Cour d'appel, chambre 4-1, 26 juin 2026 — n° 23/02337
Synthèse de la décision
Question juridique
La demande en justice d'un salarié qui a proposé à son employeur un licenciement simulé pour frauder l'assurance-chômage, puis qui agit en justice après le refus de l'employeur, constitue-t-elle un abus du droit d'agir en justice justifiant une amende civile ?
Principe retenu
L'abus du droit d'agir en justice est caractérisé lorsque le demandeur agit avec une intention malveillante ou de nuire, ou commet une faute équivalente à un dol. En l'espèce, le salarié a proposé un licenciement simulé pour frauder l'assurance-chômage, puis a saisi la justice après le refus de l'employeur, dans le but de se venger. Cet abus justifie le prononcé d'une amende civile.
Faits clés
- M. [K] a proposé à son employeur un licenciement pour faute grave en échange de l'abandon de toute action prud'homale.
- L'employeur a refusé cette proposition.
- M. [K] a saisi le conseil de prud'hommes pour contester son licenciement pour faute grave.
- Le conseil de prud'hommes a débouté M. [K] de toutes ses demandes.
- M. [K] a interjeté appel sans moyen sérieux.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une procédure abusive en droit du travail ?
Quelle est la sanction pour une procédure abusive ?
Puis-je être condamné pour procédure abusive si j'ai proposé un licenciement à l'amiable à mon employeur ?
Quels sont les critères pour caractériser un abus du droit d'agir en justice ?
Que faire si mon employeur refuse de me licencier comme je le souhaite ?
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