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Recours suite à une déclaration d'inaptitude non professionnelle Droit du travail

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J'ai failli être licencié en 2020 pour lombalgie et refus de lemployeur d'aménager le poste. (Changement gammebvoiture siège ergonomique télétravail un jour pour soin) et 400 km jour en voiture.
J'ai dit à la médecine employeir dit trop restrictif je refuse l'inaptitude.

Mon état s'est amélioré il la juste laisse 400 km jour.

La société a été rachete fin 2022 et me dit ils ne sont pas du tout au courant de mes problèmes de santé.
Et ma vio de 2023 à été annulé par l'ancienne rh je ne sais pas.pour qu'elle raison.

Inapte non pro déclaré en décembre 2025
Quel sont mes recours
Votre situation présente des enjeux stratégiques importants, notamment en raison du changement d'actionnariat de l'entreprise et de l'historique de vos problèmes de santé. Voici l'analyse de vos recours et de la stratégie à adopter. ## 1. L'obligation de reclassement : Le levier principal Même si vous avez été déclaré inapte d'origine non professionnelle en décembre 2025, votre employeur a une obligation de recherche de reclassement stricte selon [l'article L1226-2 du Code du travail](/articles/code-du-travail/L1226-2). * **L'argument du repreneur :** Le fait que la nouvelle direction affirme "ne pas être au courant" de vos problèmes de santé est **juridiquement inopérant**. En cas de rachat (transfert d'entreprise), les contrats de travail se poursuivent et l'employeur est censé avoir accès au dossier du personnel. * **La loyauté des recherches :** L'employeur doit vous proposer des postes comparables, au besoin par des aménagements (télétravail, ergonomie), y compris au sein du groupe auquel appartient l'entreprise. S'il ne le fait pas, le licenciement est sans cause réelle et sérieuse. ## 2. L'absence de visite médicale en 2023 : Une faute de l'employeur L'annulation de votre visite médicale en 2023 par l'ancienne RH constitue un manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur. * **Le risque pour l'employeur :** La jurisprudence, notamment la [Cour d'appel, ch.sociale-sect.prud'hom, 21/05/2026](/decisions/6a0ff401cdc6046d478996df), rappelle que l'employeur est tenu à une obligation de sécurité. Le fait de vous avoir laissé effectuer 400 km par jour alors que des alertes avaient été données en 2020 pourrait être qualifié de faute. * **Recours :** Vous pouvez demander des dommages et intérêts pour le préjudice subi du fait de ce défaut de suivi médical, indépendamment de la validité du licenciement. ## 3. Anticipation de la défense adverse (Le "Coup d'après") L'employeur va probablement tenter de se dédouaner en utilisant deux arguments : 1. **Le refus d'inaptitude en 2020 :** Ils diront que c'est vous qui avez refusé d'être déclaré inapte à l'époque, et qu'ils ont donc considéré que vous étiez apte à faire les 400 km. 2. **L'impossibilité de reclassement :** Ils argueront que dans une structure commerciale, le télétravail ou le changement de véhicule est "impossible" ou "trop coûteux". **Votre contre-attaque :** Vous devez prouver que vos demandes d'aménagement (siège ergonomique, télétravail pour soins) étaient **raisonnables**. La [Cour d'appel, chambre sociale-2ème sect, 12/06/2025](/decisions/684bb738703597776f9dc2d3) souligne que l'employeur a l'obligation d'adapter le poste aux capacités de l'employé. ## 4. La charge de la preuve et aspects financiers Pour gagner, vous devez préparer les pièces suivantes : * **Preuves des alertes :** Mails de 2020 demandant l'aménagement, anciens avis de la médecine du travail (même si vous avez refusé l'inaptitude, les préconisations écrites restent des preuves). * **Preuve de l'annulation de la visite de 2023 :** Tout écrit montrant que ce rendez-vous a été supprimé par la RH. * **Maintien du salaire :** Selon [l'article L1226-4 du Code du travail](/articles/code-du-travail/L1226-4), si vous n'êtes ni reclassé ni licencié un mois après l'avis d'inaptitude de décembre 2025, l'employeur **doit reprendre le versement de votre salaire intégral**. ## Stratégie conseillée 1. **Vérifiez le délai d'un mois :** Si l'avis d'inaptitude date de début décembre 2025 et que vous n'avez pas de nouvelles, exigez le paiement de votre salaire dès le mois suivant. 2. **Contestez le motif de licenciement (si prononcé) :** Si l'employeur vous licencie pour "impossibilité de reclassement", saisissez le Conseil de prud'hommes en invoquant le manquement à l'obligation de sécurité (absence de visite en 2023) et la légèreté de la recherche de reclassement. 3. **Solution amiable :** Compte tenu de l'ancienneté (depuis au moins 2020) et des fautes de l'employeur sur le suivi médical, une négociation transactionnelle (indemnités de départ) est souvent plus rapide et moins stressante qu'un procès de 2 ans. **Souhaitez-vous que je rédige un modèle de courrier pour mettre en demeure votre employeur de reprendre le versement de votre salaire ou de justifier l'absence de reclassement ?**
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L1226-2 du Code du travail

Lorsque le salarié victime d'une maladie ou d'un accident non professionnel est déclaré inapte par le médecin du travail, en application de l'article L. 4624-4 , à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités, au sein de l'entreprise ou des entreprises du groupe auquel elle appartient le cas échéant, situées sur le territoire national et dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation assurent la permutation de tout ou partie du personnel. Pour l'application du présent article, la notion de groupe désigne le groupe formé par une entreprise appelée entreprise dominante et les entreprises qu'elle contrôle dans les conditions définies à l'article L. 233-1 , aux I et II de l'article L. 233-3 et à l'article L. 233-16 du code de commerce. Cette proposition prend en compte, après avis du comité social et économique lorsqu'il existe, les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur les capacités du salarié à exercer l'une des tâches existantes dans l'entreprise. Le médecin du travail formule également des indications sur la capacité du salarié à bénéficier d'une formation le préparant à occuper un poste adapté. L'emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations, aménagements, adaptations ou transformations de postes existants ou aménagement du temps de travail.

📄 Article L1226-2-1 du Code du travail

Lorsqu'il est impossible à l'employeur de proposer un autre emploi au salarié, il lui fait connaître par écrit les motifs qui s'opposent à son reclassement. L'employeur ne peut rompre le contrat de travail que s'il justifie soit de son impossibilité de proposer un emploi dans les conditions prévues à l'article L. 1226-2 , soit du refus par le salarié de l'emploi proposé dans ces conditions, soit de la mention expresse dans l'avis du médecin du travail que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que l'état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans un emploi. L'obligation de reclassement est réputée satisfaite lorsque l'employeur a proposé un emploi, dans les conditions prévues à l'article L. 1226-2, en prenant en compte l'avis et les indications du médecin du travail. S'il prononce le licenciement, l'employeur respecte la procédure applicable au licenciement pour motif personnel prévue au chapitre II du titre III du présent livre.

📄 Article L1226-4 du Code du travail

Lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail. Ces dispositions s'appliquent également en cas d'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise constatée par le médecin du travail. En cas de licenciement, le préavis n'est pas exécuté et le contrat de travail est rompu à la date de notification du licenciement. Le préavis est néanmoins pris en compte pour le calcul de l'indemnité mentionnée à l'article L. 1234-9 . Par dérogation à l'article L. 1234-5 , l'inexécution du préavis ne donne pas lieu au versement d'une indemnité compensatrice.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Décision - Pôle 6 - Chambre 11 - 12/05/2026

Le licenciement d'un salarié déclaré inapte est-il justifié lorsque l'employeur a proposé un poste conforme aux préconisations du médecin du travail ? — L'employeur doit respecter son obligation de reclassement en proposant un poste conforme aux capacités restantes du salarié déclaré inapte. Si la proposition est loyale et conforme aux préconisations médicales, le licenciement peut être considéré comme fondé sur une cause réelle et sérieuse.

📋 Décision - Ch.sociale-sect.prud'hom - 21/05/2026

Le licenciement pour inaptitude consécutive à une maladie professionnelle est-il justifié ? — L'employeur a l'obligation de sécurité envers ses salariés, y compris la réalisation d'une visite médicale de reprise. Toutefois, le licenciement pour inaptitude physique d'origine professionnelle est justifié si l'état de santé du salarié rend impossible son reclassement.

📋 Décision - Pôle 6 - Chambre 9 - 27/11/2025

Le licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement est-il justifié ? — Le licenciement pour inaptitude est justifié lorsque l'employeur démontre l'absence de lien entre l'inaptitude et une maladie professionnelle. L'employeur peut également récupérer les sommes versées en trop au titre des indemnités de prévoyance.

📋 Arret - Pôle 6 - Chambre 2 - n°23/05202 - 28/05/2026

MOTIFS DE LA DÉCISION Sur la rupture du contrat de travail Madame [Q] fait valoir que : - Elle subit des faits de harcèlement moral. Il lui est notamment imposé une surcharge de travail et elle subit une dégradation de ses conditions de travail. Certains collaborateurs de Madame [Q] n'ont jamais été remplacés, de sorte qu'elle assumait une charge de travail conséquente. En outre, le nombre de missions confiées à Madame [Q] a augmenté significativement. La société produit la fiche de poste de Res...

📋 Décision - Chambre sociale-2ème sect - 12/06/2025

Le licenciement d'une salariée en arrêt de travail pour inaptitude physique d'origine non professionnelle est-il justifié en l'absence de reclassement adapté à son handicap ? — Un licenciement pour inaptitude d'origine non professionnelle doit être justifié par l'impossibilité de reclassement dans un poste adapté au handicap de la salariée. L'employeur a l'obligation d'adapter le poste de travail aux capacités de l'employé reconnu comme travailleur handicapé.
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