. Peut, dans les mêmes conditions, réclamer la nationalité française : 1° L'enfant qui, depuis au moins trois années, est recueilli sur décision de justice et élevé par une personne de nationalité française ou est confié au service de l'aide sociale à l'enfance ; 2° L'enfant recueilli en France et élevé dans des conditions lui ayant permis de recevoir, pendant cinq années au moins une formation française, soit par un organisme public, soit par un organisme privé présentant les caractères déterminés par un décret en Conseil d'Etat.
📄 Article 21-22 du Code civil
Nul ne peut être naturalisé s'il n'a atteint l'âge de dix-huit ans. Toutefois, la naturalisation peut être accordée à l'enfant mineur resté étranger bien que l'un de ses parents ait acquis la nationalité française s'il justifie avoir résidé en France avec ce parent durant les cinq années précédant le dépôt de la demande.
?
Donc maigré ça majoritŕ ça ne sera pas réjeté mais il vont demandé des complément
Exactement. Le passage à la majorité en cours d'instruction n'entraîne pas un rejet automatique, mais il modifie la manière dont la préfecture va regarder le dossier.
Voici ce que vous devez anticiper pour éviter un blocage :
### 1. Ce que l'administration va vérifier (Le risque de "glissement")
L'administration va s'assurer que l'enfant ne s'est pas "détaché" du foyer au moment de ses 18 ans. Pour maintenir le bénéfice de [l'article 21-22 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+21-22+Code+civil), l'enfant doit toujours remplir la condition de **résidence habituelle** avec le parent français.
Si l'enfant a pris un appartement seul ou est parti étudier dans une autre ville sans garder d'attaches claires, la préfecture pourrait considérer que la condition de l'article 21-22 n'est plus remplie et rejeter la demande.
### 2. Les compléments de dossier probables
Il est fort probable que vous receviez un courrier (ou un email) demandant les pièces suivantes pour la période "post-18 ans" :
* **Le Casier Judiciaire :** L'administration va vérifier le Bulletin n°2. À 18 ans, l'exigence de "moralité" devient plus stricte.
* **Certificat de scolarité actuel :** Pour prouver que l'enfant poursuit ses études en France.
* **Justificatif de domicile récent :** Une attestation d'hébergement signée par le parent français, accompagnée d'une facture de moins de 3 mois et de la copie de la pièce d'identité du parent.
### 3. La stratégie de défense (L'anticipation)
Si la préfecture tarde à répondre ou semble vouloir rejeter le dossier au motif que l'enfant est majeur, vous devrez invoquer la jurisprudence constante du Conseil d'État.
Le principe est simple : **L'administration doit statuer en fonction des faits au moment où elle prend sa décision, mais la recevabilité (le droit de demander) se fixe au jour du dépôt.**
### 4. Risque et Conseil "Senior"
**Le piège :** Si l'enfant ne fait rien et attend, la préfecture peut mettre le dossier de côté ("en sommeil").
**L'action :** Dès que l'enfant fête ses 18 ans, je vous conseille d'envoyer **spontanément** (sans attendre qu'ils le demandent) un certificat de scolarité de l'année en cours et une attestation d'hébergement actualisée. Cela montre à l'agent instructeur que le dossier est suivi et que les conditions sont toujours remplies.
**Attention :** Si l'enfant commet une infraction pénale (même légère) juste après ses 18 ans, cela deviendra un motif de rejet immédiat, alors que cela aurait été traité différemment s'il était resté mineur.
Je peux, si vous le souhaitez, vous lister précisément les documents à envoyer spontanément à la préfecture pour "verrouiller" le dossier maintenant qu'il est majeur.
⚖️
Sources officielles Légifrance
📄 Article 126 du Code de procédure civile
Dans le cas où la situation donnant lieu à fin de non-recevoir est susceptible d'être régularisée, l'irrecevabilité sera écartée si sa cause a disparu au moment où le juge statue. Il en est de même lorsque, avant toute forclusion, la personne ayant qualité pour agir devient partie à l'instance.
📄 Article 121 du Code de procédure civile
Dans les cas où elle est susceptible d'être couverte, la nullité ne sera pas prononcée si sa cause a disparu au moment où le juge statue.
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site. Acceptez-vous leur utilisation ?
Nouveau projet
Un projet regroupe vos conversations et vos documents juridiques en un seul endroit.
Posez des questions à l'IA en bénéficiant de toutes vos sources uploadées — contrats, jugements, courriers — disponibles dans chaque conversation du projet.
Installer l'App JustiwebAccédez à vos conversations juridiques depuis votre écran d'accueil.
Ajouter l'App à l'écran d'accueilAppuyez sur puis « Sur l'écran d'accueil »
✨ Nouveauté
4 niveaux d'analyse pour chaque situation
Choisissez la profondeur d’analyse adaptée à votre situation : plus le niveau est élevé, plus la réponse est détaillée, précise et stratégique.
⚡
Analyse rapideRéponse claire, utile et directe
🧠
Analyse approfondieAnalyse plus structurée et expliquée