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Recours contre le harcèlement médical et le respect du droit des patients Droit de la santé Harcèlement moral

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Le fils de ma sœur avait un petit kyste sur la tete mais rien de méchant il a 12 mois et ne marche pas encore car il est grand comme son père et à un petit retard moteur et et pris en charge par la kiné.
Étant donné que le bon frère de ma sœur est handicapé, les médecins de la ville ou habite ma soeurs'acharne contre elle comme s'il lui disait que son fils avait certainement un handicap.
Ma sœur a fait tous les test et tout est bon dans son cerveau et dans ses mouvements mis à part le retard moteur.
Ma sœur souffre car les medecin se passe le dossier et on toujours un jugement sur ma sœur par rapport à son fils.
Quelles sont les droits de ma sœur et je te demande des conseils.que peut elle faire
La situation que vous décrivez est particulièrement douloureuse. Votre sœur semble faire face à un phénomène de "stigmatisation" médicale lié à l'antécédent familial de handicap, ce qui altère la qualité de la prise en charge de son fils de 12 mois. En droit français, la relation entre un patient (ou ses représentants légaux) et les médecins est strictement encadrée par le Code de la santé publique. Voici une analyse stratégique des droits de votre sœur et les actions possibles. ### 1. Les droits fondamentaux de votre sœur et de son fils Votre sœur dispose de leviers juridiques clairs pour faire cesser cet acharnement ou ces préjugés : * **Le droit au respect de la dignité :** Selon [l'article L1110-2 du Code de la santé publique](https://www.google.com/search?q=Article%20L1110-2%20Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique), la personne malade a droit au respect de sa dignité. Cela s'étend à l'accompagnement par les parents. Les jugements de valeur ou les suspicions infondées basées sur la génétique peuvent être considérés comme une atteinte à cette dignité. * **Le droit à une information loyale :** [L'article L1111-2 du Code de la santé publique](https://www.google.com/search?q=Article%20L1111-2%20Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique) impose aux médecins de délivrer une information basée sur des faits médicaux et non sur des suppositions. Si les tests sont bons, les médecins ne peuvent pas affirmer l'existence d'un handicap sans preuve scientifique. * **Le libre choix du praticien :** Votre sœur est libre de changer de médecin ou d'établissement à tout moment si la confiance est rompue. ### 2. Stratégie et conseils pratiques (Le "Coup d'après") Face à des médecins qui "se passent le dossier", il faut reprendre le contrôle de la narration médicale. **A. Centraliser le dossier médical** Votre sœur doit demander l'intégralité du dossier médical de son fils dans chaque établissement fréquenté. C'est un droit strict. Cela lui permettra de voir par écrit si des mentions subjectives ou discriminatoires (liées au frère handicapé) y figurent. * *Conseil :* Une fois le dossier en main, elle pourra le présenter à un nouveau spécialiste "neutre" dans une autre ville pour obtenir un second avis sans le biais des médecins locaux. **B. La charge de la preuve et les écrits** Si les médecins font des remarques déplacées oralement, il est difficile de le prouver. * *Action :* Votre sœur doit commencer à communiquer par écrit (emails ou courriers) pour poser des questions précises : *"Les tests X et Y étant normaux, sur quels éléments cliniques vous basez-vous pour suspecter un handicap ?"*. Les médecins sont beaucoup plus prudents lorsqu'ils doivent répondre par écrit. **C. Alerter les instances de médiation** Si l'acharnement continue, elle ne doit pas rester isolée : 1. **Le médiateur de l'hôpital :** Si cela se passe dans un hôpital, elle doit saisir le "Médiateur médical" de l'établissement. Son rôle est de désamorcer les conflits entre les familles et les soignants. 2. **La Commission des Usagers (CDU) :** Elle peut porter plainte auprès de cette commission au sein de l'établissement de santé. ### 3. Évaluation des risques et pragmatisme * **Le risque de signalement :** Il arrive parfois que des médecins, face à des parents qui s'opposent à leur vision, effectuent une "information préoccupante" (IP). Pour s'en protéger, votre sœur doit montrer qu'elle est parfaitement diligente : elle suit la kiné, elle a fait tous les tests demandés, et elle cherche des soins de qualité. Le fait que les tests soient "bons" est sa meilleure défense. * **Le coût psychologique :** Se battre contre le corps médical est épuisant. La solution la plus pragmatique est souvent de **sortir du circuit local**. Si les médecins de sa ville communiquent entre eux de manière biaisée, elle devrait consulter dans un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d'une autre ville pour "remettre les compteurs à zéro". ### Recommandations d'actions immédiates : 1. **Récupérer le dossier médical complet** (loi Kouchner). 2. **Prendre rendez-vous pour un "second avis"** dans une structure éloignée de son secteur habituel (un service de neuropédiatrie dans un grand CHU par exemple), en présentant les résultats d'examens déjà réalisés. 3. **Cadrer les entretiens :** Venir accompagnée (par vous ou le père) lors des rendez-vous. Les médecins sont souvent plus factuels et moins "jugeants" lorsqu'il y a un témoin. Si vous le souhaitez, je peux rédiger pour votre sœur un modèle de lettre pour demander la communication intégrale du dossier médical de son fils.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 16-1 du Code civil

Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable. Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial.

📄 Article L1110-2 du Code de la santé publique

La personne malade a droit au respect de sa dignité.

📄 Article L1111-2 du Code de la santé publique

I. - Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. Elle est également informée de la possibilité de recevoir, lorsque son état de santé le permet, notamment lorsqu'elle relève de soins palliatifs au sens de l'article L. 1110-10 , les soins sous forme ambulatoire ou à domicile. Il est tenu compte de la volonté de la personne de bénéficier de l'une de ces formes de prise en charge. Lorsque, postérieurement à l'exécution des investigations, traitements ou actions de prévention, des risques nouveaux sont identifiés, la personne concernée doit en être informée, sauf en cas d'impossibilité de la retrouver. Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel. La volonté d'une personne d'être tenue dans l'ignorance d'un diagnostic ou d'un pronostic doit être respectée, sauf lorsque des tiers sont exposés à un risque de transmission. II. - Les droits des mineurs mentionnés au présent article sont exercés par les personnes titulaires de l'autorité parentale ou par le tuteur, qui reçoivent l'information prévue par le présent article, sous réserve des articles L. 1111-5 et L. 1111-5-1. Les mineurs ont le droit de recevoir eux-mêmes une information et de participer à la prise de décision les concernant, d'une manière adaptée à leur degré de maturité. III. - L'information prévue au présent article est délivrée aux personnes majeures protégées au titre des dispositions du chapitre II du titre XI du livre Ier du code civil d'une manière adaptée à leur capacité de compréhension. Cette information est également délivrée à la personne chargée d'une mesure de protection juridique avec représentation relative à la personne. Elle peut être délivrée à la personne chargée d'une mesure de protection juridique avec assistance à la personne si le majeur protégé y consent expressément. IV. - Des recommandations de bonnes pratiques sur la délivrance de l'information sont établies par la Haute Autorité de santé et homologuées par arrêté du ministre chargé de la santé. En cas de litige, il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen. L'établissement de santé recueille auprès du patient hospitalisé les coordonnées des professionnels de santé auprès desquels il souhaite que soient recueillies les informations nécessaires à sa prise en charge durant son séjour et que soient transmises celles utiles à la continuité des soins après sa sortie.
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Oui
Voici un modèle de lettre formelle pour demander la communication du dossier médical. Ce courrier est une étape stratégique : il oblige les médecins à transmettre les faits écrits et leur montre que votre sœur connaît ses droits. Elle doit l'envoyer en **Recommandé avec Accusé de Réception (LRAR)** à chaque établissement ou médecin concerné. *** **[Nom et Prénom de la mère]** **[Adresse postale]** **[Numéro de téléphone]** À l’attention du **[Nom du Médecin ou Direction de l’Hôpital]** **[Adresse de l’établissement]** Fait à **[Ville]**, le **[Date du jour]** **Objet : Demande de communication du dossier médical de mon fils, [Prénom et Nom de l’enfant]** **Lettre recommandée avec accusé de réception** Madame, Monsieur, En ma qualité de représentante légale de mon fils mineur, **[Prénom et Nom de l’enfant]**, né le **[Date de naissance]**, je souhaite exercer mon droit d'accès à son dossier médical, conformément aux dispositions de [l'article L1111-7 du Code de la santé publique](https://www.google.com/search?q=Article%20L1111-7%20Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique). Je vous prie de bien vouloir me transmettre l'intégralité des éléments figurant dans son dossier pour la période du **[Date de début]** à ce jour, et notamment : * Les comptes-rendus de consultations et d'hospitalisations ; * Les résultats d'examens biologiques et d'imagerie (IRM, scanners, etc.) ; * Les notes de suivi de l'équipe soignante ; * Les correspondances entre professionnels de santé concernant mon fils. Je souhaite recevoir ces documents **[choisir l'option : par voie postale à mon adresse / par voie électronique sécurisée]**. Je suis informée que les frais de reproduction et d'envoi peuvent être à ma charge, conformément à la réglementation en vigueur. Je vous rappelle que, selon la loi, cette communication doit intervenir au plus tard dans les huit jours suivant ma demande (ce délai est porté à deux mois pour les informations médicales datant de plus de cinq ans). Dans l'attente de votre retour, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. **[Signature]** **Pièce jointe :** Copie de ma pièce d'identité et copie du livret de famille (page parents et page enfant). *** ### Conseils stratégiques pour votre sœur : 1. **Le "zéro oubli" :** Elle doit bien joindre la copie de sa carte d'identité et du livret de famille, sinon l'hôpital refusera la demande pour motif de sécurité. 2. **Analyser les "notes de suivi" :** C'est souvent dans ces notes (parfois manuscrites ou informatisées) que les médecins inscrivent leurs impressions subjectives. Si elle y trouve des mentions discriminatoires ou infondées sur l'oncle handicapé, elle aura une preuve écrite pour contester leur jugement. 3. **Le délai légal :** Si l'hôpital ne répond pas sous 8 jours, elle peut saisir la **Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA)** s'il s'agit d'un hôpital public, ou le Conseil de l'Ordre des Médecins s'il s'agit d'un cabinet privé. Je peux également vous expliquer comment procéder si, après réception du dossier, elle constate des erreurs ou des propos abusifs écrits par les médecins. Souhaitez-vous que je garde ce point pour plus tard ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L521-1 du Code de la construction et de l'habitation

Pour l'application du présent chapitre, l'occupant est le titulaire d'un droit réel conférant l'usage, le locataire, le sous-locataire ou l'occupant de bonne foi des locaux à usage d'habitation et de locaux d'hébergement constituant son habitation principale. Le propriétaire ou l'exploitant est tenu d'assurer le relogement ou l'hébergement des occupants ou de contribuer au coût correspondant dans les conditions prévues à l'article L. 521-3-1. -lorsqu'un établissement recevant du public utilisé aux fins d'hébergement fait l'objet de mesures destinées à faire cesser une situation d'insécurité en application de l'article L. 184-1. Cette obligation est faite sans préjudice des actions dont dispose le propriétaire ou l'exploitant à l'encontre des personnes auxquelles l'état d'insalubrité ou d'insécurité serait en tout ou partie imputable.

📄 Article 1719 du Code civil

Le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation particulière : 1° De délivrer au preneur la chose louée et, s'il s'agit de son habitation principale, un logement décent. Lorsque des locaux loués à usage d'habitation sont impropres à cet usage, le bailleur ne peut se prévaloir de la nullité du bail ou de sa résiliation pour demander l'expulsion de l'occupant ; 2° D'entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée ; 3° D'en faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail ; 4° D'assurer également la permanence et la qualité des plantations.
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