Cour d'appel, pôle 6 - chambre 7, 18 juin 2026 — n° 22/08560
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement pour faute grave d'un agent de sécurité qui a envoyé un courriel à sa hiérarchie pour signaler des difficultés relationnelles est-il justifié ?
Principe retenu
La faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise. En l'espèce, l'envoi d'un unique courriel peu explicite ne constitue pas une faute grave, mais peut être une cause réelle et sérieuse de licenciement si la relation de travail est dégradée.
Faits clés
- M. [R] a été engagé comme agent de sécurité par la société [1] le 28 décembre 2012.
- Le 26 octobre 2017, il a envoyé un courriel à sa hiérarchie pour signaler une dégradation de la relation de travail.
- Il n'a pas donné suite à ce courriel et n'a pas sollicité de nouveau l'employeur jusqu'à son licenciement le 19 mars 2019.
- Le conseil de prud'hommes avait jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse et condamné l'employeur à des indemnités.
- La cour d'appel a infirmé partiellement, jugeant le licenciement fondé sur une cause réelle et sérieuse mais pas sur une faute grave.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une faute grave ?
Un seul courriel peut-il constituer une faute grave ?
Quelle est la différence entre faute grave et cause réelle et sérieuse ?
Quels sont les droits du salarié en cas de licenciement pour cause réelle et sérieuse ?
L'employeur doit-il répondre à un courriel du salarié ?
Décisions liées
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement