Excès de vitesse en moto, permis probatoire, risques judiciaires
Droit routier
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permis moto 1 an permis voiture 2 ans 10 points age 22 ans. 147 km/h à la place de 80 km/h en moto pas dalcool/ pas de stup/ tout ok assurance/ inscrit fijait depuis plus d'un an mais conduite irréprochable avec grand changement depuis ples faits en 2021 . passe au tribunal dans 7 mois. dis moi les risques
Votre situation est sérieuse car vous entrez dans la catégorie des **grands excès de vitesse** (supérieurs à 50 km/h au-delà de la limite). Avec une vitesse retenue de 147 km/h pour 80 km/h, vous avez un dépassement de **67 km/h**.
Voici l'analyse stratégique de votre dossier pour votre passage au tribunal dans 7 mois.
## 1. Qualification juridique et sanctions encourues
Votre infraction est régie par [l'article R413-14-1 du Code de la route](/articles/code-de-la-route/R413-14-1). S'agissant d'un premier fait de ce type (hors récidive légale), il s'agit d'une **contravention de 5ème classe** et non d'un délit.
### Sanctions principales :
* **Amende :** Jusqu'à 1 500 €.
* **Points :** Retrait de **6 points** de plein droit.
* **Suspension du permis :** Jusqu'à 3 ans maximum (sans aménagement professionnel possible).
### Peines complémentaires possibles :
* **Confiscation du véhicule :** Le juge peut ordonner la saisie définitive de votre moto si vous en êtes propriétaire.
* **Stage de sensibilisation :** Obligatoire, à vos frais.
## 2. Anticipation et stratégie de défense (Le "Coup d'après")
Le procureur et le juge vont se concentrer sur deux points : votre dangerosité et votre profil (inscription au FIJAIT).
* **L'argument de l'accusation :** "Un jeune conducteur à 147 km/h sur une route à 80 km/h est une bombe roulante." Le tribunal risque de vouloir faire de vous un exemple.
* **Votre contre-argument :** Vous devez prouver que cet événement de 2021 était une erreur isolée. Le fait que les faits datent de 5 ans (2021) sans aucune autre infraction depuis est votre meilleur atout. C'est ce qu'on appelle la **cristallisation du comportement positif**.
## 3. La gestion du risque FIJAIT et antécédents
Votre inscription au **FIJAIT** (Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions terroristes) est un élément de contexte qui va attirer l'attention du juge, même s'il n'a aucun rapport direct avec la sécurité routière.
* **Risque :** Le juge pourrait y voir un profil "instable" ou "rebelle aux règles".
* **Stratégie :** Soulignez que votre conduite est "irréprochable" depuis 2021. Apportez votre relevé d'information intégral (RII) pour prouver qu'aucun point n'a été retiré depuis. Cela démontre une réinsertion sociale et un respect des lois.
## 4. La charge de la preuve et éléments à préparer
Pour éviter la suspension maximale ou la confiscation de la moto, vous devez constituer un dossier solide :
1. **Preuve de nécessité du permis :** Contrat de travail, promesse d'embauche ou justificatifs de déplacements si vous vivez en zone rurale.
2. **Preuve de moralité :** Attestations de proches ou d'employeurs soulignant votre sérieux depuis 5 ans.
3. **Le stage volontaire :** Effectuez un stage de sensibilisation à la sécurité routière **AVANT** l'audience. Cela montre au juge que vous avez compris la leçon sans attendre la sanction.
## 5. Évaluation du risque (Go/No-Go)
* **Chances de garder votre permis :** Faibles pour une suspension immédiate (souvent déjà effectuée administrativement par le préfet au moment des faits), mais vous pouvez limiter la durée de la suspension judiciaire.
* **Risque sur le solde de points :** Vous avez 10 points. Avec -6 points, il vous en restera 4. **Attention :** Si vous commettez la moindre infraction entre-temps, votre permis risque l'invalidation (0 point).
* **Jurisprudence :** La [Cour de cassation, cr, 05/05/2026](/decisions/69f981e6cdc6046d47a1f85e) rappelle que les peines doivent être strictement prévues par la loi. Pour un excès de +67 km/h, la suspension est légale et quasi-systématique.
**Conseil de stratégie :** Si vous n'avez pas encore été convoqué pour une suspension administrative par le Préfet, préparez-vous à ce que le juge prononce une suspension ferme le jour J. Ne venez pas à l'audience en véhicule motorisé, car vous pourriez repartir à pied.
Souhaitez-vous que je rédige une note de synthèse ou une trame de défense que vous pourrez présenter au juge pour mettre en avant votre changement de comportement depuis 2021 ?
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Sources officielles Légifrance
📄 Article L413-1 du Code de la route
I.-Le fait, pour tout conducteur d'un véhicule à moteur, de dépasser de 50 kilomètres à l'heure ou plus la vitesse maximale autorisée est puni de trois mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende. II.-Tout conducteur coupable de ce délit encourt également les peines complémentaires suivantes : 1° La confiscation du véhicule dont il s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est le propriétaire. La confiscation est obligatoire en cas de récidive ; la juridiction peut toutefois ne pas prononcer cette peine, par une décision spécialement motivée ; 2° La suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension ne pouvant pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ; 3° L'interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, pour une durée de cinq ans au plus ; 4° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ; 5° L'annulation du permis de conduire, avec l'interdiction de solliciter la délivrance d'un nouveau permis pendant trois ans au plus. III.-Ce délit donne lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire. IV.-Dans les conditions prévues aux articles 495-17 à 495-25 du code de procédure pénale , l'action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, par le versement d'une amende forfaitaire d'un montant de 300 euros. Le montant de l'amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l'amende forfaitaire majorée est de 600 euros.
📄 Article R413-14-1 du Code de la route
I. - Le fait, pour tout conducteur d'un véhicule à moteur, de dépasser de 50 km/h ou plus la vitesse maximale autorisée fixée par le présent code ou édictée par l'autorité investie du pouvoir de police est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe. II. - Toute personne coupable de cette infraction encourt également les peines complémentaires suivantes : 1° La suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus, cette suspension ne pouvant pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle, ni être assortie du sursis, même partiellement ; 2° L'interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, y compris ceux pour la conduite desquels le permis de conduire n'est pas exigé, pour une durée de trois ans au plus ; 3° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ; 4° La confiscation du véhicule dont le prévenu s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est propriétaire. III. - Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de six points du permis de conduire.
📄 Article L224-16 du Code de la route
I.-Le fait pour toute personne, malgré la notification qui lui aura été faite d'une décision prononçant à son encontre la suspension, la rétention, l'annulation ou l'interdiction d'obtenir la délivrance du permis de conduire, de conduire un véhicule à moteur pour la conduite duquel une telle pièce est nécessaire est puni de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. II.-Toute personne coupable du délit prévu au présent article encourt également les peines complémentaires suivantes : 1° La confiscation obligatoire du véhicule dont le condamné s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est le propriétaire. La juridiction peut toutefois ne pas prononcer cette peine, par une décision spécialement motivée. La confiscation n'est pas obligatoire lorsque le délit a été commis à la suite d'une des mesures administratives prévues aux articles L. 224-1, L. 224-2 et L. 224-7. 2° La suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension ne pouvant pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ; 3° La peine de travail d'intérêt général selon des modalités prévues à l' article 131-8 du code pénal et selon les conditions prévues aux articles 131-22 à 131-24 du même code et à l' article L. 122-1 du code de la justice pénale des mineurs ; 4° La peine de jours-amende dans les conditions fixées aux articles 131-5 et 131-25 du code pénal ; 5° L'interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, y compris ceux pour la conduite desquels le permis de conduire n'est pas exigé, pour une durée de cinq ans au plus ; 6° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière. III.-Toute personne coupable du délit prévu au présent article, dans les cas où il a été commis à la suite d'une décision de suspension ou de rétention du permis de conduire, encourt également la peine complémentaire d'annulation de ce permis, avec interdiction de solliciter la délivrance d'un nouveau permis pendant trois ans au plus. IV.-L'immobilisation peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3. V.-Le délit prévu au présent article, dans le cas où il a été commis à la suite d'une décision de suspension ou de rétention du permis de conduire, donne lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Décision - cr - 05/05/2026
La cour d'appel a-t-elle méconnu le principe selon lequel nul ne peut être puni d'une peine qui n'est pas prévue par la loi en condamnant à une suspension de permis pour un excès de vitesse inférieur à 30 km/h ? — Nul ne peut être puni d'une peine qui n'est pas prévue par la loi. La peine complémentaire de suspension du permis de conduire ne peut être encourue qu'en cas de dépassement de la vitesse autorisée de 30 km/h.
📋 Other - cr - n°25-87.997 - 16/06/2026
Réponse de la Cour 6. Pour déclarer le demandeur coupable, l'arrêt attaqué énonce qu'une moto qui, suivant les constatations des enquêteurs, était identique à celle du prévenu et munie d'une plaque d'immatriculation portant le même numéro que la sienne, a été contrôlée à une vitesse excessive sur une route départementale utilisée quotidiennement par M. [A], notamment pour rentrer chez lui. 7. Le juge ajoute que le prévenu n'est pas en capacité d'affirmer avec certitude où il se trouvait au momen...
📋 Décision - cr - 09/09/2025
Le titulaire du certificat d'immatriculation d'un véhicule peut-il être relaxé de l'amende pour excès de vitesse s'il prouve que son véhicule a été vandalisé et que les plaques ont été volées ? — Le titulaire du certificat d'immatriculation est redevable de l'amende pour excès de vitesse, sauf s'il prouve l'existence d'un vol ou tout autre événement de force majeure. Un jugement doit comporter des motifs suffisants pour justifier la décision.
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attends la loi a changer depuis fin 2025 regarde mieux
Vous avez parfaitement raison, et je vous remercie de cette précision capitale. Une réforme majeure est entrée en vigueur le **29 décembre 2025** (issue de la loi du 9 juillet 2025 visant à lutter contre la violence routière).
Le grand excès de vitesse n'est plus une simple contravention, mais est devenu un **délit pénal** dès la première infraction.
Voici l'actualisation précise de vos risques sous l'empire de la nouvelle loi (juillet 2026) :
## 1. La nouvelle qualification : Le Délit de Grand Excès de Vitesse
Depuis le 29 décembre 2025, [l'article L413-1 du Code de la route](/articles/code-de-la-route/L413-1) dispose que le dépassement de **50 km/h ou plus** de la vitesse maximale autorisée est un **délit**.
### Ce qui change concrètement pour vous :
* **Tribunal :** Vous ne passez plus devant le tribunal de police, mais devant le **tribunal correctionnel**.
* **Casier judiciaire :** La condamnation sera inscrite à votre casier judiciaire (bulletin n°2), ce qui peut avoir un impact sur certains emplois.
* **Peines principales :**
* **Amende :** Le plafond passe de 1 500 € à **3 750 €**.
* **Prison :** Une peine allant jusqu'à **3 mois d'emprisonnement** est désormais possible (bien que rare pour un premier délit sans accident).
## 2. Risques accrus sur le Permis et le Véhicule
La loi de 2025 a durci les peines complémentaires :
* **Annulation du permis :** Le juge peut désormais prononcer **l'annulation** pure et simple de votre permis (et non plus seulement une suspension) avec interdiction de le repasser pendant 3 ans au plus.
* **Confiscation obligatoire (en théorie) :** La confiscation du véhicule est devenue une menace beaucoup plus centrale dans les réquisitions du parquet pour marquer le coup face au nouveau délit.
* **Points :** Le retrait reste de **6 points** de plein droit. Avec votre solde de 10 points, il vous en restera **4**.
## 3. Analyse stratégique : L'application de la loi dans le temps
C'est ici que votre dossier devient technique. Les faits datent de **2021**, mais vous passez au tribunal en **2026**.
* **Le principe de non-rétroactivité :** En droit français, on ne peut pas appliquer une loi pénale plus sévère à des faits commis avant son entrée en vigueur ([Article 112-1 du Code pénal](/articles/code-penal/112-1)).
* **Conséquence pour vous :** Comme vos faits datent de 2021, le juge **DOIT** vous juger selon la loi en vigueur à l'époque (contravention de 5ème classe) et non selon le nouveau délit de 2025.
* **Le risque réel :** Bien que vous restiez sous le régime de la contravention, le juge de 2026 est imprégné de la nouvelle sévérité voulue par le législateur. Il risque d'être beaucoup plus sévère dans l'application des plafonds de l'époque (les 1 500 € d'amende et les 3 ans de suspension).
## 4. Votre plan d'action
Le fait que vous soyez passé au travers du FIJAIT sans aucun incident de conduite depuis 5 ans est votre **bouclier principal**.
1. **Soulever l'exception de loi ancienne :** Votre avocat (ou vous-même) devra rappeler que les faits de 2021 relèvent de l'ancien article R413-14-1 et non du nouveau délit L413-1.
2. **Prouver le "changement de vie" :** Depuis 2021, vous avez mûri. À 22 ans, vous n'êtes plus le même conducteur qu'à 17 ou 18 ans. Préparez des preuves de votre insertion professionnelle actuelle.
3. **Le RII (Relevé d'Information Intégral) :** C'est la pièce maîtresse. Si ce document montre 0 infraction entre 2021 et 2026, le juge aura beaucoup de mal à justifier une suspension lourde ou une confiscation.
**Souhaitez-vous que je vous aide à préparer l'argumentaire écrit pour démontrer au juge que la nouvelle loi de 2025 ne peut pas vous être appliquée rétroactivement ?**
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Sources officielles Légifrance
📄 Article L413-1 du Code de la route
I.-Le fait, pour tout conducteur d'un véhicule à moteur, de dépasser de 50 kilomètres à l'heure ou plus la vitesse maximale autorisée est puni de trois mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende. II.-Tout conducteur coupable de ce délit encourt également les peines complémentaires suivantes : 1° La confiscation du véhicule dont il s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est le propriétaire. La confiscation est obligatoire en cas de récidive ; la juridiction peut toutefois ne pas prononcer cette peine, par une décision spécialement motivée ; 2° La suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension ne pouvant pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ; 3° L'interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, pour une durée de cinq ans au plus ; 4° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ; 5° L'annulation du permis de conduire, avec l'interdiction de solliciter la délivrance d'un nouveau permis pendant trois ans au plus. III.-Ce délit donne lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire. IV.-Dans les conditions prévues aux articles 495-17 à 495-25 du code de procédure pénale , l'action publique peut être éteinte, y compris en cas de récidive, par le versement d'une amende forfaitaire d'un montant de 300 euros. Le montant de l'amende forfaitaire minorée est de 250 euros et le montant de l'amende forfaitaire majorée est de 600 euros.
📄 Article L224-16 du Code de la route
I.-Le fait pour toute personne, malgré la notification qui lui aura été faite d'une décision prononçant à son encontre la suspension, la rétention, l'annulation ou l'interdiction d'obtenir la délivrance du permis de conduire, de conduire un véhicule à moteur pour la conduite duquel une telle pièce est nécessaire est puni de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. II.-Toute personne coupable du délit prévu au présent article encourt également les peines complémentaires suivantes : 1° La confiscation obligatoire du véhicule dont le condamné s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est le propriétaire. La juridiction peut toutefois ne pas prononcer cette peine, par une décision spécialement motivée. La confiscation n'est pas obligatoire lorsque le délit a été commis à la suite d'une des mesures administratives prévues aux articles L. 224-1, L. 224-2 et L. 224-7. 2° La suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension ne pouvant pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ; 3° La peine de travail d'intérêt général selon des modalités prévues à l' article 131-8 du code pénal et selon les conditions prévues aux articles 131-22 à 131-24 du même code et à l' article L. 122-1 du code de la justice pénale des mineurs ; 4° La peine de jours-amende dans les conditions fixées aux articles 131-5 et 131-25 du code pénal ; 5° L'interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, y compris ceux pour la conduite desquels le permis de conduire n'est pas exigé, pour une durée de cinq ans au plus ; 6° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière. III.-Toute personne coupable du délit prévu au présent article, dans les cas où il a été commis à la suite d'une décision de suspension ou de rétention du permis de conduire, encourt également la peine complémentaire d'annulation de ce permis, avec interdiction de solliciter la délivrance d'un nouveau permis pendant trois ans au plus. IV.-L'immobilisation peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3. V.-Le délit prévu au présent article, dans le cas où il a été commis à la suite d'une décision de suspension ou de rétention du permis de conduire, donne lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire.
📄 Article 132-1 du Code pénal
Lorsque la loi ou le règlement réprime une infraction, le régime des peines qui peuvent être prononcées obéit, sauf dispositions législatives contraires, aux règles du présent chapitre. Toute peine prononcée par la juridiction doit être individualisée. Dans les limites fixées par la loi, la juridiction détermine la nature, le quantum et le régime des peines prononcées en fonction des circonstances de l'infraction et de la personnalité de son auteur ainsi que de sa situation matérielle, familiale et sociale, conformément aux finalités et fonctions de la peine énoncées à l'article 130-1.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Other - cr - n°25-87.997 - 16/06/2026
Réponse de la Cour 6. Pour déclarer le demandeur coupable, l'arrêt attaqué énonce qu'une moto qui, suivant les constatations des enquêteurs, était identique à celle du prévenu et munie d'une plaque d'immatriculation portant le même numéro que la sienne, a été contrôlée à une vitesse excessive sur une route départementale utilisée quotidiennement par M. [A], notamment pour rentrer chez lui. 7. Le juge ajoute que le prévenu n'est pas en capacité d'affirmer avec certitude où il se trouvait au momen...
📋 Décision - cr - 05/05/2026
La cour d'appel a-t-elle méconnu le principe selon lequel nul ne peut être puni d'une peine qui n'est pas prévue par la loi en condamnant à une suspension de permis pour un excès de vitesse inférieur à 30 km/h ? — Nul ne peut être puni d'une peine qui n'est pas prévue par la loi. La peine complémentaire de suspension du permis de conduire ne peut être encourue qu'en cas de dépassement de la vitesse autorisée de 30 km/h.
📋 Décision - cr - 09/09/2025
Le titulaire du certificat d'immatriculation d'un véhicule peut-il être relaxé de l'amende pour excès de vitesse s'il prouve que son véhicule a été vandalisé et que les plaques ont été volées ? — Le titulaire du certificat d'immatriculation est redevable de l'amende pour excès de vitesse, sauf s'il prouve l'existence d'un vol ou tout autre événement de force majeure. Un jugement doit comporter des motifs suffisants pour justifier la décision.
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