Cour d'appel, pôle 1 - chambre 2, 25 juin 2026 — n° 25/15785
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge des référés peut-il ordonner une expertise pour constater des troubles anormaux de voisinage en l'absence de démonstration d'un motif légitime ?
Principe retenu
L'article 145 du code de procédure civile permet d'ordonner une mesure d'instruction in futurum à condition que le demandeur justifie d'un motif légitime, c'est-à-dire d'un intérêt juridique suffisant et d'un fait crédible et pertinent. En l'espèce, les époux T. n'ont pas démontré l'existence de troubles anormaux de voisinage, ni fourni d'éléments suffisants pour établir un motif légitime.
Faits clés
- Les époux T. habitent en face d'un immeuble en réhabilitation par la société Vinci.
- Ils se plaignent de troubles anormaux de voisinage (bruit, poussière, vibrations) depuis le début des travaux.
- Ils ont assigné la société Vinci en référé pour obtenir une expertise judiciaire.
- Le juge des référés a rejeté leur demande faute de motif légitime.
- Les époux T. ont interjeté appel uniquement sur les frais irrépétibles et dépens.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un motif légitime pour obtenir une expertise judiciaire en référé ?
Puis-je faire appel d'une ordonnance de référé qui rejette ma demande d'expertise ?
Quels sont les frais à payer si ma demande d'expertise est rejetée ?
Les nuisances de chantier (bruit, poussière) sont-elles toujours considérées comme des troubles anormaux de voisinage ?
Quelle est la différence entre une expertise amiable et une expertise judiciaire ?
Que faire si mon voisin refuse de faire cesser les nuisances de ses travaux ?
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