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EXPOSÉ DU LITIGE
[1] M. [Q] [U] soutient qu'il a été embauché oralement par la SARL [1] en qualité de peintre le 5 février 2020, mais que la société ne lui a plus procuré de travail à compter de la mi-mars 2020 sans toutefois le licencier. La société [1] produit quant à elle un contrat de travail à durée déterminée pour accroissement temporaire d'activité a effet du 5'février au 5 mars 2020. Les relations contractuelles des parties sont régies par les dispositions de la convention collective nationale des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées par le décret du 1er mars 1962 (c'est-à-dire occupant jusqu'à 10'salariés) du 8 octobre 1990.
[2] Sollicitant la résiliation judiciaire de son contrat de travail, M. [Q] [U] a saisi le 8 décembre 2020 le conseil de prud'hommes de Toulon, section industrie, lequel, par jugement rendu le 3 novembre 2022, a':
prononcé la résolution judiciaire du contrat de travail aux torts de l'employeur';
dit que le licenciement est sans cause réelle et sérieuse';
condamné l'employeur à payer au salarié les sommes suivantes':
263,90'€ à titre d'indemnité sans cause réelle et sérieuse';
''26,39'€ au titre des congés payés sur préavis';
263,90'€ à titre de dommages et intérêts';
ordonné l'exécution provisoire';
débouté le salarié du surplus de ses demandes';
débouté l'employeur de ses demandes reconventionnelles';
mis les entiers dépens à la charge de l'employeur.
[3] Cette décision a été notifiée le 3 novembre 2022 à M. [Q] [U] qui en a interjeté appel suivant déclaration du 6 décembre 2022. Le 27 novembre 2025, Maître Arnaud LUCIEN, conseil du salarié, a adressé au greffe un message RPVA ainsi rédigé': «'Bonjour, je ne suis plus l'avocat de M. [E] [U], Meilleurs salutations'». Par soit-transmis du 3'décembre'2025, Mme la greffière a rappelé à ce conseil que «'conformément à l'article 419 du code de procédure civile, le magistrat de la mise en état reste dans l'attente de votre remplacement par un nouveau représentant constitué par la partie ou, à défaut, commis par le bâtonnier ou par le président de la chambre de discipline'». L'instruction a été clôturée par ordonnance du 27'février'2026. Maître [P] [S] ne s'est pas présenté à l'audience de plaidoirie et n'a pas adressé à la cour son dossier de plaidoirie.
[4]
Vu les dernières conclusions déposées et notifiées le 9 décembre 2022 aux termes desquelles M. [Q] [U] demande à la cour de':
infirmer le jugement entrepris en ce qu'il a'condamné l'employeur à lui payer les sommes suivantes':
263,90'€ au titre de l'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse';
''26,39'€ au titre des congés payés sur le préavis';
263,90'€ à titre de dommages et intérêts':
condamner l'employeur au paiement des sommes suivantes':
''3'000'€ à titre d'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse';
''2'000'€ au titre du non-respect de la procédure de licenciement';
10'000'€ à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive du contrat de travail';
10'000'€ à titre de dommages et intérêts concernant la production d'un faux destiné à le priver de ses droits dans la procédure';
'''''370'€ à titre d'indemnité compensatrice de congés payés sur préavis [sic]';
''2'000'€ au titre des frais irrépétibles outre les dépens.
[5]
Vu les dernières conclusions déposées et notifiées le 7 avril 2023 aux termes desquelles la SARL [1] demande à la cour de':
à titre principal,
dire que les relations contractuelles ont été encadrées par un contrat à durée déterminée qui a cessé de plein droit à l'échéance de son terme';
infirmer le jugement entrepris';
débouter le salarié de toutes ses demandes';
condamner le salarié au paiement de la somme de 1'500'€ au titre des frais irrépétibles, outre les entiers dépens de l'instance';
à titre subsidiaire,
dire qu'aucun élément de préjudice n'est rapporté par le salarié à la hauteur de ses prétentions financières';