Cour de cassation, chambre sociale, 11 juin 2026 — n° 25-20.818
Synthèse de la décision
Question juridique
L'article Lp. 241-22, alinéa 2, du code du travail de Nouvelle-Calédonie porte-t-il atteinte aux droits à la santé et au repos garantis par le préambule de la Constitution de 1946 en privant le salarié licencié pour faute lourde de l'indemnité compensatrice de congé payé ?
Principe retenu
La question prioritaire de constitutionnalité a été renvoyée au Conseil constitutionnel car elle soulève un doute sérieux sur la conformité de l'article Lp. 241-22, alinéa 2, du code du travail de Nouvelle-Calédonie avec les droits garantis par la Constitution, notamment en ce qui concerne le droit au repos et à la santé des salariés licenciés pour faute lourde.
Faits clés
- M. [A] a été engagé par la société Goro mines en mars 2015.
- Il a été licencié pour faute lourde le 1er avril 2023.
- M. [A] a saisi un tribunal du travail en référé le 18 juillet 2023.
- Il a demandé sa réintégration et le paiement d'indemnités, y compris une indemnité compensatrice de congé payé.
- La question prioritaire de constitutionnalité a été formulée lors du pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Nouméa.
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
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