Cour d'appel, chambre sociale, 18 juin 2026 — n° 23/00333
Synthèse de la décision
Question juridique
Les griefs invoqués par l'employeur (harcèlement sexuel, alcoolisme, non-respect des règles, attitude déplacée, absences) sont-ils établis et suffisamment graves pour justifier un licenciement pour faute grave ?
Principe retenu
La faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise. Les griefs doivent être établis par l'employeur. En l'espèce, les attestations et courriels produits par l'employeur démontrent la réalité des faits reprochés, et leur gravité justifie le licenciement pour faute grave.
Faits clés
- M. [J] a été employé comme agent de sécurité en CDD du 25 février au 30 septembre 2020
- Affecté à la surveillance d'un camping à partir du 20 juin 2020
- Le 29 août 2020, une cliente anglaise s'est plainte de son comportement inapproprié
- Convocation à entretien préalable le 29 août 2020 avec mise à pied conservatoire
- Licenciement pour faute grave le 11 septembre 2020 pour harcèlement sexuel, alcoolisme, non-respect des règles, attitude déplacée et absences
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une faute grave ?
Quels étaient les griefs reprochés à M. [J] ?
Comment l'employeur a-t-il prouvé les griefs ?
Que s'est-il passé après le licenciement de M. [J] ?
Quels sont les recours possibles en cas de licenciement pour faute grave ?
Le harcèlement sexuel est-il toujours une faute grave ?
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