Cour d'appel, chambre sociale-section 1, 3 juillet 2026 — n° 23/00795
Synthèse de la décision
Question juridique
Le licenciement pour inaptitude d'origine non professionnelle est-il dépourvu de cause réelle et sérieuse lorsque l'employeur n'a pas respecté son obligation de reclassement en ne consultant pas les délégués du personnel et en ne recherchant pas sérieusement un reclassement ?
Principe retenu
L'employeur doit respecter l'obligation de reclassement prévue à l'article L. 1226-2 du code du travail avant de licencier un salarié déclaré inapte. Le non-respect de cette obligation prive le licenciement de cause réelle et sérieuse. L'avis d'inaptitude du médecin du travail ne dispense pas l'employeur de consulter les délégués du personnel et de rechercher des postes de reclassement adaptés.
Faits clés
- Mme [K] [Z] a été engagée par la Fondation [R] [S] en qualité d'éducatrice spécialisée à compter du 1er septembre 2004.
- Elle a été placée en arrêt de travail à compter du 1er mars 2020 pour syndrome anxio-dépressif.
- Le 8 mars 2021, le médecin du travail a déclaré Mme [Z] inapte à son poste, avec mention que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi.
- L'employeur n'a pas consulté les délégués du personnel avant de procéder au licenciement.
- L'employeur n'a pas proposé de poste de reclassement à la salariée.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Mon employeur peut-il me licencier pour inaptitude sans me proposer de reclassement ?
Que faire si mon employeur ne consulte pas les délégués du personnel avant mon licenciement pour inaptitude ?
L'avis d'inaptitude du médecin du travail dispense-t-il l'employeur de toute recherche de reclassement ?
Quels sont les recours en cas de licenciement pour inaptitude sans cause réelle et sérieuse ?
Le syndrome anxio-dépressif peut-il justifier une inaptitude au travail ?
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