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Contestation de conformité d'accès aux places de stationnement Droit immobilier Travaux et urbanisme

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Nous accusons réception de votre dernier courrier dans lequel vous affirmez que l’accès aux places de stationnement situées en façade avant de la résidence serait aux normes et ne présenterait aucune non conformité. Toutefois, votre réponse ne comporte ni éléments techniques, ni mesures, ni références réglementaires permettant d’étayer cette affirmation.
Afin d’éviter toute ambiguïté, je souhaite attirer votre attention sur un point objectif et facilement vérifiable : la bordure (photos ci-jointes) située à l’accès direct des places de stationnement présente une hauteur mesurée de 14 cm, alors que les normes françaises applicables à un accès véhicule simple imposent une bordure abaissée à 4 cm maximum, avec un ressaut final compris entre 0 et 2 cm. Ces valeurs sont issues des prescriptions techniques de voirie utilisées par les communes et du règlement de voirie applicable à toute intervention sur le domaine public.
Dans ces conditions, et au vu de l’écart manifeste entre les normes en vigueur et la configuration actuelle de l’accès, je vous remercie de bien vouloir préciser :
• sur quels textes ou normes vous fondez votre affirmation de conformité ;
• quelles mesures ont été réalisées pour conclure que l’accès serait utilisable normalement ;
• si une permission de voirie a été obtenue pour la création ou la modification de cet accès.
• Ces précisions sont indispensables pour comprendre votre position, d’autant plus que la hauteur actuelle de la bordure rend l’accès difficilement praticable et expose les véhicules à des risques de dommages, tout en augmentant également la dégradation progressive du trottoir.
ceci est il un bon courrier ou faut il modifier
Votre courrier est déjà très bien structuré et factuel, ce qui est un excellent point. Il reste cependant un peu trop "technique" et pas assez "juridique" pour contraindre réellement votre interlocuteur à agir. Pour passer d'une simple demande d'explications à une mise en demeure efficace, voici l'analyse stratégique et les modifications suggérées. ### 1. Anticipation de la partie adverse (Le "Coup d'après") Votre interlocuteur (promoteur, syndic ou service technique) va probablement tenter de vous répondre que "l'ouvrage a été réceptionné en l'état" ou que "le permis de construire purge toute contestation". **La parade :** Rappelez que la conformité au permis de construire ne dispense pas du respect des règles de l'art et du Code de la voirie routière. Un accès impraticable ou dangereux engage la responsabilité de celui qui l'a conçu ou qui en a la garde. ### 2. La charge de la preuve Vous avez déjà des photos et des mesures (14 cm). C'est une excellente base. * **Conseil :** Si vous n'avez pas de réponse satisfaisante, l'étape suivante sera de faire constater cette hauteur par un commissaire de justice (ex-huissier). Un simple mètre ruban sur une photo peut être contesté, un constat d'huissier est quasiment incontestable. ### 3. Risques et enjeux (Le "Go/No-Go") Le risque principal ici est double : * **Dommage matériel :** Si un véhicule est endommagé (bas de caisse, pneus), vous pourrez invoquer [Article 1240 du Code civil](/articles/code-civil/1240) qui dispose que tout fait de l'homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer [Article 1240 du Code civil](/articles/code-civil/1240). * **Défaut d'autorisation :** Toute modification du trottoir nécessite une autorisation. Si cette autorisation n'existe pas ou n'a pas été respectée, l'ouvrage est illégal. --- ### Proposition de courrier optimisé Voici une version renforcée juridiquement que vous pouvez utiliser : **Objet : Mise en demeure – Non-conformité de l’accès au stationnement et risques de dommages** Madame, Monsieur, Nous faisons suite à votre courrier du [Date] par lequel vous affirmez la conformité de l’accès aux places de stationnement en façade avant de la résidence. Cependant, votre affirmation se heurte à un constat matériel objectif : la bordure située à l’accès direct des places présente une hauteur de **14 cm**. Or, les règles de l'art et les prescriptions techniques de voirie imposent, pour un accès véhicule, une bordure abaissée à **4 cm maximum**, avec un ressaut final compris entre 0 et 2 cm pour garantir la sécurité des biens et des personnes. Cette configuration actuelle rend l'accès particulièrement difficile et expose les véhicules des résidents à des dommages mécaniques certains (bas de caisse, pneumatiques, suspensions). À ce titre, nous vous rappelons qu'en vertu de [Article 1240 du Code civil](/articles/code-civil/1240), votre responsabilité pourrait être engagée pour tout dommage résultant de cette non-conformité manifeste. Dans ces conditions, je vous mets en demeure de me communiquer sous huitaine : 1. Les références techniques et réglementaires précises sur lesquelles vous fondez votre avis de conformité ; 2. La copie de la **permission de voirie** obtenue pour la création de cet accès ; 3. Le calendrier des travaux de mise en conformité que vous comptez entreprendre. À défaut de réponse satisfaisante, je me verrai contraint de solliciter un constat par commissaire de justice et d'engager toute procédure utile pour faire cesser ce désordre et garantir la sécurité des usagers. Dans l'attente de votre retour, [Signature] --- ### Conseil stratégique Justiweb Si ce courrier reste sans réponse, je vous suggère de contacter la mairie (service de la voirie). Comme le trottoir fait partie du domaine public, la mairie a un pouvoir de police et peut exiger du responsable qu'il remette les lieux en conformité avec la permission de voirie initialement délivrée (ou sanctionner l'absence d'autorisation). Je peux vous aider à rédiger un courrier de signalement à la mairie si vous le souhaitez. --- **Note Justiweb :** ce courrier est long (~3 pages, 4103 caractères). Pour l’envoyer plus facilement (mail, LRAR, copie), demandez-moi une **version courte** ou un **découpage** (1. faits — 2. demandes — 3. pièces).
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 1240 du Code civil

Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.

📄 Article L113-2 du Code de la voirie routière

En dehors des cas prévus aux articles L. 113-3 à L. 113-7 et de l'installation par l'Etat des équipements visant à améliorer la sécurité routière, l'occupation du domaine public routier n'est autorisée que si elle a fait l'objet, soit d'une permission de voirie dans le cas où elle donne lieu à emprise, soit d'un permis de stationnement dans les autres cas. Ces autorisations sont délivrées à titre précaire et révocable.
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