EXPOSÉ DU LITIGE
M. [Y] [J] soutient avoir été embauché sans contrat de travail écrit par la société [1] en tant qu'agent de sécurité à compter du 1er septembre 2018.
M. [J] indique que le contrat a été rompu par l'employeur le 15 juillet 2019.
Par requête du 8 juillet 2020, M. [J] a saisi le conseil de prud'hommes de Bobigny, sollicitant des rappels de salaires et des indemnités au titre de la rupture du contrat de travail.
Par un jugement du 20 septembre 2022, le juge départiteur, statuant seul, a jugé comme suit :
- dit que les demandes de M. [Y] [J] sont recevables
- déboute M. [Y] [J] de l'ensemble de ses demandes
- déboute M. [Y] [J] de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile
- déboute la société [1] de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile
- condamne M. [Y] [J] aux dépens.
Par déclaration du 7 novembre 2022, M. [Y] [J] a interjeté appel de ce jugement dont il a reçu notification le 7 octobre 2022.
Aux termes de ses dernières conclusions déposées par RPVA le 23 novembre 2022 et signifiées le 12 décembre 2022, il demande à la cour de :
- infirmer en toutes ses dispositions le jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Bobigny, section départage, du 20 septembre 2022
Statuant à nouveau,
- le recevoir en son appel et en son action et les dire bien fondés
- dire et juger qu'une relation de travail suivant contrat verbal à durée indéterminée a été conclu entre le 1er septembre 2018 et le 15 juillet 2019 avec la société [1]
- dire et juger qu'à défaut de lettre de licenciement écrite, le licenciement est verbal et de plein droit et sans cause réelle et sérieuse
- condamner, par conséquent, la société [1] à lui payer les sommes comme suit :
* dommages et intérêts pour licenciement abusif sans cause réelle et sérieuse : 9 234 euros bruts de CSG CRDS et de toutes contributions et cotisations sociales (sic)
* dommages et intérêts pour préjudice moral du aux conditions vexatoire du licenciement : 4 617 euros bruts de CSG CRDS et de toutes contributions et cotisations sociales * dommages et intérêts pour non-respect de la procédure : 3 100 euros bruts de CSG CRDS et de toutes contributions et cotisations sociales (sic)
* indemnités compensatrice de préavis : 3 094,97 euros bruts
* congés payés y afférents : 309,50 euros bruts
*rappel de salaire au titre des heures majorées de nuit et des heures supplémentaires : 14 630,36 euros bruts
* congés payés y afférents : 1 463,04 euros bruts
* dommages et intérêts pour défaut de respect du droit à l'information sur le repos compensateur : 5 000 euros nets de CSG, de CRDS et de toutes cotisations et contributions sociales
* indemnité de travail dissimulé : 18 292,14 euros nets de CSG, de CRDS et de toutes cotisations et contributions sociales
* article 700 du code de procédure civile : 4 000 euros nets
- ordonner la remise sous astreinte de 150 euros par jour de retard et par document à compter du quinzième jour suivant celui de la notification de l'arrêt à intervenir, les bulletins de salaire du mois de septembre 2018 au mois d'août 2019, compte tenu du préavis, un bulletin de paie récapitulatif des condamnations, un certificat de travail conforme, ainsi qu'une attestation Pôle Emploi faisant état d'un licenciement et un reçu pour solde de tout compte
- dire que la cour se réservera le pouvoir de liquider l'astreinte conformément à l'article L.131-2 du code des procédures civiles d'exécution.
- rappeler que les intérêts légaux courent de plein droit à compter de la saisine conformément à l'article 1231-6 du code civil, sur les créances de nature salariale
- faire courir les intérêts au taux légal sur les demandes indemnitaires à compter de la saisine du conseil de prud'hommes conformément à l'article 1231-7 du code civil