Cour d'appel, 1re chambre sociale, 24 avril 2024 — n° 22/00565
Synthèse de la décision
Question juridique
Le refus par un salarié d'une modification de son contrat de travail proposée dans le cadre d'une fusion-absorption constitue-t-il un motif économique réel et sérieux de licenciement lorsque l'employeur ne justifie pas de difficultés économiques ou de menace sur la compétitivité ?
Principe retenu
Le refus d'une modification du contrat de travail ne constitue un motif économique réel et sérieux que si la modification refusée est liée à des difficultés économiques, à une mutation technologique ou à la nécessité de sauvegarder la compétitivité de l'entreprise ou de son secteur d'activité. Il incombe à l'employeur de rapporter la preuve de ces éléments.
Faits clés
- Salariée engagée par la MGET en 2008 en tant que conseiller mutualiste confirmé
- Fusion-absorption de la MGET par la MGEN en 2016 avec transfert du contrat de travail
- Proposition de poste de 'conseiller accueil développement services' refusée par la salariée
- Licenciement économique pour refus de modification du contrat de travail le 19 septembre 2016
- MGEN n'a produit aucun document comptable ni élément concret sur les difficultés économiques de la MGET
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Puis-je refuser une modification de mon contrat de travail après une fusion ?
Quelles sont les conditions pour qu'un licenciement économique soit valable ?
Que faire si mon employeur ne prouve pas les difficultés économiques ?
Quels sont mes droits en cas de fusion-absorption de mon entreprise ?
Comment contester un licenciement économique après un refus de modification ?
Qu'est-ce qu'un licenciement économique sans cause réelle et sérieuse ?
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