Cour d'appel, 1ère chambre civile, 25 juin 2026 — n° 25/05622
Synthèse de la décision
Question juridique
Le rejet d'une demande d'expertise judiciaire fondée sur l'article 145 du code de procédure civile est-il justifié lorsque les preuves produites (constats de commissaire de justice, attestations) sont suffisantes pour décrire les désordres et évaluer les préjudices ?
Principe retenu
Une mesure d'instruction in futurum (expertise) n'est pas nécessaire lorsque la partie demanderesse dispose déjà de preuves suffisantes pour établir les faits et évaluer ses préjudices. L'article 145 du code de procédure civile exige un motif légitime, lequel fait défaut si les éléments produits permettent déjà de trancher le litige.
Faits clés
- Mme [H] est propriétaire d'un appartement au 4e étage de la résidence [I].
- Elle subit des infiltrations d'eau pluviale depuis octobre 2023.
- Elle a produit deux constats de commissaire de justice (12 juillet 2024 et 6 octobre 2025) et des attestations de témoins.
- Le juge des référés a rejeté sa demande d'expertise le 17 novembre 2025.
- La cour d'appel a confirmé ce rejet le 28 mai 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une expertise judiciaire fondée sur l'article 145 du code de procédure civile ?
Pourquoi ma demande d'expertise a-t-elle été rejetée alors que j'ai des infiltrations ?
Puis-je faire appel d'un refus d'expertise en référé ?
Quels sont les frais à prévoir si je perds en appel sur une demande d'expertise ?
Les constats d'huissier sont-ils suffisants pour prouver des infiltrations ?
Qu'est-ce qu'un motif légitime pour obtenir une expertise ?
Décisions liées
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement