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Réunification familiale d'une mineure protégée subsidiaire : conditions et procédure Droit des étrangers Droit d'asile et protection internationale

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personne maman d'une fille de 13 ans restée au pays et bénéficiaire de la protection subsidiaire veut faire venir sa fille en france par le biais de la réunification familiale papa ok;
Quelles sont les conditions de ressources et procédure pour obtenir le visa une décision du jaf est nécessaire , ou simple accord par écrit du papa suffit?
En tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire, vous bénéficiez du droit à la **réunification familiale**. Ce dispositif est distinct du regroupement familial classique : il est beaucoup plus protecteur car il ne soumet le demandeur à aucune condition de ressources ou de logement. Voici l'analyse stratégique de votre situation au regard du droit français. ### 1. Les conditions de ressources et de logement Contrairement au regroupement familial de droit commun, la réunification familiale pour les protégés subsidiaires est régie par [l'article L561-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA)](https://www.google.com/search?q=Article+L561-2+CESEDA). * **Absence de conditions financières :** Vous n'avez **aucune condition de ressources** à remplir. Peu importe que vous soyez au RSA, au chômage ou sans revenus. * **Absence de condition de logement :** Vous n'avez pas à prouver que vous disposez d'une surface minimale pour accueillir votre fille. * **Condition d'âge :** Votre fille doit être âgée de moins de 18 ans et non mariée. À 13 ans, elle entre parfaitement dans ce cadre. ### 2. La question de l'accord du père : JAF ou accord écrit ? C'est le point le plus délicat de votre dossier. Pour faire venir un enfant dont l'autre parent reste au pays, vous devez prouver que vous exercez l'autorité parentale ou que le père consent au départ. * **L'accord écrit (Simple mais risqué) :** Un simple accord écrit sur papier libre est généralement insuffisant pour les autorités consulaires. Si vous optez pour cette voie, l'accord doit être **formalisé par un acte authentique** (établi devant un notaire ou une autorité locale compétente au pays) avec une signature légalisée. * **La décision du Juge aux Affaires Familiales (JAF) :** Bien que vous soyez en France, le JAF français peut être compétent pour fixer les modalités de l'autorité parentale si l'enfant a vocation à résider en France. Selon [l'article 373-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2+Code+civil), tout changement de résidence de l'enfant doit faire l'objet d'un accord ou d'une décision en cas de désaccord. * **La pratique consulaire :** Pour délivrer le visa, le consulat de France exigera la preuve de **"l'accord de l'autre parent"** ou une décision de justice lui confiant la garde exclusive. * *Conseil stratégique :* Un acte notarié de "consentement au voyage et à l'établissement définitif en France" signé par le père au pays est souvent la voie la plus rapide. Si le consulat doute, il pourra exiger un jugement de divorce ou de garde. ### 3. Procédure et anticipation des risques #### La procédure étape par étape : 1. **Dépôt de la demande de visa :** Votre fille (ou son représentant au pays) doit déposer une demande de visa "long séjour" auprès du consulat de France. 2. **Vérification des actes d'état civil :** Le consulat vérifiera le lien de filiation. C'est ici que les dossiers bloquent souvent si les actes de naissance sont jugés "non authentiques" (Art. L811-2 du CESEDA). 3. **Instruction par la Famille de Réfugiés (OFII/Ministère) :** Le dossier est transmis en France pour vérification de votre statut de protégée. #### Les risques (Le "Coup d'après") : * **Le refus pour "fraude à l'état civil" :** C'est le motif principal de refus. Assurez-vous que l'acte de naissance de votre fille est parfaitement régulier et, si possible, légalisé ou apostillé selon les accords avec votre pays d'origine. * **Le silence du consulat :** Si vous n'avez pas de réponse après 4 mois, cela vaut refus implicite. Vous devrez alors saisir la Commission de Recours contre les décisions de Refus de Visa (CRRV) à Nantes dans un délai de 2 mois. ### 4. Synthèse des preuves à préparer Pour maximiser vos chances, ne vous contentez pas du formulaire. Préparez un dossier solide comprenant : * Votre décision de l'OFPRA ou de la CNDA vous accordant la protection subsidiaire. * L'acte de naissance de votre fille (original + traduction certifiée). * **L'acte de consentement du père certifié devant une autorité publique au pays.** * La preuve que vous maintenez des liens avec elle (transferts d'argent, factures téléphoniques, photos). Si vous le souhaitez, je peux vous lister les documents précis à demander au père au pays pour que son accord soit juridiquement incontestable par le consulat.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L411-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Cet article du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.

📄 Article L411-3 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Cet article du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.

📄 Article 373-2 du Code civil

La séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale. Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent. A cette fin, à titre exceptionnel, à la demande de la personne directement intéressée ou du juge aux affaires familiales, le procureur de la République peut requérir le concours de la force publique pour faire exécuter une décision du juge aux affaires familiales, une convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par avocats déposé au rang des minutes d'un notaire ou une convention homologuée fixant les modalités d'exercice de l'autorité parentale. Tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le présent alinéa ne s'applique pas au parent bénéficiaire d'une autorisation de dissimuler son domicile ou sa résidence prévue au 6° bis de l'article 515-11 si l'ordonnance de protection a été requise à l'encontre de l'autre parent.
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