Cour d'appel, pôle 6 - chambre 8, 9 juillet 2026 — n° 22/09294
Synthèse de la décision
Question juridique
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par la salariée, invoquant un harcèlement sexuel, doit-elle produire les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse ou d'une démission ?
Principe retenu
La prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié ne produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse que si les faits invoqués par le salarié constituent un manquement suffisamment grave de l'employeur empêchant la poursuite du contrat de travail. À défaut, elle produit les effets d'une démission. En l'espèce, la cour a jugé que les manquements allégués (harcèlement sexuel) n'étaient pas établis, mais a infirmé le jugement sur le rappel de prime.
Faits clés
- Contrat initiative emploi du 21 août 2017 au 4 mai 2018, puis CDI à compter du 14 janvier 2019
- Poste de téléprospectrice puis assistante de recrutement, statut ETAM, coefficient 220
- Dénonciation d'un harcèlement sexuel le 22 juillet 2019, plainte pénale déposée le même jour
- Arrêt maladie puis accident du travail du 23 juillet au 2 août 2019
- Prise d'acte de la rupture par lettre du 23 août 2019
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une prise d'acte de la rupture du contrat de travail ?
Quels sont les effets d'une prise d'acte si le harcèlement sexuel n'est pas établi ?
Puis-je obtenir un rappel de prime si je n'ai pas été payée pendant mon arrêt maladie ?
Comment prouver un harcèlement sexuel pour justifier une prise d'acte ?
Quelle est la différence entre une prise d'acte et une démission ?
Que se passe-t-il si la prise d'acte est requalifiée en démission ?
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