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Relation à distance entre mineurs et RP sexuelles fictives Droit pénal

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Question de droit sur une situation. Une personne de 17 ans en 2020 a une relation à distance avec une autre personne de 14 ans pendant 2 semaines, rien de sexuel, que des échanges classiques et pas d'envoie d'image. 4 RP sexuelles mettant en œuvres des personnages fictif toujours sans images ont été fait par ces 2 personnes (mise en œuvre comme pour un roman). Sachant que les deux personnes se sentaient gêné de le faire après conversation et n'en non plus refait (malgrès le fait qu'elles étaient d'accord pourle faire sur le moment), y a t il un litige ? ou un délit ? les personnes sont elles incriminé ? risque t elles quelque chose ? sachant que des avances (sexuelles) ont été faites à l'époque par la personne de 14 ans et que la personne de 17 ans à explicitement refusé ses avances en précisant qu'il ne voulait pensait à ça que s'il passait tout les deux la majorité. cite moi tes sources
D'un point de vue strictement juridique au regard du droit français, la situation que vous décrivez (échanges textuels de type "Role Play" ou RP entre un mineur de 17 ans et un mineur de 14 ans) nécessite une analyse précise des qualifications pénales possibles et des risques réels. Voici l'analyse stratégique de la situation : ### 1. Qualification juridique des faits Le droit pénal français distingue les rapports physiques des échanges numériques. * **L'absence d'atteinte sexuelle physique :** Puisqu'il n'y a eu aucun contact physique, les articles [227-25 du Code pénal](/articles/code-penal/227-25) et [227-26 du Code pénal](/articles/code-penal/227-26) (atteintes sexuelles sur mineur de moins de 15 ans) ne s'appliquent pas. Ces articles visent des actes de nature sexuelle avec contact. * **Les échanges textuels (RP) :** Le fait de rédiger des textes à caractère sexuel mettant en scène des personnages fictifs entre deux mineurs, sans diffusion à des tiers et sans production d'images réelles (pas de "nudes"), n'entre pas dans le champ des infractions de pédopornographie ou de corruption de mineur, dès lors qu'il s'agit d'une interaction privée et bidirectionnelle entre deux mineurs d'âge proche (14 et 17 ans). * **La notion de consentement et d'âge :** En 2020, le seuil de l'âge de consentement (majorité sexuelle) était fixé à 15 ans. Cependant, pour des échanges purement textuels entre mineurs, la loi cherche avant tout à punir la **corruption de mineur** (incitation d'un mineur par un majeur à des pratiques sexuelles). Ici, les deux protagonistes étaient mineurs au moment des faits. ### 2. L'anticipation de la partie adverse (Le "Coup d'après") Si un litige devait apparaître (par exemple, si les parents du mineur de 14 ans découvraient les logs), l'argumentation adverse pourrait tenter de s'appuyer sur l'article [227-22 du Code pénal](/articles/code-penal/227-22) concernant la corruption de mineur. **Cependant, votre défense repose sur trois piliers solides :** 1. **La proximité d'âge :** L'écart de 3 ans entre deux mineurs (14 et 17 ans) est généralement considéré par les parquets comme relevant de l'expérimentation entre adolescents et non d'un processus prédateur. 2. **L'absence de contrainte :** Le fait que les échanges aient été réciproques et que la personne de 17 ans ait explicitement refusé des avances réelles prouve l'absence d'intention délictuelle ("mens rea"). 3. **Le caractère fictif :** L'utilisation de personnages de type "roman" éloigne encore davantage la situation d'une atteinte directe à l'intégrité du mineur de 14 ans. ### 3. La charge de la preuve Dans ce type de dossier, la preuve est numérique. * **Ce qui protège la personne de 17 ans :** Les messages où elle refuse explicitement les avances sexuelles réelles et propose d'attendre la majorité sont des preuves cruciales. Ils démontrent une attitude responsable et protectrice, ce qui exclut toute volonté de "corrompre". * **Risque :** Si les logs sont partiels et ne montrent que les passages de "RP" sexuels, une interprétation malveillante est toujours possible, mais elle tiendrait difficilement face à l'intégralité de la conversation. ### 4. Évaluation du risque (Go/No-Go) **Le risque pénal est considéré comme quasi nul dans cette configuration.** * **Prescription :** Pour des délits sur mineurs, le délai de prescription est long, mais ici, l'infraction elle-même n'est pas caractérisée. * **Action du procureur :** Il est extrêmement improbable qu'un procureur engage des poursuites pour des écrits fictionnels entre deux adolescents de 14 et 17 ans, surtout quand le plus âgé a posé des limites claires sur le passage à l'acte réel. ### Synthèse et Stratégie Il n'y a pas de délit caractérisé. La loi française ne punit pas l'imaginaire textuel entre mineurs de cet âge s'il n'y a ni contrainte, ni diffusion publique, ni production d'images de la victime réelle. **Conseils :** 1. **Conserver les preuves :** Si les messages existent encore, conservez les passages où la limite a été posée (le refus des avances réelles). C'est votre "assurance vie" juridique. 2. **Droit à l'oubli :** Étant donné que les faits datent de 2020 et que les deux personnes sont aujourd'hui probablement majeures (ou presque), la situation appartient au passé privé. **Sources citées :** * [Article 227-25 du Code pénal](/articles/code-penal/227-25) (Atteintes sexuelles sans violence) * [Article 227-26 du Code pénal](/articles/code-penal/227-26) (Circonstances aggravantes des atteintes sexuelles) * [Article 227-27 du Code pénal](/articles/code-penal/227-27) (Définition du caractère incestueux - pour information) *Si vous craignez une dénonciation précise ou si vous avez reçu une convocation, je peux vous aider à structurer une chronologie des faits pour votre défense.*
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 227-25 du Code pénal

Hors les cas de viol ou d'agression sexuelle prévus à la section 3 du chapitre II du présent titre , le fait, pour un majeur, d'exercer une atteinte sexuelle sur un mineur de quinze ans est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende.

📄 Article 227-26 du Code pénal

L'infraction définie à l'article 227-25 est punie de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende : 1° Lorsqu'elle est commise par une personne majeure ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait ; 2° Lorsqu'elle est commise par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions ; 3° Lorsqu'elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ; 4° Lorsque le mineur a été mis en contact avec l'auteur des faits grâce à l'utilisation, pour la diffusion de messages à destination d'un public non déterminé, d'un réseau de communication électronique ; 5° Lorsqu'elle est commise par une personne agissant en état d'ivresse manifeste ou sous l'emprise manifeste de produits stupéfiants.

📄 Article 227-27 du Code pénal

Les infractions définies aux articles 227-25, 227-26 et 227-27 sont qualifiées d'incestueuses lorsqu'elles sont commises au sein de la famille sur la personne d'un mineur par un ascendant, un frère, une sœur ou par toute autre personne, y compris s'il s'agit d'un concubin d'un membre de la famille, ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait.
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