SUR CE,
La société par actions simplifiée Elea n'a pas constitué avocat ; il sera statué par arrêt réputé contradictoire.
Sur l'irrecevabilité de l'appel de la SCI Axe Energie
L'article 1635 bis P du code général des impôts dispose :
'Il est institué un droit d'un montant de 225 € dû par les parties à l'instance d'appel lorsque la constitution d'avocat est obligatoire devant la cour d'appel. Le droit est acquitté par l'avocat postulant pour le compte de son client par voie électronique. Il n'est pas dû par la partie bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.
Le produit de ce droit est affecté au fonds d'indemnisation de la profession d'avoués près les cours d'appel.
Ce droit est perçu jusqu'au 31 décembre 2026.
Les modalités de perception et les justifications de l'acquittement de ce droit sont fixées par décret en Conseil d'Etat.' ;
L'article 963 du code de procédure civile dispose en ses alinéas 1,2 et 4 :
'Lorsque l'appel entre dans le champ d'application de l'article 1635 bis P du code général des impôts, les parties justifient, à peine d'irrecevabilité de l'appel ou des défenses selon le cas, de l'acquittement du droit prévu à cet article.
Sauf en cas de demande d'aide juridictionnelle, l'auteur de l'appel principal en justifie lors de la remise de sa déclaration d'appel et les autres parties lors de la remise de leur acte de constitution par l'apposition de timbres mobiles ou par la remise d'un justificatif lorsque le droit pour l'indemnisation de la profession d'avoué a été acquitté par voie électronique. En cas de requête conjointe, les appelants justifient de l'acquittement du droit lors de la remise de leur requête.
(...)
L'irrecevabilité est constatée d'office par le magistrat ou la formation compétents. Les parties n'ont pas qualité pour soulever cette irrecevabilité. Elles sont avisées de la décision par le greffe' ;
En l'espèce, l'appel entre dans les prévisions de l'article 1635 bis P du code général des impôts, s'agissant d'une procédure contentieuse pour laquelle la représentation des parties par un avocat est obligatoire ; par ailleurs la SCI Axe Energie ne bénéficie pas de l'aide juridictionnelle ;
La SCI Axe Energie ne justifie pas s'être acquittée du droit prévu à cet article malgré le rappel qui a été adressé à son avocat le 16 février 2026 ; son appel est donc irrecevable par application de l'article 963 précité.
Sur la demande du syndicat des copropriétaires de liquidation de l'astreinte
Le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis [Adresse 5] à [Localité 4] demande à la cour de liquider l'astreinte à l'encontre des sociétés Axe Synergie et Elea correspondant à la somme de 300 € par jour de retard X 60 = 18.000 € et ce, à son profit.
Le jugement déféré a condamné in solidum la SCI Axe Synergie et la société Elea à justifierde la bonne réalisation de ces travaux et de leur conformité aux règles de l'art par l'envoi d'un constat de bonne fin de travaux établi par l'architecte de la copropriété, le tout à leurs frais et ce, dans un délai de deux mois à compter de la signification du présent jugement puis, passé ce délai, sous astreinte provisoire de 300 euros par jour de retard pendant deux mois, à la suite de quoi le juge de l'exécution pourra liquider cette astreinte et, au besoin, fixer une nouvelle astreinte.
Contrairement à ce que soutient le syndicat des copropriétaires, le premier juge ne s'est pas réservé le pouvoir de liquider l'astreinte ; la liquidation de l'astreinte relève de la compétence exclusive du juge de l'exécution.
Il y donc lieu de déclare la cour incompétente au profit du juge de l'exécution pour liquider l'astreinte.
Sur les dépens et l'application de l'article 700 du code de procédure civile
La SCI Axe Energie doit être condamnée aux dépens d'appel, ainsi qu'à payer au syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis [Adresse 5] à Paris 12ème la somme de 2.000 € par application de l'article 700 du code de procédure civile ;