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Insertion d'une fiche interne sur la conjointe militaire en procédure disciplinaire Droit administratif

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dans le cadre d'une procédure gendarmerie disciplinaire concernant un militaire, comment expliquer qu'une fiche interne concernant sa conjointe également militaire soit inséré alors que cette dernière est soumise au regime des militaires avec l'identité protégée
## Principe L’insertion d’une fiche interne concernant la conjointe, elle-même militaire, n’est pas automatiquement irrégulière. Elle doit toutefois répondre à trois conditions : 1. **un lien direct avec les faits disciplinaires reprochés** au militaire poursuivi ; 2. **une nécessité et une proportionnalité** de la communication de cette fiche ; 3. **la protection des informations confidentielles** concernant la conjointe, notamment son identité protégée, ses fonctions, son affectation ou des informations opérationnelles. Le régime de confidentialité applicable aux militaires impose une obligation de discrétion pour les faits, informations ou documents connus dans l’exercice des fonctions, et permet de restreindre la communication d’informations pour protéger les militaires et les activités militaires : [Article L4121-2 du Code de la défense](/articles/code-de-la-defense/L4121-2) [Article L4121-2 du Code de la défense](/articles/code-de-la-defense/L4121-2). ## Argument de contestation Vous pouvez soutenir que : > La fiche concernant la conjointe constitue une pièce distincte, relative à une tierce personne, dont l’insertion au dossier disciplinaire n’est admissible que si l’administration démontre son utilité concrète pour établir les faits reprochés. À défaut, cette production porte une atteinte disproportionnée à la confidentialité attachée à son statut militaire et à sa vie privée. Les mentions étrangères aux griefs doivent être occultées ou la pièce écartée. L’administration devra normalement expliquer : - pourquoi cette fiche est versée au dossier ; - quel fait précis elle entend démontrer ; - pourquoi les informations concernant la conjointe sont nécessaires ; - pourquoi une version anonymisée ou expurgée ne suffirait pas. La divulgation non autorisée de données personnelles à une personne qui n’a pas qualité pour les recevoir peut, selon les circonstances, relever de [Article 226-22 du Code pénal](/articles/code-penal/226-22) [Article 226-22 du Code pénal](/articles/code-penal/226-22). ## Point important sur l’identité protégée L’« identité protégée » ne signifie pas nécessairement que toute mention est absolument interdite dans une procédure interne. En revanche, elle impose à l’autorité une vigilance renforcée : accès limité, occultation des données sensibles, absence de diffusion inutile et conservation sécurisée. Si la fiche a été communiquée au militaire poursuivi sans masquer l’identité ou les informations sensibles de sa conjointe, il est possible d’invoquer : - une atteinte à la confidentialité ; - une violation du principe de nécessité et de proportionnalité ; - une atteinte aux droits de la tierce personne ; - éventuellement une irrégularité de la procédure si la pièce a influencé la décision disciplinaire. Une décision individuelle prise en considération de la personne doit en principe respecter une procédure contradictoire préalable : [Article L121-1 du Code des relations entre le public et l'administration](/articles/code-des-relations-entre-le-public-et-l-administration/L121-1) [Article L121-1 du Code des relations entre le public et l'administration](/articles/code-des-relations-entre-le-public-et-l-administration/L121-1). ## Démarche conseillée Demandez rapidement, par écrit : 1. le fondement du versement de la fiche ; 2. son lien exact avec les griefs ; 3. la communication de la version intégrale du dossier ; 4. le retrait de la fiche ou, à défaut, sa communication sous forme occultée ; 5. la confirmation de l’identité des personnes ayant eu accès à cette pièce. Il faut conserver la preuve de la demande et du refus éventuel. L’argument sera plus solide si la fiche contient des informations sur l’affectation, la mission, le domicile, la situation familiale ou l’identité opérationnelle de la conjointe sans rapport direct avec les faits reprochés.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L4121-2 du Code de la défense

Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu'en dehors du service et avec la réserve exigée par l'état militaire. Cette règle s'applique à tous les moyens d'expression. Elle ne fait pas obstacle au libre exercice des cultes dans les enceintes militaires et à bord des bâtiments de la flotte. Indépendamment des dispositions du code pénal relatives à la violation du secret de la défense nationale et du secret professionnel, les militaires doivent faire preuve de discrétion pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. En dehors des cas expressément prévus par la loi, les militaires ne peuvent être déliés de cette obligation que par décision expresse de l'autorité dont ils dépendent. L'usage de moyens de communication et d'information, quels qu'ils soient, peut être restreint ou interdit pour assurer la protection des militaires en opération, l'exécution de leur mission ou la sécurité des activités militaires.

📄 Article 226-22 du Code pénal

Le fait, par toute personne qui a recueilli, à l'occasion de leur enregistrement, de leur classement, de leur transmission ou d'une autre forme de traitement, des données à caractère personnel dont la divulgation aurait pour effet de porter atteinte à la considération de l'intéressé ou à l'intimité de sa vie privée, de porter, sans autorisation de l'intéressé, ces données à la connaissance d'un tiers qui n'a pas qualité pour les recevoir est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. La divulgation prévue à l'alinéa précédent est punie de trois ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende lorsqu'elle a été commise par imprudence ou négligence. Dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, la poursuite ne peut être exercée que sur plainte de la victime, de son représentant légal ou de ses ayants droit.

📄 Article L121-1 du Code des relations entre le public et l'administration

Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 , ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable.
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toujours dans la procédure disciplinaire des éléments de la procédure judiciaire ont été annexés notamment une planche photos de la conjointe du militaire qui n'est pas victime mais l'utilité s'avère inutile
Je corrige : la conjointe **n’est pas victime** ; une **planche photographique la concernant**, issue de la procédure judiciaire, a été annexée au dossier disciplinaire, alors que son utilité paraît inexistante. ## Analyse Cette pièce peut être contestée si l’administration ne démontre pas son **lien concret avec les faits disciplinaires** reprochés. Le fait qu’elle provienne d’une procédure judiciaire ne suffit pas, à lui seul, à justifier son annexion au dossier disciplinaire. Vous pouvez soutenir que : - la conjointe est une **tierce personne** à la procédure disciplinaire ; - elle n’est pas victime et les photographies ne semblent établir aucun fait imputable au militaire poursuivi ; - la pièce est donc dépourvue d’utilité disciplinaire identifiable ; - sa présence expose inutilement une militaire bénéficiant d’une identité protégée ; - la pièce porte atteinte au respect de sa vie privée, protégé par [Article 9 du Code civil](/articles/code-civil/9)[Article 9 du Code civil](/articles/code-civil/9). Les éléments d’une enquête ou d’une instruction sont en principe couverts par le secret de la procédure, sous réserve des exceptions légales et des droits de la défense : [Article 11 du Code de procédure pénale](/articles/code-de-procedure-penale/11)[Article 11 du Code de procédure pénale](/articles/code-de-procedure-penale/11). ## Formulation possible > La planche photographique concernant la conjointe du militaire, qui n’est pas victime dans la procédure judiciaire, a été annexée au dossier disciplinaire sans que son utilité au regard des griefs reprochés soit établie. Cette pièce concerne une tierce personne soumise au régime de l’identité protégée et paraît étrangère à la manifestation de la vérité disciplinaire. Il est demandé à l’administration de préciser le fait précis que cette pièce entend démontrer et, à défaut, de procéder à son retrait ou à son occultation complète. Il faut demander par écrit que la pièce soit **retirée**, ou à tout le moins que ses photographies et données identifiantes soient occultées. L’administration pourrait toutefois soutenir que ces images sont nécessaires pour établir le contexte des faits ; il faudra donc vérifier si elles sont effectivement citées dans les griefs ou dans la décision disciplinaire.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 11 du Code de procédure pénale

Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète. Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines prévues à l' article 434-7-2 du code pénal . Toutefois, afin d'éviter la propagation d'informations parcellaires ou inexactes ou pour mettre fin à un trouble à l'ordre public ou lorsque tout autre impératif d'intérêt public le justifie, le procureur de la République peut, d'office et à la demande de la juridiction d'instruction ou des parties, directement ou par l'intermédiaire d'un officier de police judiciaire agissant avec son accord et sous son contrôle, rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure ne comportant aucune appréciation sur le bien-fondé des charges retenues contre les personnes mises en cause.

📄 Article 9 du Code civil

Chacun a droit au respect de sa vie privée. Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l'intimité de la vie privée : ces mesures peuvent, s'il y a urgence, être ordonnées en référé.

📄 Article 226-1 du Code pénal

Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui : 1° En captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ; 2° En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé. 3° En captant, enregistrant ou transmettant, par quelque moyen que ce soit, la localisation en temps réel ou en différé d'une personne sans le consentement de celle-ci. Lorsque les actes mentionnés aux 1° et 2° du présent article ont été accomplis au vu et au su des intéressés sans qu'ils s'y soient opposés, alors qu'ils étaient en mesure de le faire, le consentement de ceux-ci est présumé. Lorsque les actes mentionnés au présent article ont été accomplis sur la personne d'un mineur, le consentement doit émaner des titulaires de l'autorité parentale, dans le respect de l' article 372-1 du code civil . Lorsque les faits sont commis par le conjoint ou le concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 60 000 euros d'amende. Lorsque les faits sont commis au préjudice d'une personne dépositaire de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public, titulaire d'un mandat électif public ou candidate à un tel mandat ou d'un membre de sa famille, les peines sont également portées à deux ans d'emprisonnement et à 60 000 euros d'amende.
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comment en faire la demande
## Modèle de demande **Objet : Demande de retrait d’une pièce étrangère aux griefs disciplinaires** Madame, Monsieur, Dans le cadre de la procédure disciplinaire actuellement engagée à mon encontre, j’ai constaté qu’une planche photographique concernant ma conjointe a été annexée au dossier disciplinaire. Cette personne, également militaire et soumise à un régime d’identité protégée, n’est pas victime dans la procédure judiciaire dont cette pièce semble provenir. En outre, cette planche photographique ne paraît présenter aucun lien direct ni aucune utilité concrète au regard des faits qui me sont reprochés. Je vous demande donc de bien vouloir : 1. m’indiquer le fondement précis de l’insertion de cette pièce ; 2. préciser le fait disciplinaire qu’elle est censée établir ; 3. procéder à son retrait du dossier disciplinaire ou, à défaut, à son occultation complète ; 4. me confirmer qu’elle ne sera pas utilisée pour fonder la sanction envisagée ; 5. m’indiquer quelles personnes ont eu accès à cette pièce. Je sollicite également la communication de la version complète et actualisée de mon dossier disciplinaire, afin de pouvoir exercer utilement mes droits de la défense. Le Conseil d’État rappelle que le militaire poursuivi disciplinairement doit pouvoir accéder à son dossier et préparer utilement sa défense ; le juge vérifie notamment si les pièces communiquées ont permis un exercice effectif de cette garantie. ([conseil-etat.fr](https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2026-02-05/506970?utm_source=openai)) Dans l’attente de votre réponse écrite, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. **Signature** ### Conseil pratique Envoyez cette demande par un moyen permettant de prouver sa réception et joignez, si possible, une copie de la page du dossier où figure la planche photographique. La demande doit être faite **avant la décision disciplinaire**. Si vous le souhaitez, je peux aussi vous rédiger une version plus ferme destinée à l’autorité disciplinaire ou au conseil d’enquête.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1719 du Code civil

Le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation particulière : 1° De délivrer au preneur la chose louée et, s'il s'agit de son habitation principale, un logement décent. Lorsque des locaux loués à usage d'habitation sont impropres à cet usage, le bailleur ne peut se prévaloir de la nullité du bail ou de sa résiliation pour demander l'expulsion de l'occupant ; 2° D'entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée ; 3° D'en faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail ; 4° D'assurer également la permanence et la qualité des plantations.

📄 Article 1720 du Code civil

Le bailleur est tenu de délivrer la chose en bon état de réparations de toute espèce. Il doit y faire, pendant la durée du bail, toutes les réparations qui peuvent devenir nécessaires, autres que les locatives.
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c'est des photos intimes de sa conjointe
Dans ce cas, la demande doit être **plus ferme** : il s’agit de photographies intimes, concernant une tierce personne qui n’est pas victime. ### Formulation à adresser **Objet : Demande immédiate de retrait d’une planche photographique intime du dossier disciplinaire** Madame, Monsieur, Dans le cadre de la procédure disciplinaire engagée à mon encontre, j’ai constaté l’insertion au dossier d’une planche photographique représentant ma conjointe. Ces photographies présentent un caractère intime. Ma conjointe n’est pas victime dans la procédure judiciaire dont cette pièce semble issue et cette planche ne paraît présenter aucun lien direct avec les faits qui me sont reprochés. Je vous demande donc : - de préciser le fondement juridique et factuel de l’insertion de cette pièce ; - d’indiquer précisément quel grief disciplinaire elle serait destinée à établir ; - de procéder à son **retrait immédiat** du dossier disciplinaire ; - à défaut, de suspendre toute consultation ou reproduction de cette pièce et d’en occulter intégralement les éléments identifiants ; - de confirmer par écrit qu’elle ne sera pas utilisée pour fonder la décision disciplinaire. La captation ou la transmission non consentie de l’image d’une personne dans un lieu privé peut relever de [Article 226-1 du Code pénal](/articles/code-penal/226-1) [Article 226-1 du Code pénal](/articles/code-penal/226-1). La conservation ou la communication à un tiers d’un document obtenu dans ces conditions est également visée par [Article 226-2 du Code pénal](/articles/code-penal/226-2) [Article 226-2 du Code pénal](/articles/code-penal/226-2). Lorsque les images présentent un caractère sexuel, [Article 226-2-1 du Code pénal](/articles/code-penal/226-2-1) [Article 226-2-1 du Code pénal](/articles/code-penal/226-2-1) prévoit une protection renforcée en cas de diffusion sans accord. Je vous demande de traiter cette demande avec la plus grande confidentialité, compte tenu du statut militaire et de l’identité protégée de l’intéressée. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. **Signature** ### À faire immédiatement Envoyez cette demande à l’autorité disciplinaire **par écrit**, avec preuve de réception, sans reproduire ni diffuser les photographies. Demandez également que la pièce soit placée sous scellés ou retirée de toute version communiquée aux personnes non habilitées. *(Sources complémentaires — recherche web)* La Cour de cassation rappelle que le consentement à la prise d’une photographie intime ne vaut pas nécessairement consentement à sa diffusion. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000032263441?dateDecision=&init=true&page=1&query=%22article+226-1%22+du+%22Code+p%C3%A9nal%22&searchField=ALL&tab_selection=cetat&utm_source=openai))
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 226-1 du Code pénal

Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui : 1° En captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ; 2° En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé. 3° En captant, enregistrant ou transmettant, par quelque moyen que ce soit, la localisation en temps réel ou en différé d'une personne sans le consentement de celle-ci. Lorsque les actes mentionnés aux 1° et 2° du présent article ont été accomplis au vu et au su des intéressés sans qu'ils s'y soient opposés, alors qu'ils étaient en mesure de le faire, le consentement de ceux-ci est présumé. Lorsque les actes mentionnés au présent article ont été accomplis sur la personne d'un mineur, le consentement doit émaner des titulaires de l'autorité parentale, dans le respect de l' article 372-1 du code civil . Lorsque les faits sont commis par le conjoint ou le concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 60 000 euros d'amende. Lorsque les faits sont commis au préjudice d'une personne dépositaire de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public, titulaire d'un mandat électif public ou candidate à un tel mandat ou d'un membre de sa famille, les peines sont également portées à deux ans d'emprisonnement et à 60 000 euros d'amende.

📄 Article 226-2 du Code pénal

Est puni des mêmes peines le fait de conserver, porter ou laisser porter à la connaissance du public ou d'un tiers ou d'utiliser de quelque manière que ce soit tout enregistrement ou document obtenu à l'aide de l'un des actes prévus par l'article 226-1 . Lorsque le délit prévu par l'alinéa précédent est commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables.

📄 Article 226-2-1 du Code pénal

Lorsque les délits prévus aux articles 226-1 et 226-2 portent sur des paroles ou des images présentant un caractère sexuel prises dans un lieu public ou privé, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 60 000 € d'amende. Est puni des mêmes peines le fait, en l'absence d'accord de la personne pour la diffusion, de porter à la connaissance du public ou d'un tiers tout enregistrement ou tout document portant sur des paroles ou des images présentant un caractère sexuel, obtenu, avec le consentement exprès ou présumé de la personne ou par elle-même, à l'aide de l'un des actes prévus à l'article 226-1.
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quels sont les bases juridiques qui protègent les militaires du renseignement territorial
## Principales protections juridiques Il faut distinguer **la protection liée au statut militaire** et **la protection particulière liée aux missions de renseignement**. ### 1. Statut général des militaires Les militaires bénéficient des droits et libertés reconnus aux citoyens, même si certains peuvent être restreints pour les nécessités du service : [Article L4121-1 du Code de la défense](/articles/code-de-la-defense/L4121-1). Le statut militaire impose parallèlement discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité, mais prévoit aussi des garanties correspondant à ces sujétions : [Article L4111-1 du Code de la défense](/articles/code-de-la-defense/L4111-1). ### 2. Anonymat et protection de l’identité Les militaires de la gendarmerie affectés dans certains services de renseignement bénéficient d’un **respect réglementaire de leur anonymat**. Ce point juridique doit être confirmé par une source officielle plus explicite avant de pouvoir être affirmé avec une référence précise. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000023865789/2026-04-12?utm_source=openai)) Cette protection peut justifier : - la non-divulgation du nom, de l’adresse ou de l’affectation ; - l’occultation des mentions permettant l’identification ; - la limitation de l’accès aux documents aux seules personnes habilitées ; - la protection des proches lorsque leur identification pourrait révéler celle du militaire. ### 3. Secret de la défense nationale et diffusion restreinte Les informations liées aux missions de renseignement peuvent être protégées lorsqu’elles ont été régulièrement classifiées. La classification impose alors des règles strictes d’accès, de conservation et de transmission. Une simple mention « diffusion restreinte » ne vaut toutefois pas automatiquement classification pénale. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000033293465?utm_source=openai)) ### 4. Protection dans une procédure disciplinaire Le militaire poursuivi doit pouvoir connaître les pièces utilisées contre lui et préparer utilement sa défense. Le dossier disciplinaire doit contenir les documents concernant sa situation administrative et disciplinaire, avec un accès garanti au militaire. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000047920940/2026-04-23?utm_source=openai)) Le Conseil d’État a récemment confirmé qu’un militaire doit avoir connaissance de l’ensemble des pièces et documents au vu desquels une sanction est envisagée, avec un délai suffisant pour organiser sa défense. ([conseil-etat.fr](https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2026-06-26/510541?utm_source=openai)) ### Application à votre situation Le statut « renseignement territorial » ne donne pas à l’administration un droit général d’insérer n’importe quelle pièce dans un dossier disciplinaire. Pour une **planche de photographies intimes concernant la conjointe**, l’administration doit pouvoir établir : 1. son lien précis avec les griefs ; 2. sa nécessité pour la procédure ; 3. la légitimité de sa conservation et de sa diffusion ; 4. les mesures prises pour protéger l’identité et la vie privée de l’intéressée. À défaut, vous pouvez demander son retrait immédiat, ou au minimum son placement sous accès strictement limité et son occultation complète. L’administration pourrait répondre que la pièce établit le contexte des faits ; il faut alors exiger qu’elle précise **quel grief exact** elle démontre et pourquoi des photographies intimes sont indispensables.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L4111-1 du Code de la défense

L'armée de la République est au service de la Nation. Sa mission est de préparer et d'assurer par la force des armes la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la Nation. L'état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu'au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité. Les devoirs qu'il comporte et les sujétions qu'il implique méritent le respect des citoyens et la considération de la Nation. Le statut énoncé au présent livre assure à ceux qui ont choisi cet état les garanties répondant aux obligations particulières imposées par la loi. Il prévoit des compensations aux contraintes et exigences de la vie dans les forces armées et formations rattachées. Il offre à ceux qui quittent l'état militaire les moyens d'un retour à une activité professionnelle dans la vie civile et assure aux retraités militaires le maintien d'un lien avec l'institution. La condition militaire recouvre l'ensemble des obligations et des sujétions propres à l'état militaire, ainsi que les garanties et les compensations apportées par la Nation aux militaires. Elle inclut les aspects statutaires, économiques, sociaux et culturels susceptibles d'avoir une influence sur l'attractivité de la profession et des parcours professionnels, le moral et les conditions de vie des militaires et de leurs ayants droit, la situation et l'environnement professionnels des militaires, le soutien aux malades, aux blessés et aux familles, les conditions de départ des forces armées et formations rattachées ainsi que les conditions d'emploi après l'exercice du métier militaire. Un Haut Comité d'évaluation de la condition militaire établit un rapport annuel, adressé au Président de la République et transmis au Parlement. La composition du Haut Comité d'évaluation de la condition militaire et ses attributions sont fixées par décret.

📄 Article L4121-1 du Code de la défense

Les militaires jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens. Toutefois, l'exercice de certains d'entre eux est soit interdit, soit restreint dans les conditions fixées au présent livre.
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