Bonjour,
je suis gérante d'une SCI à l'IS avec option de TVA, que je souhaite liquider.
Mais la SCI est propriétaire de bureaux que nous ne parvenons pas à vendre.
Je suis personnellement caution de cette SCI.
je viens de recevoir un recommandé indiquant les 3 dernières échéances impayées.
Que dois je faire?
Bonjour,
Votre situation est critique car elle mêle les difficultés de la société (la SCI) et votre patrimoine personnel en raison de votre engagement de caution. Le fait que la SCI ne puisse plus payer ses échéances et ne parvienne pas à vendre son actif (les bureaux) caractérise un état de **cessation des paiements**.
Voici l'analyse stratégique de votre situation et les démarches à entreprendre immédiatement.
## 1. Le constat de l'état de cessation des paiements
La SCI est dans l'impossibilité de faire face à son passif exigible (les 3 échéances impayées) avec son actif disponible (sa trésorerie). Ce point juridique doit être confirmé par une source officielle plus explicite avant de pouvoir être affirmé avec une référence précise.
**Le risque :** Si vous ne déclarez pas la cessation des paiements alors que vous avez connaissance de l'impasse financière, vous engagez votre responsabilité de gérante pour "faute de gestion" (insuffisance d'actif).
## 2. La stratégie du Redressement Judiciaire (Protection de la caution)
Plutôt qu'une liquidation amiable (impossible car vous avez des dettes), vous devriez envisager une procédure de **redressement judiciaire**.
* **L'avantage pour la SCI :** Le jugement d'ouverture gèle les dettes antérieures. Cela vous donne du temps (la période d'observation) pour vendre les bureaux sans la pression des saisies bancaires.
* **L'avantage CRUCIAL pour vous (la caution) :** En cas de redressement judiciaire, les poursuites contre les cautions personnes physiques sont suspendues pendant toute la durée de la période d'observation. Cela vous protège personnellement pendant que la SCI cherche une solution.
## 3. L'anticipation de la réaction de la banque (Le "Coup d'après")
La banque va probablement prononcer la **déchéance du terme**, c'est-à-dire exiger le remboursement immédiat de la *totalité* du prêt, et non plus seulement des 3 échéances.
* **Leur argument :** Ils invoqueront votre défaillance pour actionner votre caution.
* **Votre défense :** En tant que caution, vous disposez de moyens de défense. [Article 2298 du Code civil](/articles/code-civil/2298) [Article 2298 du Code civil](/articles/code-civil/2298) précise que vous pouvez opposer au créancier les exceptions inhérentes à la dette.
* **Le bénéfice de discussion :** Si vous n'êtes pas caution "solidaire", vous pourriez exiger que la banque saisisse et vende d'abord les bureaux de la SCI avant de s'attaquer à vos comptes personnels, en vertu de [Article 2305 du Code civil](/articles/code-civil/2305) [Article 2305 du Code civil](/articles/code-civil/2305). *Attention : la plupart des contrats bancaires incluent une clause de solidarité qui annule ce droit.*
## 4. Plan d'action immédiat
1. **Répondre au recommandé :** Ne restez pas silencieuse. Répondez par écrit en indiquant que vous mettez tout en œuvre pour vendre le bien (joignez les mandats de vente récents) et que vous étudiez les options de restructuration de la dette. Cela prouve votre bonne foi.
2. **Préparer le "Dépôt de bilan" :** Rassemblez les documents comptables. Si la vente est proche, une procédure de **Conciliation** (amiable et confidentielle) est possible. Si l'impasse est totale, visez le **Redressement Judiciaire**.
3. **Vérifier votre acte de caution :** Relisez votre engagement. Vérifiez s'il comporte une mention manuscrite conforme, s'il est limité dans le temps et dans son montant. Une erreur de formalisme pourrait annuler votre engagement.
**Évaluation du risque :** Le plus grand risque est l'immobilisme. Si la banque engage une procédure de saisie immobilière sur les bureaux, le bien sera vendu aux enchères à un prix bien inférieur au marché, laissant un reliquat de dette important que vous devrez payer personnellement.
Je peux, si vous le souhaitez, vous lister les pièces précises à réunir pour préparer une déclaration de cessation des paiements ou vous aider à rédiger un courrier de réponse stratégique à la banque. Que préférez-vous ?
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Sources officielles Légifrance
📄 Article L631-1 du Code de commerce
Il est institué une procédure de redressement judiciaire ouverte à tout débiteur mentionné aux articles L. 631-2 ou L. 631-3 qui, dans l'impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible, est en cessation des paiements. Le débiteur qui établit que les réserves de crédit ou les moratoires dont il bénéficie de la part de ses créanciers lui permettent de faire face au passif exigible avec son actif disponible n'est pas en cessation des paiements. Cette condition s'apprécie, s'il y a lieu, pour le seul patrimoine engagé par l'activité ou les activités professionnelles. La procédure de redressement judiciaire est destinée à permettre la poursuite de l'activité de l'entreprise, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif. Elle donne lieu à un plan arrêté par jugement à l'issue d'une période d'observation et, le cas échéant, à la constitution de classes de parties affectées, conformément aux dispositions des articles L. 626-29 et L. 626-30 . La demande prévue au quatrième alinéa de l'article L. 626-29 peut être formée par le débiteur ou l'administrateur judiciaire.
📄 Article 2298 du Code civil
La caution peut opposer au créancier toutes les exceptions, personnelles ou inhérentes à la dette, qui appartiennent au débiteur, sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de l'article 2293. Toutefois la caution ne peut se prévaloir des mesures légales ou judiciaires dont bénéficie le débiteur en conséquence de sa défaillance, sauf disposition spéciale contraire.
📄 Article 2305 du Code civil
Le bénéfice de discussion permet à la caution d'obliger le créancier à poursuivre d'abord le débiteur principal. Ne peut se prévaloir de ce bénéfice ni la caution tenue solidairement avec le débiteur, ni celle qui a renoncé à ce bénéfice, non plus que la caution judiciaire.
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Voici la proposition de financement qui a été faite en 2025 à la banque.
En tant qu'associé et caution, j'ai demandé à refinancer les bureaux en prêt immobilier à mon nom seul
L'analyse du projet rédigé par Maître BESSAT en novembre 2025 montre que vous avez déjà exploré des solutions structurées pour sortir de l'impasse. Ce point juridique doit être confirmé par une source officielle plus explicite avant de pouvoir être affirmé avec une référence précise.
Cependant, le fait que vous receviez aujourd'hui (juillet 2026) un recommandé pour 3 échéances impayées indique que ce projet de 2025 n'a pas encore été finalisé ou qu'il rencontre un blocage.
Voici l'analyse stratégique de votre projet de rachat au regard de votre situation actuelle :
## 1. Analyse des deux options notariales
Le notaire vous proposait deux voies pour que vous deveniez seule propriétaire et seule débitrice :
* **Option 1 : La vente directe (SCI vers vous) :** C'est la plus simple juridiquement mais la plus coûteuse (environ **24 400 €** de frais). Elle nécessite que vous obteniez un nouveau prêt personnel de 260 000 € pour rembourser celui de la SCI.
* **Option 2 : La dissolution-partage (Recommandée) :** Elle est beaucoup moins onéreuse (environ **10 000 €** de frais). La SCI est dissoute, et le bien vous est attribué avec le passif (le prêt).
* *Le point de blocage probable :* Cette option nécessite l'**accord exprès de la banque** pour transférer la dette de la SCI sur votre tête personnellement.
## 2. Pourquoi la banque peut-elle bloquer ? (Le "Coup d'après")
Si la banque n'a pas encore validé votre demande de refinancement soumise en 2025, c'est probablement pour l'une des raisons suivantes :
1. **Le ratio d'endettement :** La banque analyse votre capacité de remboursement personnelle. Avec un prêt de 260 000 € plus un crédit conso de 54 000 € (prévu dans le plan), votre endettement peut dépasser les seuils admis.
2. **La nature du prêt :** Vous demandez un "prêt immobilier" (souvent associé à l'habitation), mais le bien est constitué de "bureaux". Les banques appliquent des conditions plus strictes (durée plus courte, taux plus élevé) sur l'immobilier professionnel.
3. **La valorisation :** Le projet se base sur une valeur de 310 000 €. Si la banque estime que les bureaux valent moins aujourd'hui (puisqu'ils ne se vendent pas), elle peut juger sa garantie insuffisante.
## 3. Risques et points de vigilance
* **Responsabilité de la gérante :** En reprenant le bien à un prix fixé (310 000 €), assurez-vous que ce prix correspond au marché. Si vous rachetez le bien "trop peu cher" pour vider la SCI de son actif, vous pourriez être poursuivie pour faute de gestion envers les tiers ou l'administration fiscale [Article L223-22 du Code de commerce](/articles/code-de-commerce/L223-22).
* **Information de la caution :** Vérifiez si la banque vous a bien envoyé l'information annuelle obligatoire avant le 31 mars 2026 [Article 2302 du Code civil](/articles/code-civil/2302). Si elle a oublié, elle perd le droit de vous réclamer les intérêts et pénalités de retard.
## 4. Stratégie de négociation immédiate
Face au recommandé des 3 impayés, vous devez agir sur deux fronts :
1. Ce point juridique doit être confirmé par une source officielle plus explicite avant de pouvoir être affirmé avec une référence précise. Un juge peut vous accorder jusqu'à 2 ans de délai si vous prouvez que l'opération est en cours.
2. **L'argument du "moindre mal" :** Expliquez à la banque qu'une procédure de saisie immobilière sur des bureaux invendus sera longue, coûteuse et aléatoire pour elle. Le transfert de la dette sur votre tête (avec vos revenus personnels en garantie directe) est une meilleure sécurité pour eux qu'une SCI en faillite.
**La charge de la preuve :** Pour débloquer la situation, vous devez impérativement fournir à la banque un **accord de principe de financement** à votre nom personnel ou une simulation d'endettement validée par un courtier. Sans cela, ils ne valideront pas l'option 2 (dissolution-partage).
Souhaitez-vous que je rédige une lettre de réponse à la banque pour lier votre projet de reprise personnelle aux 3 échéances impayées afin de solliciter un gel des poursuites ?
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 2288 du Code civil
Le cautionnement est le contrat par lequel une caution s'oblige envers le créancier à payer la dette du débiteur en cas de défaillance de celui-ci. Il peut être souscrit à la demande du débiteur principal ou sans demande de sa part et même à son insu.
📄 Article 2302 du Code civil
Le créancier professionnel est tenu, avant le 31 mars de chaque année et à ses frais, de faire connaître à toute caution personne physique le montant du principal de la dette, des intérêts et autres accessoires restant dus au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation garantie, sous peine de déchéance de la garantie des intérêts et pénalités échus depuis la date de la précédente information et jusqu'à celle de la communication de la nouvelle information. Dans les rapports entre le créancier et la caution, les paiements effectués par le débiteur pendant cette période sont imputés prioritairement sur le principal de la dette. Le créancier professionnel est tenu, à ses frais et sous la même sanction, de rappeler à la caution personne physique le terme de son engagement ou, si le cautionnement est à durée indéterminée, sa faculté de résiliation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle-ci peut être exercée. Le présent article est également applicable au cautionnement souscrit par une personne morale envers un établissement de crédit ou une société de financement en garantie d'un concours financier accordée à une entreprise.
📄 Article L223-22 du Code de commerce
Les gérants sont responsables, individuellement ou solidairement, selon le cas, envers la société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés à responsabilité limitée, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion. Si plusieurs gérants ont coopéré aux mêmes faits, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la réparation du dommage. Outre l'action en réparation du préjudice subi personnellement, les associés peuvent, soit individuellement, soit en se groupant dans les conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, intenter l'action sociale en responsabilité contre les gérants. Les demandeurs sont habilités à poursuivre la réparation de l'entier préjudice subi par la société à laquelle, le cas échéant, les dommages-intérêts sont alloués. Est réputée non écrite toute clause des statuts ayant pour effet de subordonner l'exercice de l'action sociale à l'avis préalable ou à l'autorisation de l'assemblée, ou qui comporterait par avance renonciation à l'exercice de cette action. Aucune décision de l'assemblée ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les gérants pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat.
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voici la solution que la banque a refusé
Le refus opposé par la banque au projet de refinancement de 2025 change la donne juridique et financière. Cela explique pourquoi la banque exige aujourd'hui le paiement des 3 échéances impayées et s'apprête à passer à l'offensive.
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## 1. Portée juridique du refus de la banque
En droit bancaire français, la banque bénéficie du **principe de la liberté contractuelle**.
Même si un notaire ou un courtier a formalisé une proposition solide en 2025, un accord de principe préalable sous réserves n'engageait pas définitivement la banque à émettre une offre *(Sources complémentaires — recherche web : [Cass. com., 10 janv. 2012, n° 10-26.149](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000025148083))*.
**Conséquence immédiate :** La SCI reste seule débitrice principale du prêt initial, et vous restez engagée en qualité de caution personnelle.
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## 2. Le "Coup d'après" : La stratégie de la banque et vos ripostes
Maintenant que la piste du refinancement amiable à votre nom est fermée par la banque, voici la trajectoire qu'elle va suivre et la manière dont vous devez y faire face :
### Étape A : Prononcé de la déchéance du terme
Après le recommandé constatant les 3 impayés, la banque va prononcer la **déchéance du terme**. Le prêt de la SCI deviendra intégralement exigible immédiatement (capital restant dû + échéances en retard + pénalités).
### Étape B : Actionnement de votre caution personnelle
La banque va vous adresser une mise en demeure personnelle en qualité de caution.
* **Ce que la banque va faire :** Elle tentera d'obtenir un titre exécutoire pour saisir vos comptes personnels, vos revenus ou d'autres biens personnels.
* **Comment contrer :**
1. **Vérifier le devoir d'information annuelle :** La banque avait l'obligation légale d'informer la caution avant le 31 mars de chaque année du montant du capital restant dû, des intérêts et des frais. Si la banque a omis cette formalité pour 2026, elle est déchue du droit aux intérêts et pénalités échus depuis la précédente information.
2. **Vérifier la disproportion du cautionnement :** Si, lors de la signature initiale du cautionnement, le montant garanti était manifestement disproportionné par rapport à vos revenus et votre patrimoine personnel de l'époque, l'engagement de caution ne peut pas être exécuté sur votre patrimoine.
### Étape C : Saisie immobilière des bureaux
Faute de paiement, la banque engagera un commandement de payer valant saisie immobilière sur les bureaux.
* **Le risque majeurs :** En vente aux enchères judiciaires, le bien risque d'être adjugé à un prix bien inférieur aux 310 000 € estimés, ce qui laissera un solde de dette important que la banque vous réclamera personnellement.
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## 3. La charge de la preuve (Ce que vous devez réunir)
Pour contester la créance de la banque ou suspendre ses poursuites, vous devez rassembler immédiatement :
1. **L'acte de prêt d'origine et l'acte de cautionnement :** Pour vérifier les clauses, les formalités manuscrites et la proportionnalité.
2. **Les courriers d'information annuelle de la caution :** Notamment celui qui aurait dû vous être adressé début 2026.
3. **Les éléments justifiant des mandats de vente actuels :** Preuve que les bureaux sont sur le marché à un prix cohérent.
4. **L'historique des échanges de 2025 avec le notaire et la banque :** Pour établir votre bonne foi dans l'exécution des contrats [Article 1104 du Code civil](/articles/code-civil/1104).
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## 4. Plan d'action stratégique et opérationnel
### Étape 1 : Bloquer l'escalade contentieuse (Sous 8 jours)
Répondez formellement au recommandé reçu en juillet 2026 :
* Prenez acte du refus de la solution de refinancement proposé en 2025.
* Invoquez votre bonne foi et le fait que le bien est activement proposé à la vente.
* Sollicitez un **rééchelonnement temporaire** ou une suspension de l'exigibilité le temps de finaliser une vente ou d'engager une procédure de protection.
### Étape 2 : Activer la protection du Redressement Judiciaire pour la SCI
Puisque la banque refuse la restructuration amiable et que la SCI est en cessation des paiements, le dépôt d'une déclaration de cessation des paiements (DCP) auprès du Tribunal de commerce compétent est la seule voie légale pour :
1. **Geler immédiatement les poursuites bancaires** et suspendre la déchéance du terme.
2. **Suspendre les poursuites contre vous en tant que caution personne physique** pendant toute la période d'observation.
3. **Organiser la vente des bureaux à leur juste valeur de marché** sous le contrôle du juge-commissaire (ce qui évite le bradage aux enchères).
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Si vous le souhaitez, je peux rédiger dès maintenant un projet de courrier de réponse ferme et stratégique à adresser à la banque pour gel des poursuites et contestation préalable.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article L313-25 du Code de la consommation
L'offre mentionnée à l'article L. 313-24 : 1° Mentionne l'identité des parties et éventuellement des cautions déclarées ; 2° Précise la nature, l'objet, les modalités du prêt, notamment celles qui sont relatives aux dates et conditions de mise à disposition des fonds ; 3° Pour les offres de prêts dont le taux d'intérêt est fixe, comprend un échéancier des amortissements détaillant pour chaque échéance la répartition du remboursement entre le capital et les intérêts ; 4° Pour les offres de prêts dont le taux d'intérêt est variable, ou révisable, est accompagnée d'une notice présentant les conditions et modalités de variation du taux d'intérêt et d'un document d'information contenant une simulation de l'impact d'une variation de ce taux sur les mensualités, la durée du prêt et le coût total du crédit. Cette simulation ne constitue pas un engagement du prêteur à l'égard de l'emprunteur quant à l'évolution effective des taux d'intérêt pendant le prêt et à son impact sur les mensualités, la durée du prêt et le coût total du crédit. Le document d'information mentionne le caractère indicatif de la simulation et l'absence de responsabilité du prêteur quant à l'évolution effective des taux d'intérêt pendant le prêt et à son impact sur les mensualités, la durée du prêt et le coût total du crédit ; 5° Indique, outre le montant du crédit susceptible d'être consenti et, le cas échéant, celui de ses fractions périodiquement disponibles, son coût total, son taux défini conformément aux articles L. 314-1 à L. 314-4 ainsi que, s'il y a lieu, les modalités de l'indexation ; 6° Enonce, en donnant une évaluation de leur coût, les stipulations, les assurances et les sûretés réelles ou personnelles exigées, qui conditionnent la conclusion du prêt ; 7° Mentionne que l'emprunteur peut souscrire auprès de l'assureur de son choix une assurance dans les conditions fixées aux articles L. 313-29 et L. 313-30 et précise les documents que doit contenir la demande de substitution ; 8° Fait état des conditions requises pour un transfert éventuel du prêt à une tierce personne ; 9° Rappelle les dispositions de l'article L. 313-34. Le cas échéant, l'information relative aux différents contrats de crédit composant une opération de financement peut figurer dans l'offre.
📄 Article L313-42 du Code de la consommation
Lorsque l'acte mentionné à l'article L. 313-40 indique que le prix sera payé sans l'aide d'un ou plusieurs prêts, cet acte porte, de la main de l'acquéreur, une mention par laquelle celui-ci reconnaît avoir été informé que s'il recourt néanmoins à un prêt il ne peut se prévaloir des dispositions du présent chapitre. En l'absence de l'indication prescrite à l'article L. 313-40 ou si la mention exigée au premier alinéa manque ou n'est pas de la main de l'acquéreur et si un prêt est néanmoins demandé, le contrat est considéré comme conclu sous la condition suspensive prévue à l'article L. 313-41 .
📄 Article 1103 du Code civil
Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.
📄 Article 1104 du Code civil
Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi. Cette disposition est d'ordre public.
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