Cour de cassation, chambre sociale, 23 mars 2022 — n° 20-19.963
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement pour faute grave est-il dépourvu de cause réelle et sérieuse lorsque l'employeur engage une seconde procédure disciplinaire pour des faits nouveaux sans avoir notifié de sanction dans le délai d'un mois après le premier entretien préalable ?
Principe retenu
Lorsque l'employeur engage une seconde procédure disciplinaire pour des faits nouveaux, il doit notifier la sanction dans le délai d'un mois à compter du second entretien préalable. Si la procédure initiale est abandonnée, la sanction ne peut porter que sur des faits distincts de ceux initialement envisagés. En l'espèce, la cour d'appel a jugé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse car l'employeur n'a pas respecté ces règles.
Faits clés
- Salarié engagé comme contrôleur métrologiste depuis 2003
- Premier entretien préalable le 16 janvier 2017 pour des faits des 20 et 21 décembre 2016
- Second entretien préalable le 14 février 2017 pour des faits nouveaux
- Licenciement pour faute grave notifié le 24 février 2017
- Salarié conteste le licenciement devant la juridiction prud'homale
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un entretien préalable ?
Quel est le délai pour notifier une sanction après un entretien préalable ?
Que se passe-t-il si l'employeur abandonne une première procédure disciplinaire ?
Qu'est-ce qu'une faute grave ?
Quelles indemnités puis-je obtenir en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse ?
Le salarié peut-il être licencié pour des faits commis avant un premier entretien ?
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