Cour d'appel, 5ème chambre sociale ph, 23 juin 2026 — n° 25/00834
Synthèse de la décision
Question juridique
Le refus d'un salarié de se conformer à une clause de mobilité contractuelle et l'absence non justifiée subséquente constituent-ils une faute grave justifiant un licenciement sans préavis ni indemnités ?
Principe retenu
Le refus persistant d'un salarié d'exécuter une clause de mobilité claire et opposable de son contrat de travail, suivi d'une absence non justifiée, constitue une faute grave rendant impossible le maintien du contrat de travail, même pendant la période de préavis.
Faits clés
- Salarié engagé en CDI comme employé multitechnique, clause de mobilité incluse
- Employeur notifie une nouvelle affectation au siège social suite à la résiliation d'un marché
- Salarié refuse la nouvelle affectation et ne se présente pas à son poste le 1er octobre 2022
- Employeur adresse une mise en demeure le 5 octobre 2022, restée sans effet
- Salarié ne justifie pas son absence et ne reprend pas le travail
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une clause de mobilité ?
Puis-je refuser une mutation si mon contrat contient une clause de mobilité ?
Qu'est-ce qu'une faute grave ?
Mon employeur peut-il me licencier pour absence non justifiée après un refus de mutation ?
Quelles sont les conséquences d'un licenciement pour faute grave ?
Que faire si je reçois une mise en demeure de mon employeur ?
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