Cour d'appel, 1ère chambre civile b, 30 juin 2026 — n° 24/05056
Synthèse de la décision
Question juridique
Un copropriétaire peut-il être condamné à remettre en état des parties communes après avoir réalisé des travaux sans autorisation, malgré l'écoulement du temps et l'absence de contestation antérieure ?
Principe retenu
Les travaux réalisés par un copropriétaire sur des parties communes sans autorisation de l'assemblée générale constituent une violation des droits du syndicat des copropriétaires. L'écoulement du temps et l'absence de contestation antérieure ne valent pas autorisation tacite, et la réception de l'immeuble ne couvre pas les travaux non apparents. Le copropriétaire doit remettre en état les parties communes, sous astreinte.
Faits clés
- M. [T] a acquis un appartement en VEFA en 2011.
- Il a réalisé des travaux sur des parties communes (gaine technique, toit terrasse) sans autorisation du syndicat.
- Le syndicat a obtenu en référé en 2018 une condamnation à remettre en état sous astreinte.
- L'astreinte a été liquidée à 9 000 euros en 2018.
- M. [T] n'a pas exécuté les travaux de remise en état.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je installer une climatisation sur le toit de ma copropriété sans autorisation ?
L'absence de réaction du syndic pendant plusieurs années vaut-elle autorisation tacite ?
Que risque-t-on si on ne respecte pas une décision de justice ordonnant la remise en état ?
La réception de l'immeuble en VEFA couvre-t-elle les travaux non apparents ?
Puis-je contester une astreinte si je n'ai pas les moyens de réaliser les travaux ?
Quels sont les recours contre une décision du juge de l'exécution liquidant une astreinte ?
Décisions liées
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement