Cour d'appel, chambre sociale b, 26 juin 2026 — n° 23/03454
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement d'une salariée pour propos injurieux et manquements professionnels est-il dépourvu de cause réelle et sérieuse lorsque les faits reprochés ne sont pas établis ou sont prescrits ?
Principe retenu
Le licenciement pour cause réelle et sérieuse doit reposer sur des faits objectifs, matériellement vérifiables et imputables au salarié. Les faits fautifs doivent être établis et ne peuvent être sanctionnés s'ils sont prescrits (plus de deux mois). En l'espèce, les griefs de propos injurieux et de manquement à la vigilance n'ont pas été prouvés par l'employeur, et certains étaient prescrits, de sorte que le licenciement est sans cause réelle et sérieuse.
Faits clés
- Salariée employée comme agent de sûreté aéroportuaire depuis 2011
- Mise à pied disciplinaire de 4 jours pour propos injurieux en octobre 2018
- Rappel à l'ordre en juin 2018 pour ne pas avoir signalé un individu suspect
- Licenciement pour cause réelle et sérieuse notifié le 21 novembre 2018
- Salariée en arrêt de travail pour accident du travail le 22 novembre 2018
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une cause réelle et sérieuse de licenciement ?
Mon employeur peut-il me licencier pour des propos injurieux sans preuve ?
Quel est le délai pour sanctionner un salarié après des faits fautifs ?
Puis-je obtenir des dommages-intérêts si mon licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse ?
Que faire si mon employeur me licencie pour un fait déjà sanctionné par une mise à pied ?
Le licenciement pour manquement à la vigilance est-il toujours justifié ?
Décisions liées
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement