Cour d'appel, chambre sociale, 2 juillet 2026 — n° 24/01399
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement pour faute grave d'un salarié qui ne s'est pas présenté à son poste de travail à compter du 1er mars 2023 est-il justifié ?
Principe retenu
La faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise. En l'espèce, l'absence non justifiée du salarié à compter du 1er mars 2023 constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement mais non une faute grave, car l'employeur a attendu le 9 mai 2023 pour convoquer le salarié à un entretien préalable, ce qui démontre que la poursuite du contrat était possible.
Faits clés
- Monsieur [A] a été recruté le 28 mars 2022 en CDD de six mois, puis la relation s'est poursuivie en CDI.
- Il a sollicité une rupture conventionnelle le 9 janvier 2023, puis une transformation du CDI en CDD.
- Il ne s'est plus présenté sur le lieu de travail à compter du 1er mars 2023.
- L'employeur l'a convoqué à un entretien préalable le 9 mai 2023 et l'a licencié pour faute grave le 30 mai 2023.
- Le salarié a saisi le conseil de prud'hommes pour contester le licenciement et demander la requalification des CDD en CDI.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une faute grave en droit du travail ?
Mon employeur peut-il me licencier pour absence injustifiée après plusieurs mois ?
Quels sont mes droits si je suis licencié pour faute grave ?
Comment contester un licenciement pour faute grave ?
Puis-je obtenir un rappel de salaire si mon contrat est requalifié en temps plein ?
Quelle est la différence entre faute grave et cause réelle et sérieuse ?
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