Cour d'appel, pôle 6 - chambre 9, 25 juin 2026 — n° 23/04247
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement économique d'une salariée cadre, responsable service clientèle dans un salon d'aéroport, est-il dépourvu de cause réelle et sérieuse en raison du non-respect de l'obligation de reclassement et de l'absence de suppression d'emploi ?
Principe retenu
L'employeur doit justifier de l'impossibilité de reclassement du salarié avant tout licenciement économique, en recherchant toutes les possibilités de reclassement au sein de l'entreprise et du groupe, y compris à l'étranger. Le non-respect de cette obligation prive le licenciement de cause réelle et sérieuse. Par ailleurs, la dissimulation d'emploi salarié est caractérisée lorsque l'employeur mentionne intentionnellement un nombre d'heures inférieur à celui réellement effectué.
Faits clés
- Salariée embauchée en 2012, devenue cadre responsable service clientèle en 2017
- Fermeture du salon d'aéroport où elle travaillait en septembre 2020
- Licenciement économique prononcé le 18 décembre 2020
- Employeur n'a pas justifié de recherches de reclassement sérieuses
- Bulletins de paie mentionnaient 151,67 heures par mois alors que la salariée travaillait 169 heures par mois
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'obligation de reclassement dans le cadre d'un licenciement économique ?
Que faire si mon employeur ne me propose aucun reclassement avant mon licenciement économique ?
Qu'est-ce que le travail dissimulé et comment est-il sanctionné ?
Puis-je prétendre à un rappel de salaire si mon employeur ne respecte pas les minima conventionnels ?
Quels sont les critères pour qu'un licenciement économique soit considéré comme sans cause réelle et sérieuse ?
L'employeur doit-il proposer un reclassement à l'étranger ?
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