Alors mon mari est décédé au mois d'octobre 2025 Je suis sa veuve depuis 37 ans il a été marié une première fois en 1979 et il est divorcé en 85 donc depuis 41 ans il était clair de notaire donc c'est le régime de la CRP CEN Et Son ex épouse s'est remarié deux fois après son divorce en 1987 et en 2000 2005 je crois et à ce jour elle est divorcée pour la troisième fois
Toutes mes condoléances pour le décès de votre époux. Votre situation soulève une question précise de droit de la sécurité sociale et de régimes de retraite spécifiques (la CRPCEN - Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires).
Le point central ici est le conflit potentiel entre vous (conjointe survivante) et l'ex-épouse pour le bénéfice de la **pension de réversion**.
Voici l'analyse stratégique de votre situation au regard des règles de la CRPCEN et du droit français :
### 1. Le principe de la réversion à la CRPCEN
Contrairement au régime général, le régime des clercs et employés de notaires a des règles strictes concernant le remariage.
* **Votre droit :** En tant que veuve (mariée depuis 37 ans), vous avez un droit établi à la réversion, car votre mariage a duré plus de 2 ans (condition de durée minimale).
* **Le droit de l'ex-épouse :** Selon le règlement de la CRPCEN, une ex-épouse peut prétendre à une part de la réversion au prorata de la durée de son mariage (ici de 1979 à 1985, soit environ 6 ans).
### 2. L'impact critique du remariage de l'ex-épouse
C'est ici que votre dossier présente un avantage majeur. Dans la plupart des régimes spéciaux et particulièrement pour la réversion de la retraite complémentaire ou de certains régimes spécifiques :
* **L'extinction du droit par le remariage :** Le fait que l'ex-épouse se soit remariée (deux fois, en 1987 et 2005) est généralement une cause d'**extinction définitive** de son droit à la réversion du premier mari, même si elle est à nouveau divorcée aujourd'hui.
* **La règle de non-recouvrement :** À la CRPCEN, si l'ex-conjoint se remarie, il perd son droit à la réversion. Le divorce ultérieur de ce nouveau mariage ne fait généralement pas revivre le droit à la pension du premier mari.
### 3. Anticipation de l'adversaire (Le "Coup d'après")
L'ex-épouse pourrait tenter de faire valoir qu'elle est actuellement isolée et divorcée. Cependant, la loi est rigoureuse :
* **L'argument de l'adversaire :** Elle pourrait invoquer le [Code de la sécurité sociale](https://www.google.com/search?q=Code+de+la+securité+sociale+pension+de+reversion+remariage) pour essayer de récupérer des droits.
* **Votre parade :** Vous devez produire à la CRPCEN les preuves de ses remariages successifs. Ces actes de mariage (portant mention des remariages) sont des documents d'état civil que le notaire chargé de la succession peut obtenir.
### 4. La preuve et les démarches (Action-Oriented)
Pour sécuriser l'intégralité de votre pension, vous devez agir méthodiquement :
1. **Vérification de l'état civil :** Demandez au notaire de la succession d'extraire un acte de naissance intégral de votre mari. Les mentions marginales indiqueront le premier mariage et le divorce.
2. **Preuve du remariage de l'ex :** Si possible, obtenez la copie intégrale de l'acte de naissance de l'ex-épouse. Les mentions de ses mariages de 1987 et 2005 y figureront. C'est la "preuve reine" qui l'exclut du bénéfice de la réversion.
3. **Dossier CRPCEN :** Lors de votre demande de réversion, précisez bien que l'ex-conjointe a contracté deux unions postérieures.
### 5. Évaluation du risque
* **Si elle n'avait jamais été remariée :** Elle aurait eu droit à environ 14% de la réversion (6 ans de mariage sur les 43 ans de carrière/mariage total de votre époux).
* **Avec ses remariages :** Le risque qu'elle obtienne une part est **très faible**, car le remariage est presque toujours une clause d'exclusion définitive dans ce régime.
**Conseil stratégique :** Ne contactez pas l'ex-épouse directement. Laissez la CRPCEN instruire le dossier, mais fournissez-leur immédiatement les dates des remariages de celle-ci pour bloquer toute prétention de sa part dès le début.
*Souhaitez-vous que je vous aide à rédiger le courrier d'accompagnement pour votre demande de pension de réversion à la CRPCEN en y intégrant ces arguments juridiques ?*
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 731 du Code civil
La succession est dévolue par la loi aux parents et au conjoint successibles du défunt dans les conditions définies ci-après.
📄 Article 756 du Code civil
Le conjoint successible est appelé à la succession, soit seul, soit en concours avec les parents du défunt.
📄 Article 757 du Code civil
Si l'époux prédécédé laisse des enfants ou descendants, le conjoint survivant recueille, à son choix, l'usufruit de la totalité des biens existants ou la propriété du quart des biens lorsque tous les enfants sont issus des deux époux et la propriété du quart en présence d'un ou plusieurs enfants qui ne sont pas issus des deux époux.
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Alors en fait c'est très complexe parce que moi j'ai eu le vice-président admis de administration qui s'occupe en plus des retraites qui m'a effectivement confirmé que non elle n'y avait pas droit j'ai fait une commission de recours amiable où j'ai explique justement et je donne l'article de loi L'article 113 et c'est l'article L 44 qui explique il y a une petite possibilité qu'elle retrouve un droit même après un remariage c'est le fait qu'elle n'ait pas une autre pension et surtout qu'il n'y ait pas de co Donc je pense que je suis Cose puisque c'est ouvert justement en plus c'est bien indiqué que c'est ouvert aux poumon remarié donc elle est remarié et en fait certains me disent que pour eux mesure où elle est divorcé au moment du décès de mon mari mais bon 41 ans après et après avoir été mariée deux fois c'est droit serait réouvert et elle serait au même titre que moi Alors que le le vice président m'a dit que absolument pas d'ailleurs au départ il m'a dit même qui s'occupait depuis le mois d'avril il s'occupe de mon affaire avec le directeur de la de la PCN et que I passer hors circuit en fait Mais entre-temps là aujourd'hui j'ai reçu le une réponse de la Cra qui en fait rejette mon recours et qui m'explique que l'article 44 effective ça exclu mais que eux ils estime en fait c'est c'est c'est une interprétation personnelle visiblement ils estime qu'elle peut y avoir droit et que du coup il lui accorde
C'est une situation particulièrement technique où l'interprétation de la **Commission de Recours Amiable (CRA)** semble entrer en conflit direct avec les assurances verbales que vous avez reçues de la direction.
Le cœur du litige repose sur l'articulation entre l'extinction des droits par le remariage et leur éventuelle "résurrection" au moment du divorce.
### 1. Analyse de l'impasse juridique : L'article L.44 et la notion de "Cose"
Vous faites référence aux statuts de la CRPCEN. Dans ce régime, la règle est subtile :
* **Le principe (L'exclusion) :** Le remariage de l'ex-conjoint suspend ou éteint son droit à la réversion.
* **L'exception (La réouverture) :** Si ce nouveau mariage est dissous (divorce), l'ex-conjoint peut parfois recouvrer ses droits, **à la condition impérative qu'il ne bénéficie pas d'une autre pension de réversion** du chef de ses nouveaux époux.
* **Le verrou du "Concours" (La Cose) :** C'est ici votre argument majeur. Dans la plupart des régimes de retraite, la réouverture des droits de l'ex-épouse ne doit pas se faire au détriment de la veuve actuelle si celle-ci remplit les conditions.
### 2. Anticipation de l'argument de la CRA (Le "Coup d'après")
La CRA semble appliquer une jurisprudence extensive : elle considère que puisque l'ex-épouse est divorcée au jour du décès de votre mari, son "état de remariage" a cessé, et elle redevient une "conjointe divorcée non remariée" (au sens de l'état civil actuel).
**Leur faille potentielle :** Ils ignorent le fait qu'elle a contracté **deux** mariages successifs. Pour que ses droits "revivent", elle doit prouver qu'elle n'a acquis aucun droit à réversion sur ses mariages de 1987 et 2005. Si l'un de ses ex-maris est décédé ou si elle a droit à une part de leur propre réversion, elle ne peut pas solliciter celle de votre époux.
### 3. La stratégie de riposte : Le Tribunal Judiciaire (Pôle Social)
Puisque la CRA a rejeté votre recours, la phase amiable est terminée. Vous entrez dans une phase contentieuse.
1. **Saisir le Tribunal Judiciaire :** Vous avez généralement **2 mois** à compter de la notification de la décision de la CRA pour contester devant le Pôle Social du Tribunal Judiciaire. C'est une procédure gratuite (hors honoraires d'avocat, qui n'est pas obligatoire mais très fortement conseillé ici).
2. **Invoquer la rupture d'égalité et l'erreur de droit :** Il faut arguer que l'article L.44 ne peut pas s'interpréter comme une porte ouverte illimitée après 41 ans de séparation et deux mariages intermédiaires.
3. **La charge de la preuve :** Sommez la CRPCEN de justifier que l'ex-épouse ne perçoit aucune autre pension de réversion de ses deux autres mariages. C'est une condition légale pour qu'elle puisse prétendre revenir vers la pension de votre mari.
### 4. Risque et Pragmatisme
* **Le risque financier :** Si la décision de la CRA est maintenue, votre pension sera réduite au prorata des années de mariage de l'ex-épouse (environ 6 ans). Sur une carrière complète, cela représente une perte, mais vous conserverez la majeure partie (le prorata de vos 37 ans).
* **Le risque procédural :** Si vous ne contestez pas la décision de la CRA sous 2 mois, elle deviendra définitive et vous ne pourrez plus jamais la remettre en cause.
### Stratégie immédiate :
Le vice-président qui vous a soutenue est votre meilleur allié "politique" en interne, mais sa parole ne vaut pas face à une décision écrite de la CRA.
**Ma recommandation :**
Ne vous contentez plus d'appels téléphoniques. Vous devez préparer l'assignation devant le Tribunal Judiciaire.
*Souhaitez-vous que je rédige un projet de lettre de contestation (saisine du Tribunal Judiciaire) reprenant l'argument du "concours de droits" et l'exigence de preuve de non-perception d'autres pensions par l'ex-épouse ?*
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Sources officielles Légifrance
📄 Article L353-1 du Code de la sécurité sociale
En cas de décès de l'assuré, son conjoint survivant a droit à une pension de réversion à partir d'un âge et dans des conditions déterminés par décret si ses ressources personnelles ou celles du ménage n'excèdent pas des plafonds fixés par décret. Lorsque, à la suite d'une reprise ou d'une poursuite d'activité dans les conditions prévues au 2° de l'article L. 161-22-1, l'assuré était titulaire de droits à une nouvelle pension de retraite, ceux-ci ouvrent droit à une pension de réversion dans les mêmes conditions. La pension de réversion est égale à un pourcentage fixé par décret de la pension principale ou rente dont bénéficiait ou eût bénéficié l'assuré, sans pouvoir être inférieure à un montant minimum fixé par décret en tenant compte de la durée d'assurance lorsque celle-ci est inférieure à la durée déterminée par ce décret. Toutefois, ce minimum n'est pas applicable aux pensions de réversion issues d'une pension dont le montant est inférieur au minimum prévu à l'article L. 351-9 . Elle est majorée lorsque le bénéficiaire remplit les conditions fixées à l'article L. 351-12 . Cette majoration ne peut être inférieure à un pourcentage du montant minimum de la pension de réversion. Lorsque son montant majoré des ressources mentionnées au premier alinéa excède les plafonds prévus, la pension de réversion est réduite à due concurrence du dépassement.
📄 Article L353-2 du Code de la sécurité sociale
Lorsqu'un assuré, titulaire d'une pension ou d'une rente de vieillesse du régime général de sécurité sociale, a disparu de son domicile et que plus d'un an s'est écoulé sans qu'il ait réclamé les arrérages de cette prestation, son conjoint peut obtenir, à titre provisoire, la liquidation des droits qui lui auraient été reconnus en cas de décès de l'assuré. Lorsqu'un assuré, non encore titulaire d'une pension ou d'une rente de vieillesse, a disparu de son domicile depuis plus d'un an, son conjoint peut également obtenir, à titre provisoire, la liquidation des droits qui lui auraient été reconnus en cas de décès de l'assuré. La liquidation provisoire des droits du conjoint devient définitive lorsque le décès est officiellement établi ou lorsque l'absence a été déclarée par jugement passé en force de chose jugée.
📄 Article R353-1 du Code de la sécurité sociale
La pension de réversion est attribuée lorsque le conjoint de l'assuré décédé ou disparu ne dispose pas de ressources dépassant un montant fixé par décret. Ces ressources sont appréciées selon les modalités et dans les conditions fixées par les articles R. 815-18 à R. 815-20 , R. 815-22 à R. 815-25 , R. 815-27 et au deuxième alinéa de l'article R. 815-29. Toutefois, elles ne comprennent pas : 1° Les revenus d'activité et de remplacement de l'assuré décédé ; 2° Les avantages de réversion servis par les régimes légalement obligatoires complémentaires au régime général de sécurité sociale, aux régimes des salariés et des non salariés agricoles, au régime des professions libérales et au régime social des indépendants ; 3° Les revenus des biens mobiliers et immobiliers acquis du chef du conjoint décédé ou disparu ou en raison de ce décès ou de cette disparition. Les revenus d'activité du conjoint survivant font l'objet d'un abattement de 30 % s'il est âgé de 55 ans ou plus. Les ressources à prendre en compte lors de la demande sont celles afférentes aux trois mois civils précédant la date d'effet de la pension de réversion. Lorsqu'elles excèdent le quart du plafond applicable en vertu du premier alinéa de l'article L. 353-1 , il leur est substitué celles afférentes aux douze mois civils précédant cette date, qui sont alors comparées au montant annuel de ce plafond.
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