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Pension alimentaire et revenus d'un CDD Droit de la famille Pension alimentaire

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Je suis en contrat de cdd j’ai reçu en salaire 1800 euro suite à cela mon père donc continuer à me payer la pension alimentaire ou peut arrêter suite à mes revenus
La question de l'arrêt de la pension alimentaire lorsqu'un enfant majeur commence à travailler est une source fréquente de litiges. Voici l'analyse stratégique de votre situation selon le droit français. ### 1. Le principe : L'autonomie financière Selon [l'article 371-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+371-2+du+Code+civil), l'obligation d'entretien des parents ne cesse pas de plein droit à la majorité. Elle se poursuit jusqu'à ce que l'enfant atteigne une **autonomie financière réelle et stable**. Avec un salaire de **1 800 € net**, vous percevez une rémunération supérieure au SMIC. Dans la pratique judiciaire, un tel revenu est généralement considéré comme suffisant pour couvrir les besoins de la vie courante. Votre père pourrait donc légitimement demander la suppression de la pension. ### 2. L'anticipation : L'argument du CDD (Le "Coup d'après") Si votre père demande l'arrêt de la pension, son argument principal sera votre niveau de ressources. Cependant, vous disposez d'un contre-argument majeur : **la précarité du CDD**. * **Votre stratégie :** Un CDD est par définition temporaire. Vous pouvez arguer que votre autonomie n'est pas encore "stable". * **Le risque :** Si le juge estime que 1 800 € vous permettent de subvenir à vos besoins *pendant la durée du contrat*, il peut suspendre la pension pour la durée du CDD et prévoir sa reprise automatique en cas de retour au chômage ou à la poursuite d'études. ### 3. La procédure : Pas d'arrêt unilatéral C'est le point le plus important pour vous : **votre père ne peut pas décider seul d'arrêter de payer s'il existe un jugement.** * **Si un jugement a fixé la pension :** Il doit continuer à payer tant qu'un nouveau jugement (ou une convention parentale homologuée) n'a pas annulé l'obligation. S'il arrête de lui-même, vous pouvez engager une procédure de recouvrement forcé via un commissaire de justice ou l'ARIPA ([Article 373-2-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2-2+du+Code+civil)). * **La jurisprudence :** Comme l'a rappelé la [Cour d'appel, pôle 3 - chambre 5, 16/09/2025](/decisions/68ca42ebb60eec8c75d07fad), la contribution est fixée en fonction des besoins de l'enfant et des ressources du débiteur. Si vos besoins sont désormais couverts par votre salaire, le juge fera droit à sa demande. ### 4. Évaluation des risques et conseil stratégique | Risque | Description | | :--- | :--- | | **Risque de remboursement** | Si votre père saisit le juge et que la procédure dure 6 mois, le juge peut rendre une décision rétroactive. Vous pourriez devoir rembourser les sommes perçues depuis le début de votre CDD. | | **Risque relationnel** | Maintenir une pension alors que vous gagnez 1 800 € peut être perçu comme abusif par un juge et dégrader vos rapports familiaux. | **Conseils pratiques :** 1. **Transparence :** Vous avez l'obligation d'informer votre père de votre changement de situation (votre contrat de travail). 2. **Solution amiable :** Proposez-lui une suspension de la pension par écrit pendant la durée de votre CDD, à condition qu'il s'engage à la reprendre si vous ne retrouvez pas d'emploi à l'issue du contrat. 3. **Preuve :** Gardez vos justificatifs de charges (loyer, factures, frais de transport) pour démontrer que, malgré vos 1 800 €, il vous reste peut-être des besoins non couverts (si votre loyer est très élevé par exemple). Si vous le souhaitez, je peux rédiger pour vous un modèle de message ou de courrier à adresser à votre père pour formaliser un accord amiable sur la suspension de la pension.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 371-2 du Code civil

Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. Cette obligation ne cesse de plein droit ni lorsque l'autorité parentale ou son exercice est retiré, ni lorsque l'enfant est majeur.

📄 Article 373-2-2 du Code civil

I.-En cas de séparation entre les parents, ou entre ceux-ci et l'enfant, la contribution à son entretien et à son éducation prend la forme d'une pension alimentaire versée, selon le cas, par l'un des parents à l'autre, ou à la personne à laquelle l'enfant a été confié. Les modalités et les garanties de cette pension alimentaire sont fixées par : 1° Une décision judiciaire ; 2° Une convention homologuée par le juge ; 3° Une convention de divorce ou de séparation de corps par consentement mutuel selon les modalités prévues à l'article 229-1 ; 4° Un acte reçu en la forme authentique par un notaire ; 5° Une convention à laquelle l'organisme débiteur des prestations familiales a donné force exécutoire en application de l' article L. 582-2 du code de la sécurité sociale . 6° Une transaction ou un acte constatant un accord issu d'une médiation, d'une conciliation ou d'une procédure participative, lorsqu'ils sont contresignés par les avocats de chacune des parties et revêtus de la formule exécutoire par le greffe de la juridiction compétente en application du 7° de l'article L. 111-3 du code des procédures civiles d'exécution . Il peut être notamment prévu le versement de la pension alimentaire par virement bancaire ou par tout autre moyen de paiement. Cette pension peut en tout ou partie prendre la forme d'une prise en charge directe de frais exposés au profit de l'enfant ou être, en tout ou partie, servie sous forme d'un droit d'usage et d'habitation. II.-Lorsque la pension est fixée en tout ou partie en numéraire par un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I, son versement par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier est mis en place, pour la part en numéraire, dans les conditions et selon les modalités prévues au chapitre II du titre VIII du livre V du code de la sécurité sociale et par le code de procédure civile . Toutefois, l'intermédiation n'est pas mise en place dans les cas suivants : 1° En cas de refus des deux parents, ce refus devant être mentionné dans les titres mentionnés au I du présent article et pouvant, lorsque la pension est fixée dans un titre mentionné au 1° du même I, être exprimé à tout moment de la procédure ; 2° A titre exceptionnel, lorsque le juge estime, par décision spécialement motivée, le cas échéant d'office, que la situation de l'une des parties ou les modalités d'exécution de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant sont incompatibles avec sa mise en place. Lorsqu'elle est mise en place, il est mis fin à l'intermédiation sur demande de l'un des parents, adressée à l'organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l'autre parent. Le deuxième alinéa, le 1° et l'avant-dernier alinéa du présent II ne sont pas applicables lorsque l'une des parties fait état, dans le cadre de la procédure conduisant à l'émission d'un des titres mentionnés au I, de ce que le parent débiteur a fait l'objet d'une plainte ou d'une condamnation pour des faits de menaces ou de violences volontaires sur le parent créancier ou l'enfant ou lorsque l'une des parties produit, dans les mêmes conditions, une décision de justice concernant le parent débiteur mentionnant de telles menaces ou violences dans ses motifs ou son dispositif. III.-Lorsque le versement de la pension par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier n'a pas été mis en place ou lorsqu'il y a été mis fin, l'intermédiation financière est mise en œuvre à la demande d'au moins l'un des deux parents auprès de l'organisme débiteur des prestations familiales, selon les modalités prévues à l'article L. 582-1 du code de la sécurité sociale , sous réserve que la pension soit fixée en tout ou partie en numéraire par un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I du présent article. Lorsque l'intermédiation financière a été écartée en application du 2° du II, son rétablissement est demandé devant le juge, qui apprécie l'existence d'un élément nouveau. IV.-Dans les cas mentionnés aux 3° à 6° du I, la date de paiement et les modalités de revalorisation annuelle du montant de la pension versée par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales respectent des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Il en est de même dans le cas mentionné au 2° du même I, sauf lorsque la convention homologuée comporte des stipulations relatives au paiement de la pension ou à sa revalorisation ou a expressément exclu cette dernière. Un décret en Conseil d'Etat précise également les éléments strictement nécessaires, incluant le cas échéant le fait que l'une des parties a fait état ou a produit les informations et éléments mentionnés au dernier alinéa du II, au regard de la nécessité de protéger la vie privée des membres de la famille, au versement de la pension par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales que les greffes, les avocats et les notaires sont tenus de transmettre aux organismes débiteurs des prestations familiales en sus des extraits exécutoires des décisions mentionnées au 1° du I ou des copies exécutoires des conventions et actes mentionnés aux 2° à 4° et 6° du même I, ainsi que les modalités de leur transmission.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Décision - Pôle 3 - Chambre 5 - 16/09/2025

Quel est le montant de la contribution à l'entretien et à l'éducation d'un enfant majeur fixé par la cour ? — La contribution à l'entretien et à l'éducation d'un enfant majeur doit être fixée en fonction des besoins de l'enfant et des ressources du débiteur. La cour peut réévaluer cette contribution annuellement en fonction de l'indice des prix à la consommation.
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Oui sauf que je gagne pas 1800 tout les mois la ces parce que j’ai fait des heure supplémentaire
C'est une précision fondamentale qui modifie l'analyse de votre **autonomie financière**. Si les 1 800 € ne sont pas votre salaire de base mais le résultat d'un surcroît exceptionnel d'activité, votre situation doit être analysée sur la durée. Voici comment ajuster votre stratégie face à votre père ou devant un juge : ### 1. La distinction entre revenu stable et revenus exceptionnels Le juge aux affaires familiales (JAF) se base sur la notion de **revenus réguliers**. Les heures supplémentaires sont, par nature, aléatoires et non garanties dans le temps. * **L'argument stratégique :** Vous devez démontrer que votre salaire "de base" (hors majorations pour heures supplémentaires prévues par [l'article L3121-28 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article+L3121-28+du+Code+du+travail)) est insuffisant pour couvrir l'intégralité de vos besoins (loyer, nourriture, santé, charges). * **La preuve :** Munissez-vous de votre contrat de travail mentionnant votre salaire brut de base et de vos derniers bulletins de paie. Le juge fera la moyenne de vos revenus sur les 6 ou 12 derniers mois pour lisser l'effet des heures supplémentaires. ### 2. L'anticipation de la défense de votre père Votre père pourra rétorquer que même sans heures supplémentaires, vous percevez une rémunération qui réduit vos besoins. * **Contre-attaque :** Rappelez que l'obligation d'entretien de [l'article 371-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+371-2+du+Code+civil) peut être **maintenue partiellement**. Si votre salaire de base est, par exemple, de 1 400 € net, le juge peut décider de ne pas supprimer la pension mais de simplement en **réduire le montant** pour compléter ce qui vous manque. ### 3. La charge de la preuve (Le point critique) Si votre père saisit le juge pour supprimer la pension, c'est à **lui** de prouver que vous êtes devenu autonome. Cependant, une fois qu'il a prouvé que vous travaillez, c'est à **vous** de prouver que ce travail ne suffit pas à vous faire vivre. **Les pièces indispensables à préparer :** * Votre contrat de CDD (pour montrer la date de fin et la précarité). * Vos 3 derniers bulletins de salaire (pour montrer la variation due aux heures supplémentaires). * Un tableau récapitulatif de vos charges fixes (loyer, électricité, assurance, abonnement transport). ### 4. Risque et pragmatisme Si vos revenus (même hors heures supplémentaires) sont proches de 1 500 € ou 1 600 € net, le risque que le juge supprime la pension est réel, car ce montant est supérieur au seuil de pauvreté et au SMIC. **Conseil stratégique :** Au lieu de risquer une suppression totale et définitive par un juge, vous pourriez proposer à votre père une **réduction temporaire** de la pension. Par exemple : "Mon salaire de base est de X €, mais ce mois-ci j'ai fait beaucoup d'heures. Je te propose de baisser la pension de [Montant] € tant que je suis en contrat, à condition qu'on reprenne le montant initial si mon contrat s'arrête." Je peux vous lister précisément les critères que les juges utilisent pour calculer le "reste à charge" d'un enfant majeur afin de vérifier si votre pension est réellement menacée. Souhaitez-vous que nous fassions ce calcul ensemble ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L3121-28 du Code du travail

Toute heure accomplie au delà de la durée légale hebdomadaire ou de la durée considérée comme équivalente est une heure supplémentaire qui ouvre droit à une majoration salariale ou, le cas échéant, à un repos compensateur équivalent.

📄 Article L3121-33 du Code du travail

I.-Une convention ou un accord collectif d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche : 1° Prévoit le ou les taux de majoration des heures supplémentaires accomplies au-delà de la durée légale ou de la durée considérée comme équivalente. Ce taux ne peut être inférieur à 10 % ; 2° Définit le contingent annuel prévu à l'article L. 3121-30 ; 3° Fixe l'ensemble des conditions d'accomplissement d'heures supplémentaires au-delà du contingent annuel ainsi que la durée, les caractéristiques et les conditions de prise de la contrepartie obligatoire sous forme de repos prévue au même article L. 3121-30. Cette contrepartie obligatoire ne peut être inférieure à 50 % des heures supplémentaires accomplies au-delà du contingent annuel mentionné audit article L. 3121-30 pour les entreprises de vingt salariés au plus, et à 100 % de ces mêmes heures pour les entreprises de plus de vingt salariés. L'effectif salarié et le franchissement du seuil de vingt salariés sont déterminés selon les modalités prévues à l'article L. 130-1 du code de la sécurité sociale . Les heures supplémentaires sont accomplies, dans la limite du contingent annuel applicable dans l'entreprise, après information du comité social et économique. Les heures supplémentaires sont accomplies, au-delà du contingent annuel applicable dans l'entreprise, après avis du comité social et économique. II.-Une convention ou un accord collectif d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche peut également : 1° Prévoir qu'une contrepartie sous forme de repos est accordée au titre des heures supplémentaires accomplies dans la limite du contingent ; 2° Prévoir le remplacement de tout ou partie du paiement des heures supplémentaires, ainsi que des majorations, par un repos compensateur équivalent. III.-Une convention ou un accord d'entreprise peut adapter les conditions et les modalités d'attribution et de prise du repos compensateur de remplacement.

📄 Article L3242-1 du Code du travail

La rémunération des salariés est mensuelle et indépendante, pour un horaire de travail effectif déterminé, du nombre de jours travaillés dans le mois. Le paiement mensuel neutralise les conséquences de la répartition inégale des jours entre les douze mois de l'année. Pour un horaire équivalent à la durée légale hebdomadaire, la rémunération mensuelle due au salarié se calcule en multipliant la rémunération horaire par les 52/12 de la durée légale hebdomadaire. Le paiement de la rémunération est effectué une fois par mois. Un acompte correspondant, pour une quinzaine, à la moitié de la rémunération mensuelle, est versé au salarié qui en fait la demande. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux salariés travaillant à domicile, aux salariés saisonniers, aux salariés intermittents et aux salariés temporaires.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Décision - CIVIL TP SAINT BENOIT - 22/09/2025

Quel est le montant de la pension alimentaire due par le parent non gardien ? — Le juge doit déterminer le montant de la pension alimentaire en tenant compte des besoins de l'enfant et des ressources du parent débiteur.
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