Pouvez-vous m'aider à rédiger une plainte contre les témoins non assistance volontaire après la condamnation de l'agresseur
La condamnation de l'agresseur principal ne fait pas obstacle à la poursuite des personnes présentes qui n'ont pas agi. Au contraire, les faits établis lors du premier procès peuvent servir de base solide pour démontrer l'existence d'un péril imminent.
Voici les éléments stratégiques et le modèle pour rédiger votre plainte pour non-assistance à personne en danger.
### 1. Le cadre juridique et stratégique
La non-assistance est régie par [l'article 223-6 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+223-6+du+Code+p%C3%A9nal). Pour que l'infraction soit constituée, trois conditions doivent être réunies :
* **L'existence d'un péril grave et imminent** : La condamnation de l'agresseur prouve ici l'existence de l'agression (le péril).
* **L'abstention volontaire** : Le témoin a choisi de ne pas intervenir alors qu'il avait conscience du danger.
* **L'absence de risque pour le témoin** : L'assistance ne doit pas mettre le témoin en danger (il peut s'agir d'une intervention directe ou simplement d'appeler les secours).
**Le "Coup d'après" (Défense adverse) :**
Les témoins argumenteront probablement qu'ils étaient "sidérés" (état de choc) ou qu'ils ont cru que d'autres personnes intervenaient déjà. Ils pourraient aussi prétendre qu'ils n'ont pas mesuré la gravité de la situation au moment des faits.
**La preuve :**
Il est crucial de s'appuyer sur les éléments du premier procès (témoignages, vidéosurveillance, horaires des appels aux secours). Si le jugement de l'agresseur mentionne la présence passive de tiers, c'est un atout majeur.
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### 2. Modèle de plainte
Vous pouvez adresser ce courrier en recommandé avec accusé de réception au **Procureur de la République** du Tribunal Judiciaire du lieu de l'infraction.
**Objet : Plainte pour non-assistance à personne en danger ([Article 223-6 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+223-6+du+Code+p%C3%A9nal))**
Monsieur le Procureur,
Je soussigné(e) [Votre Nom, Prénom, Adresse, Date et lieu de naissance], ai l'honneur de porter plainte contre [Nom du témoin si connu, sinon porter plainte "contre X"] pour des faits de non-assistance à personne en danger.
**LES FAITS**
Le [Date], à [Heure], j'ai été victime d'une agression commise par [Nom de l'agresseur condamné] à [Lieu précis].
Par un jugement du Tribunal Correctionnel de [Ville] en date du [Date], [Nom de l'agresseur] a été condamné pour ces faits (Copie du jugement jointe).
Lors de cette agression, Monsieur/Madame [Nom du témoin] était présent(e). Malgré la gravité manifeste de la situation et mes appels à l'aide, cette personne n'a :
* Ni tenté d'intervenir par une action personnelle ;
* Ni provoqué l'intervention des secours (Police/SAMU).
**QUALIFICATION JURIDIQUE**
Ces faits sont prévus et réprimés par [l'article 223-6 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+223-6+du+Code+p%C3%A9nal), qui punit de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende le fait de s'abstenir volontairement de porter assistance à une personne en péril.
La condamnation définitive de l'agresseur établit sans ambiguïté la réalité du péril auquel j'étais exposé(e). L'inaction de [Nom du témoin] a directement contribué à la prolongation de mon calvaire et/ou à l'aggravation de mon préjudice.
Je me tiens à votre disposition pour toute audition nécessaire à l'enquête. Je vous informe de mon intention de me constituer partie civile pour demander réparation du préjudice subi, conformément au principe rappelé par la jurisprudence [Tribunal judiciaire, 30/04/2026, n° 25/00216](/decisions/69f8e0adcdc6046d4796d8f6).
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Procureur, l'expression de ma considération distinguée.
[Signature]
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### 3. Risques et recommandations
* **Délai de prescription** : Vous disposez de 6 ans après les faits pour agir au pénal.
* **Constitution de partie civile** : Si le Procureur classe l'affaire sans suite, vous pourrez déposer une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction pour forcer l'ouverture d'une enquête.
* **Dommages et intérêts** : Comme le souligne la décision [n° 25/00216](/decisions/69f8e0adcdc6046d4796d8f6), la responsabilité civile des témoins peut être engagée pour réparer votre préjudice moral ou physique additionnel causé par leur passivité.
Si vous disposez du jugement de condamnation de l'agresseur, je peux vous aider à en extraire les passages précis mentionnant la présence des témoins pour renforcer les termes de votre plainte. Souhaitez-vous que nous examinions ces points ?
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 223-6 du Code pénal
Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne s'abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Sera puni des mêmes peines quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours. Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende lorsque le crime ou le délit contre l'intégrité corporelle de la personne mentionnée au premier alinéa est commis sur un mineur de quinze ans ou lorsque la personne en péril mentionnée au deuxième alinéa est un mineur de quinze ans.
📄 Article 223-7 du Code pénal
Quiconque s'abstient volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant, sans risque pour lui ou pour les tiers, de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Other - INTERETS CIVILS - n°25/00216 - 30/04/2026
MOTIFS DE LA DÉCISION Aux termes de l’article 1240 du code civil, “tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.” La constitution de partie civile de Monsieur [X], de Madame [IA], de Madame [DW] et de Madame [HK] sera reçue. S’agissant de Monsieur [M] [X]: [QV] [HO] a été condamné pour avoir, le 28 mars 2025, frauduleusement soustrait un véhicule de marque Peugeot, modèle 3008, immatriculé [Immatriculation 1], en réun...
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qu'est ce qu'une violence sexiste au travail
En droit français, la notion de **violence sexiste** au travail est principalement encadrée par les dispositions relatives au **harcèlement sexuel** et aux **agissements sexistes**.
Voici les éléments clés pour comprendre et qualifier ces faits.
### 1. Les deux piliers de la protection légale
Le Code du travail distingue deux types d'atteintes liées au sexe ou à la sexualité :
* **L'agissement sexiste :** Défini par [l'article L1142-2-1 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article+L1142-2-1+du+Code+du+travail), il s'agit de tout agissement lié au sexe d'une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. (Exemples : remarques sur la maternité, "blagues" misogynes, commentaires dépréciatifs sur les capacités des femmes/hommes).
* **Le harcèlement sexuel :** Défini par [l'article L1153-1 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article+L1153-1+du+Code+du+travail), il s'agit de propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste **répétés** qui portent atteinte à la dignité ou créent une situation offensive. La loi précise que le harcèlement est aussi constitué en cas de **pression grave unique** exercée dans le but d'obtenir un acte de nature sexuelle.
### 2. Évolution majeure : Le harcèlement "d'ambiance"
Une décision très récente de la [Cour de cassation du 28 mai 2026](/decisions/6a17df34cdc6046d4732ae1f) vient renforcer la protection des salariés.
La Cour a jugé que des propos à connotation sexuelle ou sexiste, même s'ils ne sont pas directement adressés à une victime précise mais sont tenus devant plusieurs salariés, peuvent constituer un harcèlement sexuel pour **chacun d'entre eux**.
* **Conséquence stratégique :** Vous n'avez plus besoin d'être la "cible" directe des propos pour agir ; le simple fait de subir un environnement de travail dégradé par des comportements sexistes suffit à caractériser l'infraction.
### 3. La stratégie de preuve et les risques
Si vous êtes victime ou témoin de telles violences :
* **La charge de la preuve :** En matière de harcèlement, vous n'avez pas à "prouver" les faits de manière absolue, mais à apporter des éléments de fait laissant supposer l'existence d'un harcèlement. C'est ensuite à l'employeur de prouver que ces agissements ne constituent pas un harcèlement ([Article L1154-1 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article+L1154-1+du+Code+du+travail)).
* **Le "Coup d'après" (Défense de l'employeur) :** L'employeur tentera souvent de minimiser les faits en parlant d'un "humour de bureau" ou d'une "maladresse isolée". L'arrêt du 28 mai 2026 mentionné plus haut est votre meilleur argument pour contrer cela : le caractère humiliant de l'environnement prime sur l'intention de l'auteur.
* **Protection des témoins :** Selon [l'article L1153-2 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article+L1153-2+du+Code+du+travail), aucun salarié ne peut être sanctionné pour avoir témoigné de bonne foi de faits de harcèlement sexuel.
### 4. Sanctions encourues
Au niveau pénal, le harcèlement sexuel au travail est puni par [l'article 222-33-2 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+222-33-2+du+Code+p%C3%A9nal) de **2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende**.
Si vous vivez une situation de ce type, je peux vous aider à rédiger un courrier de signalement à votre employeur ou aux représentants du personnel (CSE) pour acter les faits et déclencher l'obligation d'enquête. Souhaitez-vous que nous préparions ce document ?
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Sources officielles Légifrance
📄 Article L1153-1 du Code du travail
Aucun salarié ne doit subir des faits : 1° Soit de harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ; Le harcèlement sexuel est également constitué : a) Lorsqu'un même salarié subit de tels propos ou comportements venant de plusieurs personnes, de manière concertée ou à l'instigation de l'une d'elles, alors même que chacune de ces personnes n'a pas agi de façon répétée ; b) Lorsqu'un même salarié subit de tels propos ou comportements, successivement, venant de plusieurs personnes qui, même en l'absence de concertation, savent que ces propos ou comportements caractérisent une répétition ; 2° Soit assimilés au harcèlement sexuel, consistant en toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d'obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l'auteur des faits ou au profit d'un tiers.
📄 Article L1153-2 du Code du travail
Aucune personne ayant subi ou refusé de subir des faits de harcèlement sexuel définis à l'article L. 1153-1 , y compris, dans le cas mentionné au 1° du même article L. 1153-1, si les propos ou comportements n'ont pas été répétés, ou ayant, de bonne foi, témoigné de faits de harcèlement sexuel ou relaté de tels faits ne peut faire l'objet des mesures mentionnées à l'article L. 1121-2 . Les personnes mentionnées au premier alinéa du présent article bénéficient des protections prévues aux I et III de l'article 10-1 et aux articles 12 à 13-1 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.
📄 Article 222-33-2 du Code pénal
Le fait de harceler autrui par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Décision - chambre sociale - 28/05/2026
Les propos à connotation sexuelle ou sexiste adressés devant plusieurs salariés peuvent-ils constituer un harcèlement sexuel même si la victime n'est pas directement visée ? — Les propos à connotation sexuelle ou sexiste, lorsqu'ils sont adressés ou adoptés devant plusieurs salariés, peuvent être considérés comme du harcèlement sexuel subi par chacun d'eux. Il n'est pas nécessaire que la victime soit directement visée par ces comportements pour établir l'existence d'un environnement de travail humiliant.
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