Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
Justiweb

Partage successoral et vente immobilière sous tutelle Droit des successions Indivision et partage successoral

👤
succession nous sommes trois, un quart ma belle-mère et le reste pour moi et mon frère; mon frère est sous ma tutelle et notre mére est subrogée c' est donc elle qui représentera mon frère. Pour la vente de la maison, nous attendons la réponse du juge, j' ai demandé à faire le partage des biens immobiliers avant de signer le compromis. Pour le mobilier ma belle-mère propose un rendez-vous en juillet, nous sommes interdits de visite dans la maison et nous la récupérons le 25 aout après les 1 an de droit temporaire. Je trouve logique de faire le partage du mobilier quand elle nous donnera les clés de la maison, soit le 25 aout
Votre situation présente une complexité particulière due à l'imbrication d'une succession, d'une mesure de protection (tutelle) et du droit temporaire au logement du conjoint survivant. Voici l'analyse stratégique de votre dossier pour le partage des biens immobiliers et mobiliers. ## 1. Stratégie sur le mobilier : Pourquoi attendre le 25 août est judicieux Votre intuition de reporter le partage des meubles au moment de la remise des clés est juridiquement et pratiquement cohérente, pour plusieurs raisons : * **Le principe de l'inventaire contradictoire :** Un partage de mobilier ne peut se faire sans un inventaire précis. Si vous effectuez le partage en juillet alors que votre belle-mère occupe encore les lieux, vous prenez le risque que des biens soient dégradés ou disparaissent entre le moment du partage et la récupération effective de la maison le 25 août. * **La charge de la preuve :** En récupérant les clés le 25 août, vous pourrez constater l'état réel des meubles "sur place". Si vous signez un acte de partage en juillet, vous reconnaissez avoir reçu votre part, ce qui rendra très difficile tout recours ultérieur si un meuble est manquant ou cassé au moment de votre emménagement. * **L'occupation privative :** Jusqu'au 25 août, votre belle-mère bénéficie du droit temporaire au logement prévu par [l'article 763 du Code civil](/articles/code-civil/763). Ce droit inclut la jouissance du mobilier. Il est donc plus simple de procéder au partage définitif une fois ce droit éteint. **Conseil stratégique :** Proposez à votre belle-mère un rendez-vous le **26 août** pour un "état des lieux de sortie" et un partage simultané. Si elle refuse, rappelez-lui que le partage doit être amiable et que vous n'êtes pas en mesure de valider l'état de biens dont vous n'avez pas la libre disposition. ## 2. Le partage immobilier avant le compromis : Le "Coup d'après" Vous avez demandé à faire le partage avant de signer le compromis. C'est une sécurité, mais attention à la réaction de la partie adverse : * **L'argument de la belle-mère :** Elle pourrait arguer que le partage ne peut être définitif tant que le prix de vente net (frais d'agence et diagnostics déduits) n'est pas connu. * **Le risque de blocage :** Si le juge des tutelles tarde à répondre pour votre frère, la vente pourrait capoter. Assurez-vous que votre demande de partage inclut bien une clause prévoyant que les quotes-parts seront prélevées directement sur le prix de vente chez le notaire. ## 3. La gestion de la tutelle et le conflit d'intérêts Puisque votre frère est sous votre tutelle et que votre mère est subrogée tutrice, la procédure est plus lourde : * **L'autorisation du Juge des Contentieux de la Protection (JCP) :** Pour la vente de la maison (acte de disposition), l'accord du juge est impératif selon [l'article 426 du Code civil](/articles/code-civil/426). * **Le rôle de votre mère :** En tant que subrogée tutrice, elle doit surveiller les actes que vous passez au nom de votre frère. Si vous et votre frère avez les mêmes intérêts (vendre et partager), il n'y a pas de conflit. En revanche, si vous souhaitiez racheter la part de votre frère, c'est elle qui devrait valider l'opération pour le protéger. ## 4. Sortir de l'indivision : Vos droits Si les discussions sur le mobilier ou l'immobilier s'enlisent, n'oubliez pas le principe fondamental de [l'article 815 du Code civil](/articles/code-civil/815) : **"Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision"**. Ce principe a été réaffirmé récemment par la jurisprudence ([Tribunal judiciaire, 30/07/2025](/decisions/688bdbbfd284ccae5aa5a2ed)), précisant que le partage peut toujours être provoqué. Si votre belle-mère bloque le partage du mobilier ou la signature, vous avez la possibilité de saisir le tribunal pour un partage judiciaire, bien que la voie amiable soit toujours préférable pour limiter les frais de notaire et d'avocat. ### Points de vigilance et preuves à préparer : 1. **Photos :** Si vous avez des photos anciennes de l'intérieur de la maison, gardez-les précieusement pour prouver l'existence de certains meubles au décès. 2. **Prise de possession :** Le 25 août, si votre belle-mère refuse de rendre les clés, ne forcez pas l'entrée. Faites constater l'occupation illicite par un commissaire de justice (anciennement huissier). 3. **Indemnité d'occupation :** À partir du 26 août, si elle reste dans les lieux, elle devient redevable d'une indemnité d'occupation envers l'indivision (vous et votre frère). **Souhaitez-vous que je rédige un modèle de courrier à envoyer à votre belle-mère (ou au notaire) pour justifier officiellement le report du partage du mobilier au 25 août ?**
⚖️

Sources officielles Légifrance

📄 Article 815 du Code civil

Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être provoqué, à moins qu'il n'y ait été sursis par jugement ou convention.

📄 Article 815-11 du Code civil

Tout indivisaire peut demander sa part annuelle dans les bénéfices, déduction faite des dépenses entraînées par les actes auxquels il a consenti ou qui lui sont opposables. A défaut d'autre titre, l'étendue des droits de chacun dans l'indivision résulte de l'acte de notoriété ou de l'intitulé d'inventaire établi par le notaire. En cas de contestation, le président du tribunal judiciaire peut ordonner une répartition provisionnelle des bénéfices sous réserve d'un compte à établir lors de la liquidation définitive. A concurrence des fonds disponibles, il peut semblablement ordonner une avance en capital sur les droits de l'indivisaire dans le partage à intervenir.

📄 Article 461 du Code civil

La personne en curatelle ne peut, sans l'assistance du curateur, signer la convention par laquelle elle conclut un pacte civil de solidarité. Aucune assistance n'est requise lors de la déclaration conjointe devant l'officier de l'état civil ou devant le notaire instrumentaire prévue au premier alinéa de l'article 515-3 . Les dispositions de l'alinéa précédent sont applicables en cas de modification de la convention. La personne en curatelle peut rompre le pacte civil de solidarité par déclaration conjointe ou par décision unilatérale. L'assistance de son curateur n'est requise que pour procéder à la signification prévue au cinquième alinéa de l'article 515-7 . La personne en curatelle est assistée de son curateur dans les opérations prévues aux dixième et onzième alinéas de l'article 515-7. Pour l'application du présent article, le curateur est réputé en opposition d'intérêts avec la personne protégée lorsque la curatelle est confiée à son partenaire.
⚖️

Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Décision - Troisième Chambre Civile - 30/07/2025

Comment se déroule le partage d'une indivision successorale entre héritiers ? — En application de l'article 815 du code civil, nul ne peut être contraint de demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être demandé. Le notaire commis doit établir un projet d'état liquidatif dans un délai d'un an à compter de sa désignation.
👤
oui
Voici un projet de courrier formel à adresser au notaire en charge de la succession, avec copie à votre belle-mère. Passer par le notaire permet de donner un caractère officiel à votre refus et de figer votre position juridique. *** **Objet : Organisation du partage mobilier et fin du droit temporaire au logement** Maître, En ma qualité de tuteur de mon frère, [Nom du frère], et en concertation avec Madame [Nom de votre mère], subrogée tutrice, je reviens vers vous concernant la proposition de partage du mobilier formulée par Madame [Nom de la belle-mère] pour le mois de juillet. Par la présente, je vous informe que nous déclinons ce rendez-vous et souhaitons que les opérations de partage du mobilier se déroulent le **25 août 2026** (ou le premier jour ouvré suivant), pour les motifs suivants : 1. **La fin du droit temporaire au logement :** Conformément à [l'article 763 du Code civil](/articles/code-civil/763), le droit de jouissance gratuite de Madame [Nom de la belle-mère] prend fin le 25 août. Il est de saine administration de la succession de procéder au partage au moment de la restitution des clés et de la libération effective des lieux. 2. **La protection de l'indivision :** N'ayant pas accès au bien actuellement, nous ne pouvons réaliser un inventaire contradictoire fiable en juillet. Un partage anticipé ferait peser un risque sur la conservation des meubles entre la date du partage et la récupération effective de la maison. En tant que tuteur, je ne peux engager la responsabilité de mon frère sur des biens dont il n'aura pas la maîtrise physique immédiate. 3. **L'exécution de bonne foi :** En vertu de [l'article 1104 du Code civil](/articles/code-civil/1104), les conventions doivent être exécutées de bonne foi. La remise des clés et le partage des meubles constituent un ensemble cohérent qui doit être traité simultanément pour éviter tout litige ultérieur sur l'état ou la présence des biens. Par ailleurs, je vous confirme notre volonté de finaliser l'acte de partage des biens immobiliers avant la signature du compromis de vente, afin de sécuriser les droits de mon frère protégé dès que l'ordonnance du Juge des Contentieux de la Protection aura été rendue. Je vous remercie de bien vouloir transmettre cette position à Madame [Nom de la belle-mère] et de nous confirmer la fixation d'un rendez-vous sur place le 25 ou 26 août prochain. Je vous prie d'agréer, Maître, l'expression de mes salutations distinguées. [Votre Signature] *** ### Conseil stratégique complémentaire : Dès réception de la réponse du notaire, si votre belle-mère maintient sa pression pour juillet, rappelez au notaire que le partage amiable nécessite l'accord de **tous** les héritiers. En l'absence de votre accord sur la date, elle ne peut pas vous imposer ce rendez-vous. **Je peux également vous préparer une liste précise des justificatifs et preuves à réunir pour le jour de la récupération des clés afin de sécuriser l'état des lieux, si vous le souhaitez.**
⚖️

Sources officielles Légifrance

📄 Article 1103 du Code civil

Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.

📄 Article 1104 du Code civil

Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi. Cette disposition est d'ordre public.
💡 Vous avez une situation similaire ? Démarrez votre propre consultation juridique
Nouvelle consultation — indépendante de cette conversation
📄

Document volumineux détecté

Vos fichiers contiennent 0 caractères pour une limite de 100 000 maximum autorisée.

Taille des documents 0%
⚖️ D'autres questions sur Droit des successions ? Justiweb vous répond gratuitement.