Cour d'appel, pôle 6 - chambre 8, 18 juin 2026 — n° 23/00877
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement pour faute grave d'un salarié ayant commis des attouchements sexuels sur une personne hébergée dans la structure d'accueil de nuit est-il justifié ?
Principe retenu
La faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise. En l'espèce, les faits d'attouchements sexuels commis par un agent d'accueil de nuit sur une personne hébergée constituent une violation des obligations contractuelles et rendent impossible la poursuite du contrat de travail, même pendant la période de préavis.
Faits clés
- Le salarié était agent d'accueil de nuit dans une association hébergeant des jeunes femmes vulnérables.
- Le 18 décembre 2019, il a commis des attouchements sexuels sur une jeune femme hébergée.
- Les faits ont été constatés par la victime et confirmés par une autre salariée.
- Le salarié a été licencié pour faute grave le 7 février 2020.
- Le conseil de prud'hommes avait jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une faute grave en droit du travail ?
Les attouchements sexuels sur une personne hébergée constituent-ils une faute grave ?
Quelles sont les conséquences d'un licenciement pour faute grave ?
Puis-je contester un licenciement pour faute grave ?
Qu'est-ce qu'une mise à pied conservatoire ?
Un salarié en contact avec des personnes vulnérables a-t-il des obligations particulières ?
Décisions liées
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement