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Signalement d'une location de caravane et mobil-home sans assainissement sur parcelle agricole Droit du voisinage Bail d'habitation et location

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J ai fais un signalement à la mairie il ya 2.mois pour une location de caravane installée a l année sur une parcelle agricole louée sur le bon coin gîtes. Fr cybevasion a des touristes cette.caravane dispose d une terrasse couverte d une salle de bain extérieure avec baignoire sans assainissement les eaux grises sont deversee dans la nature cette parcelle est à côté de.chez moi de plus ces gens vivent aussi sur cette parcelle dans un mobilhome sans assainissement non plus la mairie ne fait rien
## Situation juridique Les faits que vous décrivez peuvent relever de plusieurs problèmes distincts : - **rejet d’eaux grises dans la nature**, potentiellement constitutif d’une pollution ; - **absence d’assainissement** pour la caravane et le mobil-home ; - **hébergement touristique sans autorisation**, selon le classement de la parcelle et les règles locales d’urbanisme ; - éventuelle **occupation irrégulière d’une parcelle agricole**. Le rejet de substances ou déchets dans les eaux ou le milieu naturel peut être pénalement sanctionné lorsqu’il entraîne des effets nuisibles sur la santé, la faune ou la flore, selon [Article L216-6 du Code de l'environnement](/articles/code-de-l-environnement/L216-6) [Article L216-6 du Code de l'environnement](/articles/code-de-l-environnement/L216-6). La qualification exacte dépendra toutefois de la nature du rejet et des preuves disponibles. ## Ce que vous devez faire maintenant ### 1. Relancer la mairie par écrit Adressez une **mise en demeure d’agir ou, plus prudemment, un signalement formel**, au maire, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception ou via le dispositif de saisine électronique. Demandez expressément : 1. une inspection de la parcelle ; 2. la vérification de la conformité urbanistique de la caravane, du mobil-home et de la terrasse ; 3. la saisine du service public d’assainissement non collectif — SPANC ; 4. la vérification des rejets d’eaux usées ; 5. la communication des suites données à votre signalement initial. Joignez les photographies, dates, adresse exacte, captures de l’annonce touristique et tout élément montrant les rejets. ### 2. Saisir les autorités en parallèle Ne restez pas limité à la mairie : - **SPANC ou intercommunalité** : absence d’assainissement ; - **préfecture**, service environnement ou direction départementale compétente : inertie de la commune ou risque environnemental ; - **OFB ou gendarmerie** : rejet délibéré d’eaux usées, si vous pouvez le documenter ; - éventuellement **service urbanisme intercommunal**, si la compétence n’est plus exercée directement par la mairie. ### 3. Faire constater les faits La mairie pourra soutenir qu’elle ne dispose pas de preuve suffisante ou qu’il s’agit d’un simple différend de voisinage. Constituez donc un dossier : - photographies et vidéos datées des écoulements ; - localisation précise du point de rejet ; - témoignages écrits de voisins ; - copies de l’annonce et des réservations visibles ; - constat de commissaire de justice si les rejets sont réguliers ; - description des nuisances : odeurs, ruissellement, pollution, insectes, risques sanitaires. Évitez d’entrer sur la parcelle ou de filmer l’intérieur des logements sans autorisation. ## En cas d’inaction persistante Après une relance formelle restée sans réponse, vous pouvez : - adresser une réclamation au préfet ; - déposer plainte auprès de la gendarmerie ou du procureur si les rejets sont caractérisés ; - demander à un avocat ou à une association agréée en environnement d’examiner un recours contre l’inaction administrative. Si l’insalubrité ou l’insécurité concerne un logement occupé, le propriétaire ou l’exploitant peut, dans certaines situations, avoir une obligation de relogement ou d’hébergement des occupants en application de [Article L521-1 du Code de la construction et de l'habitation](/articles/code-de-la-construction-et-de-l-habitation/L521-1) [Article L521-1 du Code de la construction et de l'habitation](/articles/code-de-la-construction-et-de-l-habitation/L521-1). Cette règle protège principalement les occupants et ne remplace pas les procédures d’urbanisme ou de police environnementale. ## Point stratégique Le plus efficace est de **ne pas présenter uniquement le problème comme une nuisance de voisinage**. Formulez votre signalement autour de trois axes : **rejets d’eaux usées, absence d’assainissement et exploitation touristique potentiellement irrégulière**. Demandez une réponse écrite et conservez la preuve de chaque démarche. Je peux vous rédiger immédiatement un courrier formel au maire, avec copie au SPANC et au préfet.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L521-1 du Code de la construction et de l'habitation

Pour l'application du présent chapitre, l'occupant est le titulaire d'un droit réel conférant l'usage, le locataire, le sous-locataire ou l'occupant de bonne foi des locaux à usage d'habitation et de locaux d'hébergement constituant son habitation principale. Le propriétaire ou l'exploitant est tenu d'assurer le relogement ou l'hébergement des occupants ou de contribuer au coût correspondant dans les conditions prévues à l'article L. 521-3-1. -lorsqu'un établissement recevant du public utilisé aux fins d'hébergement fait l'objet de mesures destinées à faire cesser une situation d'insécurité en application de l'article L. 184-1. Cette obligation est faite sans préjudice des actions dont dispose le propriétaire ou l'exploitant à l'encontre des personnes auxquelles l'état d'insalubrité ou d'insécurité serait en tout ou partie imputable.

📄 Article L521-2 du Code de la construction et de l'habitation

I.-Le loyer en principal ou toute autre somme versée en contrepartie de l'occupation cessent d'être dus pour les locaux qui font l'objet de mesures décidées en application de l'article L. 184-1, à compter du premier jour du mois qui suit l'envoi de la notification de la mesure de police. Les loyers ou redevances sont à nouveau dus à compter du premier jour du mois qui suit le constat de la réalisation des mesures prescrites. Pour les locaux visés par un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité pris en application de l'article L. 511-11 ou de l'article L. 511-19, sauf dans le cas prévu au deuxième alinéa de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique ou lorsque la mesure est prise à l'encontre de la personne qui a l'usage des locaux ou installations, le loyer en principal ou toute autre somme versée en contrepartie de l'occupation du local ou de l'installation, qu'il ou elle soit à usage d'habitation, professionnel ou commercial, cesse d'être dû à compter du premier jour du mois qui suit l'envoi de la notification de l'arrêté ou de son affichage à la mairie et sur la façade de l'immeuble, jusqu'au premier jour du mois qui suit l'envoi de la notification ou l'affichage de l'arrêté de mainlevée. Les loyers ou toutes autres sommes versées en contrepartie de l'occupation du local ou de l'installation, qu'il ou elle soit à usage d'habitation, professionnel ou commercial, indûment perçus par le propriétaire, l'exploitant ou la personne ayant mis à disposition les locaux sont restitués à l'occupant ou déduits des loyers dont il devient à nouveau redevable. Lorsque le local visé par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du présent I est un meublé de tourisme, au sens du I de l'article L. 324-1-1 du code du tourisme, les sommes versées en contrepartie de la location cessent d'être dues à compter du jour suivant l'envoi de la notification de l'arrêté ou de son affichage à la mairie et sur la façade de l'immeuble, jusqu'au jour suivant l'envoi de la notification ou l'affichage de l'arrêté de mainlevée. Toute somme indûment perçue par le propriétaire, l'exploitant ou la personne ayant mis à disposition les locaux est restituée au locataire. II.-Dans les locaux visés au I, la durée résiduelle du bail à la date du premier jour du mois suivant l'envoi de la notification de la mainlevée de l'arrêté de traitement de l'insalubrité ou de mise en sécurité ou du constat de la réalisation des mesures prescrites, ou leur affichage, est celle qui restait à courir au premier jour du mois suivant l'envoi de la notification de l'arrêté d'insalubrité ou de péril, de l'injonction, de la mise en demeure ou des prescriptions, ou leur affichage. Ces dispositions s'appliquent sans préjudice des dispositions du dernier alinéa de l'article 1724 du code civil . III.-Lorsque les locaux sont frappés d'une interdiction définitive d'habiter et d'utiliser, les baux et contrats d'occupation ou d'hébergement poursuivent de plein droit leurs effets, exception faite de l'obligation de paiement du loyer ou de toute somme versée en contrepartie de l'occupation, jusqu'à leur terme ou jusqu'au départ des occupants et au plus tard jusqu'à la date limite fixée par l'arrêté de traitement de l'insalubrité ou de mise en sécurité. Un arrêté de traitement de l'insalubrité, un arrêté de mise en sécurité ou la prescription de mesures destinées à faire cesser une situation d'insécurité ne peut entraîner la résiliation de plein droit des baux et contrats d'occupation ou d'hébergement, sous réserve des dispositions du VII de l'article L. 521-3-2 . Les occupants qui sont demeurés dans les lieux faute d'avoir reçu une offre de relogement conforme aux dispositions du II de l'article L. 521-3-1 sont des occupants de bonne foi qui ne peuvent être expulsés de ce fait.

📄 Article L216-6 du Code de l'environnement

Le fait de jeter, déverser ou laisser s'écouler dans les eaux superficielles, souterraines ou les eaux de la mer dans la limite des eaux territoriales, directement ou indirectement, une ou des substances quelconques dont l'action ou les réactions entraînent, même provisoirement, des effets nuisibles sur la santé ou des dommages à la flore ou à la faune, à l'exception des dommages visés aux articles L. 218-73 et L. 432-2 , ou des modifications significatives du régime normal d'alimentation en eau ou des limitations d'usage des zones de baignade, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Lorsque l'opération de rejet est autorisée par arrêté, les dispositions de cet alinéa ne s'appliquent que si les prescriptions de cet arrêté ne sont pas respectées. Le tribunal peut également imposer au condamné de procéder à la restauration du milieu aquatique dans le cadre de la procédure prévue par l'article L. 173-9. Ces mêmes peines et mesures sont applicables au fait de jeter ou abandonner des déchets en quantité importante dans les eaux superficielles ou souterraines ou dans les eaux de la mer dans la limite des eaux territoriales, sur les plages ou sur les rivages de la mer. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux rejets en mer effectués à partir des navires. Le délai de prescription de l'action publique des délits mentionnés au présent article court à compter de la découverte du dommage.
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J ai déjà formulé 2 courriers avec texte de loi en insistant sur la pollution, la location illicite avec photo de geoportail montrant toutes les installations ,mobilhome chalet bois caravane, terrasse en béton plus terrasse couverte sur la caravane,un bateau de nombreux animaux, poules,lama,chèvre avec copie des annonces de locations plus photo de la salle de bain extérieure sur bon coin gîtes. Fr cybevasion avec planning de réservation de la caravane le tout relié par un câble électrique enterré depuis la maison de la mère sur une distance de plus de 100m.ils sont aussi proprietaites de chevaux dipersé dans plusieurs champs sans parler des nuisances généré par leur tracteur au quotidien .je précise que je suis propriétaire et que je suis ces nuisances depuis plusieurs années j'ai i achetée 2008 ils sont arrivé en mobilhome en 2015 et la location de la caravane depuis 3 ans
## Révision de conseil Votre nouveau récit renforce nettement le dossier. Je ne vous conseille plus de présenter l’affaire comme une simple nuisance de voisinage : il faut désormais la traiter comme un **ensemble d’occupations, d’aménagements, d’activités touristiques et de rejets potentiellement irréguliers sur une parcelle agricole**. La durée est également importante : mobil-home depuis **2015**, location de la caravane depuis environ **2023**, et nuisances subies depuis l’achat de votre propriété en **2008**. Cela permet de démontrer une situation durable, mais ne prouve pas automatiquement que chaque installation est illégale : il faut vérifier les autorisations, le PLU et le statut exact de la parcelle. ## Ce que votre dossier établit déjà Les éléments les plus utiles sont : - photos aériennes et photos des installations ; - annonces de location et planning de réservations ; - terrasse bétonnée et terrasse couverte ; - salle de bains extérieure ; - absence alléguée d’assainissement ; - rejet d’eaux grises ; - alimentation électrique enterrée sur plus de 100 mètres ; - présence permanente d’un mobil-home ; - animaux et activité équestre ; - nuisances répétées du tracteur. Une décision de la **CAA de Lyon du 29 septembre 2022** concernait précisément une demande visant à faire constater des infractions liées à un bloc sanitaire et au stationnement prolongé de caravanes sur un terrain voisin ; elle montre que le refus ou le silence du maire peut être contesté, mais que le requérant doit formuler précisément les infractions et justifier son intérêt à agir. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000046381185?utm_source=openai)) Une autre décision de la **CAA de Bordeaux du 17 décembre 2021** concernait l’installation non autorisée d’un mobil-home, d’une caravane et d’un bâtiment pour animaux sur des parcelles agricoles. Elle rappelle toutefois qu’une activité agricole réelle peut, dans certains cas, justifier la présence d’installations : la présence de chevaux, chèvres, lama ou poules ne suffit donc pas, à elle seule, à démontrer une infraction. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000044515508?utm_source=openai)) ## Les démarches à engager maintenant ### 1. Envoyer un troisième courrier, mais différent Il ne faut pas simplement répéter les deux précédents. Envoyez une **demande formelle de contrôle et de communication des suites données**, adressée : - au maire ; - au service urbanisme ; - au SPANC ou à l’intercommunalité ; - avec copie au préfet. Demandez notamment : 1. la vérification de toutes les autorisations d’urbanisme ; 2. le contrôle de l’assainissement ; 3. le constat des éventuels rejets dans la nature ; 4. la vérification de l’exploitation touristique ; 5. la vérification de l’alimentation électrique et des aménagements ; 6. une réponse écrite sur les suites données à vos deux précédents courriers. Les travaux réalisés sans autorisation ou en méconnaissance d’une autorisation peuvent relever de [l’article L480-4 du Code de l’urbanisme]([Article L480-4 du Code de l'urbanisme](/articles/code-de-l-urbanisme/L480-4)). Le contrôle de la salubrité des bâtiments et installations peut également être pertinent au regard de [l’article L151-1 du Code de la construction et de l’habitation]([Article L151-1 du Code de la construction et de l'habitation](/articles/code-de-la-construction-et-de-l-habitation/L151-1)). ### 2. Séparer les problèmes dans le dossier Ne regroupez pas tout sous le mot « pollution ». Faites quatre rubriques : - **urbanisme** : caravanes, mobil-home, chalet, terrasses, salle de bains, bateau ; - **assainissement et environnement** : eaux grises, baignoire extérieure, absence de dispositif ; - **activité commerciale** : annonces, réservations, clientèle touristique ; - **troubles de voisinage** : tracteur, bruit, odeurs, animaux, circulation. Cette présentation évitera que la mairie réponde uniquement sur un seul point en laissant les autres sans examen. ### 3. Saisir la préfecture en cas de nouveau silence La CAA de Lyon a précisément examiné une situation dans laquelle le maire n’avait pas donné suite à une demande de constat d’infractions et où la préfète n’avait pas davantage été saisie efficacement. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000046381185?utm_source=openai)) Si vos deux courriers sont restés sans réponse, joignez : - les deux courriers ; - les preuves de réception ; - les pièces déjà transmises ; - une chronologie complète depuis 2008 ; - une demande d’intervention ou de contrôle des services compétents. ## Attention au principal risque La mairie pourra soutenir : - que certaines installations sont anciennes ou tolérées ; - que les animaux correspondent à une véritable activité agricole ; - que les nuisances du tracteur relèvent d’un conflit de voisinage ; - que les photos aériennes ne permettent pas de dater précisément les constructions ; - qu’aucun rejet n’est suffisamment démontré. Vous devez donc obtenir, si possible, un **constat de commissaire de justice** sur les écoulements et les installations visibles depuis votre propriété, ainsi que des attestations de témoins. Ne pénétrez pas sur leur terrain et ne provoquez pas de confrontation. La responsabilité civile pour les dommages prouvés peut être envisagée sur le fondement de [l’article 1240 du Code civil]([Article 1240 du Code civil](/articles/code-civil/1240)), mais une action judiciaire serait prématurée sans preuve technique du rejet, de la nuisance et du lien avec votre préjudice. ## Conclusion pratique Votre prochaine étape n’est pas un quatrième signalement général : c’est un **courrier de relance structuré, exigeant une réponse précise point par point**, avec copie au préfet et au SPANC. En l’absence de réponse, il faudra envisager un recours contre le silence de l’administration, mais seulement après avoir identifié la décision exacte contestable et les autorisations éventuellement existantes. Je peux vous rédiger ce troisième courrier complet, avec une chronologie depuis 2008 et un bordereau de pièces numérotées.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1240 du Code civil

Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.

📄 Article L151-1 du Code de la construction et de l'habitation

Les bâtiments sont conçus, construits, équipés et aménagés ou rénovés de manière à ne pas porter atteinte à la santé des personnes qui y sont présentes dans des conditions normales d'occupation et d'usage de ces bâtiments et, le cas échéant, compte tenu de l'environnement dans lequel ils se situent.

📄 Article L480-4 du Code de l'urbanisme

Le fait d'exécuter des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 et L. 421-5-3 en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable est puni d'une amende comprise entre 1 200 euros et un montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas de construction d'une surface de plancher, une somme égale à 6 000 euros par mètre carré de surface construite, démolie ou rendue inutilisable au sens de l'article L. 430-2, soit, dans les autres cas, un montant de 300 000 euros. En cas de récidive, outre la peine d'amende ainsi définie un emprisonnement de six mois pourra être prononcé. Les peines prévues à l'alinéa précédent peuvent être prononcées contre les utilisateurs du sol, les bénéficiaires des travaux, les architectes, les entrepreneurs ou autres personnes responsables de l'exécution desdits travaux. Ces peines sont également applicables : 1. En cas d'inexécution, dans les délais prescrits, de tous travaux d'aménagement ou de démolition imposés par les autorisations visées au premier alinéa ; 2. En cas d'inobservation, par les bénéficiaires d'autorisations accordées pour une durée limitée ou à titre précaire, des délais impartis pour le rétablissement des lieux dans leur état antérieur ou la réaffectation du sol à son ancien usage ; 3. En cas d'inexécution, dans les délais prescrits par la mise en demeure prévue à l' article L. 121-22-5 , des travaux de démolition et de remise en état rendus nécessaires par le recul du trait de côte. En cas de méconnaissance des obligations imposées par l'article L. 451-3 , le tribunal ordonne en outre, en cas de perte ou de destruction de la plaque commémorative au cours des travaux, à la charge du maître d'ouvrage, la gravure et l'installation d'une nouvelle plaque apposée dans les conditions du deuxième alinéa dudit article. Toute association ou fondation reconnue d'utilité publique telle que définie à l'article 2-4 du code de procédure pénale peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les faits constituant une infraction à l'article L. 451-3 et portant un préjudice direct ou indirect aux intérêts collectifs qu'elle a pour objet de défendre. Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux infractions relatives à l'affichage des permis ou des déclarations préalables.
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Oui je veux bien le courrier mais je sais après vérification qu il n'y a aucune autorisation
Oui. Puisque vous indiquez avoir vérifié qu’**aucune autorisation d’urbanisme n’a été délivrée**, le courrier doit demander non plus une simple vérification, mais le **constat officiel des infractions et les suites administratives**. Voici un modèle prêt à envoyer. --- # **Objet : Troisième demande formelle de contrôle et de constat – installations et location touristique sans autorisation sur parcelle agricole** **Lettre recommandée avec accusé de réception** Madame / Monsieur le Maire, Je suis propriétaire de mon habitation depuis **2008**, située à proximité immédiate de la parcelle agricole occupée par mes voisins. Je vous ai déjà adressé deux courriers concernant les installations présentes sur cette parcelle et les nuisances qui en résultent. Malgré ces signalements, je n’ai reçu aucune réponse satisfaisante ni information précise sur les contrôles effectués. Après vérification, il apparaît qu’**aucune autorisation d’urbanisme n’a été délivrée** pour les installations et aménagements concernés. Sont notamment présents sur la parcelle : - un mobil-home occupé à l’année ; - une caravane proposée à la location touristique ; - un chalet en bois ; - une terrasse en béton ; - une terrasse couverte attenante à la caravane ; - une salle de bains extérieure avec baignoire ; - un bateau ; - une installation électrique alimentée par un câble enterré depuis une propriété voisine sur une distance de plus de 100 mètres. La caravane est proposée à la location sur plusieurs plateformes d’annonces touristiques, notamment **Le Bon Coin, Gîtes.fr et Cybevasion**. Je joins les copies des annonces ainsi que le planning de réservation dont je dispose. La parcelle est également occupée par de nombreux animaux, notamment des poules, un lama, une chèvre et des chevaux répartis dans plusieurs champs. L’utilisation quotidienne d’un tracteur génère en outre des nuisances répétées pour mon habitation. ## **Absence d’assainissement et rejets dans le milieu naturel** La caravane et le mobil-home semblent dépourvus de dispositif d’assainissement conforme. Les eaux grises provenant notamment de la salle de bains extérieure et de la baignoire sont rejetées dans la nature, sans dispositif apparent de collecte ou de traitement. Cette situation est susceptible de porter atteinte à la salubrité publique, à l’environnement et aux propriétés voisines. Je vous demande donc de faire procéder sans délai à un contrôle sur place par le **SPANC**, le service compétent en matière d’environnement et tout agent habilité. ## **Demandes précises** Compte tenu de ces éléments, je vous demande de bien vouloir : 1. faire constater officiellement les installations et aménagements présents sur la parcelle ; 2. vérifier leur conformité au document d’urbanisme applicable ; 3. établir, le cas échéant, les procès-verbaux correspondant aux infractions constatées ; 4. vérifier l’absence d’autorisation concernant le mobil-home, la caravane, le chalet, les terrasses et la salle de bains extérieure ; 5. faire contrôler le dispositif d’assainissement et les rejets d’eaux grises ; 6. vérifier la réalité et les conditions de l’activité de location touristique ; 7. m’indiquer quelles suites ont été données à mes deux précédents courriers ; 8. me communiquer par écrit les mesures envisagées et le calendrier d’intervention. La location d’un local meublé à usage d’habitation en tant que meublé de tourisme peut constituer un changement d’usage dans les communes concernées, conformément à [Article L631-7 du Code de la construction et de l'habitation](/articles/code-de-la-construction-et-de-l-habitation/L631-7) [Article L631-7 du Code de la construction et de l'habitation](/articles/code-de-la-construction-et-de-l-habitation/L631-7). La jurisprudence administrative reconnaît par ailleurs l’importance du constat matériel des infractions d’urbanisme et des suites pouvant être données lorsqu’une installation a été réalisée sans autorisation. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000053273437?utm_source=openai)) Je vous remercie de me transmettre une réponse écrite, précise et distincte pour chacun des points exposés ci-dessus, dans un délai de **quinze jours à compter de la réception du présent courrier**. À défaut de réponse ou d’intervention, je saisirai les services compétents de la préfecture, le SPANC, les services environnementaux compétents ainsi que, le cas échéant, le procureur de la République, en joignant l’ensemble des pièces déjà communiquées et les preuves de vos précédentes saisines. Je vous prie d’agréer, Madame / Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée. **Signature** ## **Pièces jointes** - Copie des deux courriers précédemment adressés ; - preuves de réception ; - photographies des installations ; - photographies ou captures Geoportail ; - copies des annonces de location ; - planning de réservation ; - photographies de la salle de bains extérieure et des rejets ; - tout témoignage ou élément relatif aux nuisances ; - chronologie des faits depuis 2008. **Conseil :** n’affirmez dans la version finale que les faits que vous pouvez personnellement constater ou documenter. Faites constater les rejets par un commissaire de justice si possible ; la mairie pourrait sinon répondre qu’aucune pollution n’est matériellement établie.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L631-7 du Code de la construction et de l'habitation

La présente section est applicable aux communes dont la liste est fixée par le décret mentionné au B du I de l'article 1406 bis du code général des impôts. Dans ces communes, le changement d'usage des locaux à usage d'habitation peut être soumis, sur décision de l'organe délibérant, à autorisation préalable dans les conditions fixées à l'article L. 631-7-1. Constituent des locaux à usage d'habitation toutes catégories de logements et leurs annexes, y compris les logements-foyers, logements de gardien, chambres de service, logements de fonction, logements inclus dans un bail commercial, locaux meublés donnés en location dans les conditions de l'article L. 632-1 ou dans le cadre d'un bail mobilité conclu dans les conditions prévues au titre Ier ter de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 . Pour l'application de la présente section, un local est réputé à usage d'habitation s'il était affecté à cet usage soit à une date comprise entre le 1er janvier 1970 et le 31 décembre 1976 inclus, soit à n'importe quel moment au cours des trente dernières années précédant la demande d'autorisation préalable au changement d'usage ou la contestation de l'usage dans le cadre des procédures prévues au présent livre, et sauf autorisation ultérieure mentionnée au quatrième alinéa du présent article. Cet usage peut être établi par tout mode de preuve, la charge de la preuve incombant à celui qui veut démontrer un usage illicite. Toutefois, les locaux construits ou ayant fait l'objet de travaux après le 1er janvier 1970 sont réputés avoir l'usage pour lequel la construction ou les travaux ont été autorisés, sauf autorisation ultérieure mentionnée au même quatrième alinéa. Lorsqu'une autorisation administrative a été accordée après le 1er janvier 1970 pour changer l'usage d'un local mentionné au troisième alinéa, le local dont le changement d'usage a été autorisé et, dans le cas où cette autorisation a été accordée contre compensation, le local ayant servi à compensation sont réputés avoir l'usage résultant de l'autorisation. Une autorisation d'urbanisme ayant pour conséquence de changer la destination de locaux à usage d'habitation ne constitue un mode de preuve valable que si elle est accompagnée d'une autorisation de changement d'usage. L'usage d'habitation s'entend de tout local habité ou ayant vocation à l'être même s'il n'est pas occupé effectivement, notamment en cas de vacance ou lorsqu'il a fait l'objet d'un arrêté pris sur le fondement du livre V du présent code. Sont nuls de plein droit tous accords ou conventions conclus en violation du présent article. Le fait de louer un local meublé à usage d'habitation en tant que meublé de tourisme, au sens du I de l' article L. 324-1-1 du code du tourisme , constitue un changement d'usage au sens du présent article.

📄 Article 1719 du Code civil

Le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation particulière : 1° De délivrer au preneur la chose louée et, s'il s'agit de son habitation principale, un logement décent. Lorsque des locaux loués à usage d'habitation sont impropres à cet usage, le bailleur ne peut se prévaloir de la nullité du bail ou de sa résiliation pour demander l'expulsion de l'occupant ; 2° D'entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée ; 3° D'en faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail ; 4° D'assurer également la permanence et la qualité des plantations.
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La mairie ne peut pas dire qu'il n y a pas de pollution puisque en zone A impossible d avoir autorisation du spanc pour installer une fosse et aucun document n existe à ce jour pour prouver cette insta
L’absence de document du SPANC ne suffit pas, à elle seule, à prouver une pollution. Elle constitue toutefois un **indice sérieux justifiant un contrôle** : il faut vérifier si une installation d’assainissement existe, si elle a été contrôlée et où sont évacuées les eaux usées. En outre, être situé en **zone agricole (A)** n’interdit pas nécessairement toute installation d’assainissement non collectif. La question dépend du PLU, de la nature de l’occupation et des règles sanitaires applicables. Un immeuble non raccordé doit en principe disposer d’un assainissement non collectif entretenu et contrôlé. [Article L1331-1-1 du Code de la santé publique](/articles/code-de-la-sante-publique/L1331-1-1) Si un réseau public existe à proximité, le raccordement peut être obligatoire dans le délai légal prévu. [Article L1331-1 du Code de la santé publique](/articles/code-de-la-sante-publique/L1331-1) ## Formulation à utiliser dans votre courrier Évitez d’écrire : **« la pollution est prouvée parce qu’aucun document n’existe »**. Écrivez plutôt : > « À ma connaissance, aucun document ne justifie l’existence d’une installation d’assainissement non collectif contrôlée et conforme pour le mobil-home et la caravane. Des rejets d’eaux grises sont par ailleurs observés vers le milieu naturel. Je vous demande donc de faire procéder à un contrôle contradictoire par le SPANC et de me communiquer les suites données à ce contrôle. » Vous pouvez également demander à la mairie la communication des documents administratifs détenus concernant cette parcelle et ces installations, sous réserve des exceptions légales. [Article L311-1 du Code des relations entre le public et l'administration](/articles/code-des-relations-entre-le-public-et-l-administration/L311-1) La mairie ne devrait donc pas conclure à l’absence de problème sans contrôle, mais vous devrez idéalement établir matériellement les rejets : constat de commissaire de justice, photographies datées, vidéos prises depuis votre propriété et témoignages.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L1331-1 du Code de la santé publique

Le raccordement des immeubles aux réseaux publics de collecte disposés pour recevoir les eaux usées domestiques et établis sous la voie publique à laquelle ces immeubles ont accès soit directement, soit par l'intermédiaire de voies privées ou de servitudes de passage, est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public de collecte. Un arrêté interministériel détermine les catégories d'immeubles pour lesquelles un arrêté du maire, approuvé par le représentant de l'Etat dans le département, peut accorder soit des prolongations de délais qui ne peuvent excéder une durée de dix ans, soit des exonérations de l'obligation prévue au premier alinéa. Il peut être décidé par la commune qu'entre la mise en service du réseau public de collecte et le raccordement de l'immeuble ou l'expiration du délai accordé pour le raccordement, elle perçoit auprès des propriétaires des immeubles raccordables une somme équivalente à la redevance instituée en application de l' article L. 2224-12-2 du code général des collectivités territoriales . La commune peut fixer des prescriptions techniques pour la réalisation des raccordements des immeubles au réseau public de collecte des eaux usées et des eaux pluviales.

📄 Article L1331-1-1 du Code de la santé publique

I. - Les immeubles non raccordés au réseau public de collecte des eaux usées sont équipés d'une installation d'assainissement non collectif dont le propriétaire assure l'entretien régulier et qu'il fait périodiquement vidanger par une personne agréée par le représentant de l'Etat dans le département, afin d'en garantir le bon fonctionnement. Cette obligation ne s'applique ni aux immeubles abandonnés, ni aux immeubles qui, en application de la réglementation, doivent être démolis ou doivent cesser d'être utilisés, ni aux immeubles qui sont raccordés à une installation d'épuration industrielle ou agricole, sous réserve d'une convention entre la commune et le propriétaire définissant les conditions, notamment financières, de raccordement de ces effluents privés. II. - Le propriétaire fait procéder aux travaux prescrits par le document établi à l'issue du contrôle prévu au III de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales , dans un délai de quatre ans suivant la notification de ce document. Les modalités d'agrément des personnes qui réalisent les vidanges et prennent en charge le transport et l'élimination des matières extraites, les modalités d'entretien des installations d'assainissement non collectif et les modalités de l'exécution de la mission de contrôle ainsi que les critères d'évaluation des dangers pour la santé et des risques de pollution de l'environnement présentés par les installations existantes sont définies par un arrêté des ministres chargés de l'intérieur, de la santé, de l'environnement et du logement.

📄 Article L311-1 du Code des relations entre le public et l'administration

Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6 , les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre.
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