Cour d'appel, chambre 1-2, 2 juillet 2026 — n° 25/11052
Synthèse de la décision
Question juridique
L'acquéreur d'un lot de copropriété justifie-t-il d'un intérêt légitime à obtenir une expertise judiciaire portant sur des désordres affectant des parties communes et privatives, en l'absence de preuve du caractère privatif de certains éléments ?
Principe retenu
L'article 145 du code de procédure civile permet d'ordonner une expertise en référé dès lors que le demandeur justifie d'un intérêt légitime à conserver ou établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige. L'intérêt légitime s'apprécie au regard de l'utilité de la mesure pour le procès futur, sans préjuger du fond du droit. En l'espèce, l'existence de désordres affectant tant les parties communes que privatives, et le caractère contesté de certains éléments (balcon, toiture), justifient une mesure d'expertise pour déterminer l'origine et l'étendue des désordres.
Faits clés
- Acquisition le 22 mars 2024 par M. [U] des lots n°7 et n°8 d'une copropriété, formant un appartement avec combles.
- Désordres découverts lors de travaux de rénovation (toiture, charpente, annexion de couloir, balcon).
- Assignation en référé le 26 février 2025 pour expertise et provision de 50 000 euros.
- Ordonnance du 5 septembre 2025 rejetant la demande d'expertise faute d'intérêt légitime (éléments considérés comme parties communes).
- Appel de M. [U] le 19 septembre 2025.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une expertise judiciaire en référé ?
Quelles conditions pour obtenir une expertise en référé ?
Qui supporte les frais de l'expertise ?
L'expertise peut-elle porter sur des parties communes ?
Quel est le délai pour faire appel d'une ordonnance de référé ?
Que se passe-t-il après le dépôt du rapport d'expertise ?
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