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Recours contre la mairie pour non-entretien des réverbères de la copropriété Droit administratif Rupture et résiliation de contrat

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J'ai besoin de savoir quelle procédure on peut actionner envers la mairie qui ne s'exécute pas de ses obligations. Nous sommes syndiques de copropriété, on gère une copropriété sur la ville de Torreil, dans le 66, et la mairie a des obligations d'entretien, elle paie l'électricité sur cette copropriété et elle a obligation d'entretien des réverbères, donc le changement d'ampoules et l'entretien quand ils sont, comment dire, délabrés. La mairie traîne des pieds alors que dans les années 90, lors de la vente d'un bien, ce sont les conditions qui ont été mises dans l'acte, donc la mairie doit s'exécuter et c'est ce qu'elle ne fait pas aujourd'hui. Donc là, ça fait plusieurs fois qu'on les relance par téléphone, par mail, j'ai fait un courrier de mise en demeure et j'ai toujours pas de retour de la part du responsable des services techniques.
En tant que syndic, vous faites face à une situation classique de **non-exécution d'une obligation conventionnelle et administrative** par une collectivité. Si la mairie de Torreilles s'est engagée par acte authentique (lors de la vente ou de la rétrocession de voirie) à prendre en charge l'entretien et l'éclairage, son inertie constitue une faute. Voici la stratégie juridique et opérationnelle pour contraindre la municipalité à agir. ## 1. La base juridique : L'obligation d'entretien L'entretien de l'éclairage public relève normalement des pouvoirs de police du maire en vertu de [l'article L2212-2 du Code général des collectivités territoriales](https://www.google.com/search?q=Article%20L2212-2%20du%20Code%20g%C3%A9n%C3%A9ral%20des%20collectivit%C3%A9s%20territoriales). Cependant, dans votre cas, il s'agit d'une **obligation contractuelle** issue d'un acte de vente des années 90. Cet acte lie la commune. Le refus d'exécuter ces prestations, alors que la commune paie déjà l'électricité (ce qui vaut reconnaissance de son obligation), engage sa responsabilité de plein droit. ## 2. Phase offensive : La procédure administrative Puisque votre mise en demeure est restée sans réponse, vous êtes probablement face à une **décision implicite de rejet** (après 2 mois de silence). ### Étape 1 : Le Recours Administratif Préalable Obligatoire (RAPO) Si votre premier courrier n'était qu'une mise en demeure "technique", vous devez envoyer un **Recours Gracieux** au Maire par LRAR. * **Contenu :** Rappelez les termes précis de l'acte de vente (joignez-le en pièce jointe). * **Argument :** Invoquez la rupture d'égalité devant les charges publiques et le risque pour la sécurité des administrés (responsabilité de la mairie en cas de chute d'un copropriétaire dans le noir). ### Étape 2 : Le Référé-Mesure Utile Si l'urgence est caractérisée (dangerosité des réverbères délabrés, obscurité totale favorisant l'insécurité), vous pouvez saisir le **Tribunal Administratif de Montpellier** (compétent pour le 66) via un **référé-mesure utile** sur le fondement de [l'article L521-3 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L521-3%20du%20Code%20de%20justice%20administrative). * Le juge peut ordonner à la mairie d'exécuter les travaux sous astreinte (par exemple 100 € par jour de retard). ## 3. Anticipation de la défense de la mairie (Le "Coup d'après") La mairie de Torreilles risque d'utiliser les arguments suivants pour bloquer votre demande : 1. **La prescription :** Elle pourrait prétendre que l'obligation est trop ancienne. *Contre-argument :* L'obligation d'entretien est continue et la commune l'exécute déjà partiellement en payant l'électricité, ce qui interrompt toute prescription. 2. **La nature privée de la voie :** Si la voirie n'a jamais été intégrée au domaine public communal, elle pourrait dire que c'est à l'ASL ou au syndicat de payer. *Contre-argument :* L'acte de vente des années 90 fait loi entre les parties, peu importe le statut de la voie. ## 4. Évaluation des risques et preuves **La charge de la preuve :** Pour gagner, vous devez impérativement réunir : * **L'acte original des années 90** soulignant l'obligation d'entretien (le passage précis doit être stabiloté). * **Un constat d'huissier (Commissaire de justice) :** C'est l'élément clé. Un constat de nuit montrant les réverbères éteints ou délabrés est indispensable pour prouver la carence devant un juge. * **Historique des factures :** Preuve que la mairie paie l'abonnement électrique (si vous avez accès à ces éléments ou par attestation de l'ancien syndic). **Risque financier :** Si vous lancez une procédure au fond, cela peut durer 18 à 24 mois. Le référé est plus rapide (quelques semaines) mais nécessite de prouver l'urgence. ## Stratégie conseillée 1. **Dernière sommation :** Envoyez un ultime courrier mentionnant expressément que sans intervention sous 15 jours, le syndicat des copropriétaires saisira le juge des référés du Tribunal Administratif de Montpellier et sollicitera l'application de [l'article L761-1 du Code de justice administrative](https://www.google.com/search?q=Article%20L761-1%20du%20Code%20de%20justice%20administrative) pour le remboursement des frais d'avocat. 2. **Pression politique :** En parallèle, demandez un rendez-vous à l'adjoint aux travaux ou à l'urbanisme. Souvent, le blocage est administratif (services techniques) et nécessite un arbitrage politique. Je peux rédiger pour vous ce dernier courrier de mise en demeure "juridique" avant saisine du tribunal, en intégrant les références précises de votre acte de vente si vous les avez sous la main. Souhaitez-vous que je prépare ce projet ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L2212-2 du Code général des collectivités territoriales

La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui comprend le nettoiement, l'éclairage, l'enlèvement des encombrements, la démolition ou la réparation des édifices et monuments funéraires menaçant ruine, l'interdiction de rien exposer aux fenêtres ou autres parties des édifices qui puisse nuire par sa chute ou celle de rien jeter qui puisse endommager les passants ou causer des exhalaisons nuisibles ainsi que le soin de réprimer les dépôts, déversements, déjections, projections de toute matière ou objet de nature à nuire, en quelque manière que ce soit, à la sûreté ou à la commodité du passage ou à la propreté des voies susmentionnées ; 2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, les troubles de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique ; 3° Le maintien du bon ordre dans les endroits où il se fait de grands rassemblements d'hommes, tels que les foires, marchés, réjouissances et cérémonies publiques, spectacles, jeux, cafés, églises et autres lieux publics ; 4° L'inspection sur la fidélité du débit des denrées qui se vendent au poids ou à la mesure et sur la salubrité des comestibles exposés en vue de la vente ; 5° Le soin de prévenir, par des précautions convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les incendies, les inondations, les ruptures de digues, les éboulements de terre ou de rochers, les avalanches ou autres accidents naturels, les maladies épidémiques ou contagieuses, les épizooties, de pourvoir d'urgence à toutes les mesures d'assistance et de secours et, s'il y a lieu, de provoquer l'intervention de l'administration supérieure ; 6° Le soin de prendre provisoirement les mesures nécessaires contre les personnes atteintes de troubles mentaux dont l'état pourrait compromettre la morale publique, la sécurité des personnes ou la conservation des propriétés ; 7° Le soin d'obvier ou de remédier aux événements fâcheux qui pourraient être occasionnés par la divagation des animaux malfaisants ou féroces.
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