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Récupération d'apport et plus-value en union libre après erreur notariale Droit immobilier PACS et concubinage

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Bonjour un couple non marie et non pacsé ,sont donc en union libre. ils ont acheté une maison ensemble l'un deux à apporter la somme nécessaire pour l'apport de l'achat et l'autre rien. le notaire a oublié d'en tenir compte lors de la signature devant notaire. et ils sont donc a 50/50 sur la maison. le notaire leur a conseiller de rediger une reconnaissance de dette. celui qui a fait les apports. veux récuperer au momoent de la vente sont apport plus un pourcentage supplémentaire sur la vente de la maison.
Bonjour. C'est une situation classique mais risquée en concubinage (union libre). En l'absence de précision dans l'acte d'achat, c'est la règle de l'indivision qui s'applique : vous êtes présumés propriétaires à hauteur de 50/50, peu importe qui a payé quoi. Voici l'analyse stratégique de votre situation selon la méthodologie d'un cabinet juridique. ### 1. Le cadre juridique : La loi du titre contre la loi du flux En droit français, c'est le "titre" (l'acte de vente) qui prime sur la réalité du financement. Selon [l'article 1103 du Code civil](/articles/code-civil/1103), le contrat de vente signé devant notaire fait foi. Si l'acte dit 50/50, la propriété est répartie ainsi, même si l'un a payé 100 %. Pour corriger cela après la signature, la reconnaissance de dette est effectivement une solution, mais elle doit être maniée avec précaution. ### 2. La stratégie de la reconnaissance de dette Le notaire propose une reconnaissance de dette pour rétablir l'équilibre. * **Le principe :** Celui qui n'a rien apporté reconnaît devoir à l'autre la moitié de l'apport initial. * **Le "plus" demandé (pourcentage supplémentaire) :** Attention, une reconnaissance de dette classique porte sur une **somme d'argent fixe**. Si vous voulez que la somme évolue en fonction de la valeur de la maison (indexation), il faut rédiger une clause de "valorisation" ou une dette de valeur. * **Le risque fiscal :** Si la reconnaissance de dette est rédigée de manière trop complexe ou sans contrepartie réelle, l'administration fiscale pourrait tenter de la requalifier en "donation déguisée", surtout entre concubins où les droits de mutation sont de 60 % après un faible abattement. ### 3. L'anticipation de la partie adverse (Le "Coup d'après") Celui qui n'a pas fait l'apport pourrait, au moment de la vente, refuser d'honorer la reconnaissance de dette ou en contester la validité pour les motifs suivants : * **L'intention libérale :** Il/Elle pourrait soutenir que l'apport était un cadeau (une donation) au moment de l'achat. * **La participation aux charges :** Il/Elle pourrait arguer qu'en compensation de cet apport, il/elle a payé plus de factures, de courses ou de travaux pendant des années. ### 4. La preuve et la charge de la preuve (Indispensable) Selon [l'article 1353 du Code civil](/articles/code-civil/1353), c'est à celui qui prétend avoir une créance de la prouver. * **Action immédiate :** Rassemblez les relevés bancaires prouvant l'origine des fonds (virement du compte personnel vers le compte du notaire). * **La forme :** La reconnaissance de dette doit être rédigée par écrit, datée et signée, avec la mention de la somme en toutes lettres et en chiffres ([Article 1376 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1376+Code+civil)). Pour une sécurité maximale, faites-la enregistrer auprès du service de la publicité foncière ou rédigez-la par acte authentique chez le notaire. ### 5. Évaluation des risques et pragmatisme (Le "Go/No-Go") * **L'option amiable (Conseillée) :** Signer une convention d'indivision modificative ou une reconnaissance de dette devant notaire maintenant. C'est le moment où les relations sont bonnes qu'il faut figer les engagements. * **L'option judiciaire :** Si vous attendez la séparation pour agir, vous devrez engager une procédure sur le fondement de "l'enrichissement sans cause". C'est long, coûteux et l'aléa judiciaire est fort car les juges considèrent souvent que l'apport en capital est une contribution normale aux charges du ménage en concubinage. **Conseil stratégique :** Pour obtenir "un pourcentage supplémentaire sur la vente", une simple reconnaissance de dette ne suffira pas. Il serait plus judicieux de demander au notaire de rédiger un **acte rectificatif** (si possible) ou une **convention d'indivision** précisant les modalités de répartition du prix de vente conformément à [l'article 815 du Code civil](/articles/code-civil/815). Je peux, si vous le souhaitez, vous lister les clauses spécifiques à insérer dans cette reconnaissance de dette pour qu'elle puisse suivre l'inflation ou la valeur du bien immobilier.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1353 du Code civil

Celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation.

📄 Article 1103 du Code civil

Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.

📄 Article 815 du Code civil

Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être provoqué, à moins qu'il n'y ait été sursis par jugement ou convention.
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rédige cette reconnaissance de dette
Voici un modèle de reconnaissance de dette intégrant une **clause de revalorisation**. Cette clause est indispensable pour répondre à votre demande : elle permet que la somme due ne soit pas "grignotée" par l'inflation et qu'elle suive la valeur du bien immobilier. **Attention :** Pour être parfaitement opposable et sécurisée, cette reconnaissance de dette doit être signée en deux exemplaires originaux. *** # RECONNAISSANCE DE DETTE **Je soussigné(e) :** M./Mme [Nom, Prénom du concubin n'ayant pas fait l'apport], né(e) le [Date de naissance] à [Lieu de naissance], demeurant au [Adresse commune de la maison]. **Reconnais devoir à :** M./Mme [Nom, Prénom du concubin ayant fait l'apport], né(e) le [Date de naissance] à [Lieu de naissance], demeurant au [Adresse commune de la maison]. **1. Montant de la dette principale** La somme en principal de **[Montant de l'apport en chiffres] €** (soit en toutes lettres : **[Montant de l'apport en toutes lettres] euros**). Cette somme correspond au financement exclusif par M./Mme [Nom de l'apporteur] de l'apport personnel lors de l'acquisition du bien immobilier situé au [Adresse du bien], acquis suivant acte reçu par Maître [Nom du Notaire], le [Date de signature de l'achat]. **2. Clause de revalorisation (Dette de valeur)** Afin de maintenir l'équivalence économique de cette créance, les parties conviennent que la somme due sera réévaluée au jour du remboursement (notamment en cas de vente du bien ou de séparation) selon la variation de la valeur de l'immeuble désigné ci-dessus. Le montant du remboursement sera calculé selon la formule suivante : *Somme à rembourser = (Apport initial / Prix d'achat total frais inclus) x Prix de vente net vendeur (ou valeur d'expertise).* **3. Modalités de remboursement** Le remboursement de la somme ainsi revalorisée deviendra exigible de plein droit lors de la survenance du premier des événements suivants : * La vente du bien immobilier désigné ci-dessus ; * Le rachat de la part de l'un des indivisaires par l'autre ; * Le décès de l'un des concubins. **4. Engagement** Le présent engagement est régi par les dispositions de [l'article 1376 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1376+Code+civil). Je m'engage à ce que mes héritiers et ayants cause soient tenus solidairement au remboursement de cette dette. Fait à [Ville], le [Date du jour] En deux exemplaires originaux. **Mention manuscrite obligatoire de l'emprunteur :** *"Bon pour la somme de [Montant de l'apport en toutes lettres] euros en principal, plus la revalorisation telle que prévue à l'article 2 ci-dessus."* **Signature de l'emprunteur :** *** ### Précisions stratégiques pour la validité de l'acte : 1. **La mention manuscrite :** Elle est **obligatoire** selon [l'article 1376 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1376+Code+civil). Sans elle, le document n'est qu'un "commencement de preuve par écrit" et non une preuve complète. 2. **L'enregistrement :** Pour donner une "date certaine" à ce document et éviter qu'il ne soit contesté par l'administration fiscale ou des tiers, il est fortement conseillé de le faire enregistrer auprès du service des impôts (coût fixe d'environ 125 €). 3. **Le risque de requalification :** Si vous souhaitez que le "pourcentage supplémentaire" soit très élevé, consultez votre notaire. Une revalorisation basée sur la valeur de la maison est légale, mais un enrichissement excessif sans cause réelle pourrait être vu comme une donation indirecte. Souhaitez-vous que je vous explique comment procéder à l'enregistrement de ce document auprès de l'administration fiscale pour lui donner une valeur juridique incontestable ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1376 du Code civil

L'acte sous signature privée par lequel une seule partie s'engage envers une autre à lui payer une somme d'argent ou à lui livrer un bien fongible ne fait preuve que s'il comporte la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention, écrite par lui-même, de la somme ou de la quantité en toutes lettres et en chiffres. En cas de différence, l'acte sous signature privée vaut preuve pour la somme écrite en toutes lettres.

📄 Article 1353 du Code civil

Celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation.
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