Cour d'appel, chambre sociale 4-5, 18 juin 2026 — n° 24/01563
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement pour faute d'une salariée qui ne reprend pas son poste à l'issue d'un congé sans solde prolongé est-il fondé sur une cause réelle et sérieuse ?
Principe retenu
Le défaut de reprise du travail à l'issue d'un congé sans solde, malgré des mises en demeure de l'employeur, constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement pour faute, dès lors que l'employeur a informé la salariée des conditions de reprise en temps utile et que celle-ci n'a pas justifié de son absence.
Faits clés
- Salariée engagée en CDI depuis 2001 en tant qu'ingénieur cadre
- Congé sans solde sollicité pour suivre son mari expatrié aux États-Unis, du 1er juillet 2015 au 30 avril 2020, prolongé jusqu'au 2 mai 2021
- Salariée n'a pas repris son poste le 3 mai 2021
- Employeur a adressé deux mises en demeure les 18 mai et 3 juin 2021
- Licenciement pour faute avec préavis notifié le 19 juillet 2021 après entretien préalable
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un licenciement pour faute ?
Puis-je être licencié si je ne reprends pas mon travail après un congé sans solde ?
Quels sont les recours en cas de licenciement pour absence injustifiée ?
L'employeur doit-il proposer un plan de rupture conventionnelle avant de licencier ?
Qu'est-ce qu'une mise en demeure dans le cadre d'un licenciement ?
Le fait d'être expatrié avec son conjoint justifie-t-il une absence prolongée ?
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