Cour d'appel, pôle 6 - chambre 11, 23 juin 2026 — n° 23/00465
Synthèse de la décision
Question juridique
Les propos tenus par une salariée envers le président de la société, mettant en cause son honorabilité et relayés auprès de collègues et d'étudiants, constituent-ils une faute grave justifiant un licenciement sans préavis ni indemnités ?
Principe retenu
La faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise et justifie la rupture immédiate du contrat de travail. En l'espèce, les propos de la salariée, qui mettaient en cause l'honorabilité du président de la société de manière répétée et ont eu un impact négatif sur l'image de la société vis-à-vis de son principal client et sur les relations professionnelles, constituent une faute grave.
Faits clés
- Salariée engagée depuis 1985 en tant que formatrice
- Contexte de crise sanitaire liée à la Covid-19
- Propos tenus par la salariée mettant en cause l'honorabilité du président de la société
- Propos relayés auprès de collègues et d'étudiants
- Réaction des étudiants prêts à faire une pétition
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une faute grave en droit du travail ?
Les propos critiques envers le président de la société peuvent-ils constituer une faute grave ?
Quelle est la procédure à suivre en cas de licenciement pour faute grave ?
Puis-je être licencié pour des propos tenus dans un contexte de crise sanitaire ?
Quels sont les recours possibles contre un licenciement pour faute grave ?
Quelle est la différence entre faute grave et faute simple ?
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