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Obligation de communication des coordonnées de vacances à l'autre parent Droit de la famille Autorité parentale

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Autorisation conjointe d'un enfant, le pere a ses droit de visite et d'hebergement reservés avec 1 appel par semaine. La mere part en vacances à l'etranger 1 mois elle a informer le pere des dates et pays visités. Le pere demande au nom de l'autorité parentale le nom des hotel adresse et numero de telephone de l'hotel. La mere est tenue de lui donner?
Dans le cadre de l'exercice conjoint de l'autorité parentale, la question de la précision des informations à fournir lors des vacances est un sujet classique de tension. Voici l'analyse stratégique de votre situation au regard du droit français. ### 1. Le principe : Le devoir d'information réciproque L'autorité parentale conjointe, définie par [l'article 372 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+372+du+Code+civil), impose aux parents un devoir de communication et de transparence, même en cas de séparation. Selon [l'article 373-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2+du+Code+civil), chaque parent doit respecter les liens de l'enfant avec l'autre parent. La jurisprudence considère généralement que pour un voyage d'une durée significative (1 mois) et à l'étranger, l'obligation d'information ne s'arrête pas à la destination globale, mais inclut le lieu exact où réside l'enfant. **En théorie :** La mère est tenue de fournir l'adresse de villégiature pour permettre au père de savoir où se trouve son enfant et de pouvoir le joindre en cas d'urgence, conformément à l'intérêt supérieur de l'enfant. ### 2. L'anticipation de l'argument adverse (Le "Coup d'après") Si la mère refuse de donner l'adresse précise, le père pourra invoquer : * **Une entrave à l'exercice de l'autorité parentale :** Il soutiendra qu'en cachant le lieu de résidence, la mère l'empêche de s'assurer de la sécurité de l'enfant. * **Le risque de non-représentation ou de soustraction :** À l'étranger, le manque de localisation exacte est souvent interprété par les juges comme un signal d'alerte, surtout si les relations sont conflictuelles. * **Le respect de l'ordonnance :** Si le père a un droit d'appel hebdomadaire, il doit pouvoir s'assurer que les conditions techniques (réseau, téléphone de l'hôtel si le mobile ne capte pas) sont réunies pour exercer ce droit. ### 3. La charge de la preuve et le cadre judiciaire Le père dispose d'un argument de poids avec la jurisprudence récente. Comme rappelé dans la décision [Tribunal judiciaire, 2ème chambre, 14/11/2025](/decisions/691afe8d5222181ceeb9900d), les parents "doivent communiquer et coopérer dans l'intérêt de l'enfant". Cependant, il existe une nuance : * **Si le père a ses droits "réservés"** (ce qui signifie souvent qu'il ne peut pas voir l'enfant pour le moment, par exemple pour des raisons de sécurité ou d'absence de domicile adapté), son droit à l'information reste entier, mais il ne peut pas utiliser ces informations pour s'immiscer dans le déroulement des vacances. * **Abus de droit :** Si le père utilise ces informations pour harceler la mère ou l'hôtel, cela pourrait se retourner contre lui devant le Juge aux affaires familiales (JAF). ### 4. Risques et stratégie (Le "Go/No-Go") **Le risque pour la mère (en cas de refus) :** Si le père saisit le JAF en urgence (référé), le juge pourra considérer ce silence comme un comportement faisant obstacle à la continuité des liens. Selon [l'article 373-2-6 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2-6+du+Code+civil), le juge peut même ordonner une astreinte ou une amende civile en cas d'obstacle délibéré à l'exercice de l'autorité parentale. **La stratégie recommandée :** 1. **Fournir l'adresse :** Il est fortement conseillé de donner l'adresse exacte du ou des lieux de résidence (hôtels, locations). C'est le standard attendu par les tribunaux pour un mois de vacances à l'étranger. 2. **Le numéro de téléphone :** Si la mère est joignable sur son portable et s'engage à ce que l'appel hebdomadaire ait lieu, le numéro de l'hôtel n'est pas strictement obligatoire, sauf si la zone est mal couverte par le réseau mobile. 3. **Formalisme :** Envoyer ces informations par écrit (email ou SMS) pour conserver une preuve que l'obligation d'information a été remplie. **Conclusion :** Bien que les droits de visite du père soient réservés, il reste titulaire de l'autorité parentale. À ce titre, il a le droit de connaître le lieu de séjour de son enfant. Un refus de la mère serait perçu comme une faute par un juge, sauf si elle peut prouver qu'il existe un danger réel et immédiat à ce que le père connaisse cette adresse. Je peux, si vous le souhaitez, vous lister les éléments de preuve à conserver pour démontrer que vous avez parfaitement respecté vos obligations d'information tout en protégeant le cadre des vacances.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 372 du Code civil

Les père et mère exercent en commun l'autorité parentale. L'autorité parentale est exercée conjointement dans le cas prévu à l'article 342-11. Toutefois, lorsque la filiation est établie à l'égard de l'un d'entre eux plus d'un an après la naissance d'un enfant dont la filiation est déjà établie à l'égard de l'autre, celui-ci reste seul investi de l'exercice de l'autorité parentale. Il en est de même lorsque la filiation est judiciairement déclarée à l'égard du second parent de l'enfant ou, dans le cas d'un établissement de la filiation dans les conditions prévues au chapitre V du titre VII du présent livre, lorsque la mention de la reconnaissance conjointe est apposée à la demande du procureur de la République. L'autorité parentale pourra néanmoins être exercée en commun en cas de déclaration conjointe des père et mère adressée au directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire ou sur décision du juge aux affaires familiales.

📄 Article 373-2 du Code civil

La séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale. Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent. A cette fin, à titre exceptionnel, à la demande de la personne directement intéressée ou du juge aux affaires familiales, le procureur de la République peut requérir le concours de la force publique pour faire exécuter une décision du juge aux affaires familiales, une convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par avocats déposé au rang des minutes d'un notaire ou une convention homologuée fixant les modalités d'exercice de l'autorité parentale. Tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le présent alinéa ne s'applique pas au parent bénéficiaire d'une autorisation de dissimuler son domicile ou sa résidence prévue au 6° bis de l'article 515-11 si l'ordonnance de protection a été requise à l'encontre de l'autre parent.

📄 Article 373-2-6 du Code civil

Le juge du tribunal judiciaire délégué aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises dans le cadre du présent chapitre en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs. Le juge peut prendre les mesures permettant de garantir la continuité et l'effectivité du maintien des liens de l'enfant avec chacun de ses parents. Il peut notamment ordonner l'interdiction de sortie de l'enfant du territoire français sans l'autorisation des deux parents. Cette interdiction de sortie du territoire sans l'autorisation des deux parents est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. Il peut également, en cas de désaccord entre les parents sur l'exercice du droit à l'image de l'enfant, interdire à l'un des parents de diffuser tout contenu relatif à l'enfant sans l'autorisation de l'autre parent. Il peut, même d'office, ordonner une astreinte pour assurer l'exécution de sa décision. Si les circonstances en font apparaître la nécessité, il peut assortir d'une astreinte la décision rendue par un autre juge ainsi que l'accord parental constaté dans l'un des titres mentionnés aux 1° et 2° du I de l' article 373-2-2 . Les dispositions des articles L. 131-2 à L. 131-4 du code des procédures civiles d'exécution sont applicables. Il peut également, lorsqu'un parent fait délibérément obstacle de façon grave ou renouvelée à l'exécution de l'un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I de l'article 373-2-2, le condamner au paiement d'une amende civile d'un montant qui ne peut excéder 10 000 €.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Décision - JAF Cabinet 3 - 07/03/2025

Quelles sont les modalités des droits de visite du père dans le cadre de l'autorité parentale partagée ? — L'autorité parentale est exercée en commun par les deux parents. Les droits de visite peuvent être limités et encadrés par le juge en fonction de l'intérêt de l'enfant.

📋 Décision - 2ème Chambre - 14/11/2025

Comment s'exerce l'autorité parentale conjointe et quelles sont les modalités de résidence et de droit de visite des enfants ? — L'autorité parentale conjointe implique des droits et des devoirs égaux des parents à l'égard de leurs enfants. Les décisions importantes concernant la vie de l'enfant doivent être prises ensemble, et les parents doivent communiquer et coopérer dans l'intérêt de l'enfant.
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oui elle lui a déjà fournis les dates et pays plus les horaires ou il pourra appeler l'enfant de 4ans. Sur le jugement rien est ecrit concernant le fait de donner les adresses des hotels
Même si le jugement est silencieux sur l'obligation précise de fournir les adresses des hôtels, le silence du texte ne vaut pas dispense. En droit de la famille, c'est le principe de l'**autorité parentale conjointe** qui supplée le silence des jugements. Voici l'analyse stratégique de cette situation précise : ### 1. Le fondement juridique : L'obligation d'information "en temps utile" L'absence de mention spécifique dans votre jugement ("donner les adresses") est courante. Cependant, [l'article 373-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2+du+Code+civil) dispose que : *"Tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent"*. Pour les vacances, la jurisprudence (la pratique des juges) considère qu'un départ à l'étranger pour une durée d'un mois constitue un changement temporaire de résidence qui **nécessite de communiquer le lieu de séjour précis**. ### 2. Pourquoi le père peut l'exiger (Le "Coup d'après") Le père, bien qu'ayant ses droits de visite réservés, reste titulaire de l'autorité parentale. S'il saisit le Juge aux Affaires Familiales (JAF) au retour des vacances ou en urgence, il argumentera ainsi : * **Sécurité de l'enfant :** "En cas d'accident grave ou de catastrophe naturelle dans le pays visité, comment puis-je porter secours à mon enfant de 4 ans si je ne sais pas dans quelle ville ou quel hôtel il se trouve ?" * **Droit de surveillance :** L'autorité parentale inclut un droit de surveillance sur les conditions de vie de l'enfant. ### 3. Le risque du "blocage" (Risque procédural) Si la mère refuse obstinément de donner les adresses, le père peut : 1. **Déposer une main courante** pour "dissimulation d'adresse" ou "entrave à l'autorité parentale". 2. **Saisir le juge en référé** (procédure d'urgence) pour demander que les adresses soient communiquées sous astreinte (par exemple 50€ par jour de retard). 3. **Invoquer ce manque de transparence** lors d'une future audience pour demander le maintien de la restriction des droits du père ou, au contraire, pour critiquer le comportement de la mère comme étant "aliénant". ### 4. La stratégie recommandée : Le compromis protecteur Pour une enfant de 4 ans, la stabilité et la sécurité sont les priorités du juge. La mère a déjà fait une partie du chemin en donnant les dates, le pays et les horaires d'appel. **Conseil stratégique :** * **Donner les adresses des hôtels :** C'est la solution la plus sûre juridiquement. Cela prouve la bonne foi de la mère et évite tout reproche de "rétention d'information". * **Le numéro de téléphone de l'hôtel :** Si la mère garantit que son téléphone portable sera allumé et accessible pour l'appel hebdomadaire prévu au jugement, elle peut refuser de donner le numéro fixe de l'hôtel en expliquant que le mobile est suffisant pour maintenir le lien. * **Préciser le cadre :** Envoyer un écrit (mail ou SMS) disant : *"Conformément à l'exercice conjoint de l'autorité parentale, voici les lieux où résidera l'enfant : [Liste des hôtels]. Je te confirme que je resterai joignable sur mon mobile au numéro habituel pour l'appel de l'enfant chaque [Jour/Heure]."* **En résumé :** Le droit français n'exige pas que chaque détail soit dans le jugement pour être obligatoire. Le devoir d'information entre parents co-titulaires de l'autorité parentale est une obligation "de principe". Refuser l'adresse d'un séjour d'un mois à l'étranger est un risque juridique inutile pour la mère. Si vous craignez que le père n'utilise ces adresses pour se rendre sur place ou perturber le séjour, je peux vous expliquer comment formuler une mise en garde juridique pour protéger la tranquillité de vos vacances.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 373-2 du Code civil

La séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale. Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent. A cette fin, à titre exceptionnel, à la demande de la personne directement intéressée ou du juge aux affaires familiales, le procureur de la République peut requérir le concours de la force publique pour faire exécuter une décision du juge aux affaires familiales, une convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par avocats déposé au rang des minutes d'un notaire ou une convention homologuée fixant les modalités d'exercice de l'autorité parentale. Tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le présent alinéa ne s'applique pas au parent bénéficiaire d'une autorisation de dissimuler son domicile ou sa résidence prévue au 6° bis de l'article 515-11 si l'ordonnance de protection a été requise à l'encontre de l'autre parent.

📄 Article 373-2-6 du Code civil

Le juge du tribunal judiciaire délégué aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises dans le cadre du présent chapitre en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs. Le juge peut prendre les mesures permettant de garantir la continuité et l'effectivité du maintien des liens de l'enfant avec chacun de ses parents. Il peut notamment ordonner l'interdiction de sortie de l'enfant du territoire français sans l'autorisation des deux parents. Cette interdiction de sortie du territoire sans l'autorisation des deux parents est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. Il peut également, en cas de désaccord entre les parents sur l'exercice du droit à l'image de l'enfant, interdire à l'un des parents de diffuser tout contenu relatif à l'enfant sans l'autorisation de l'autre parent. Il peut, même d'office, ordonner une astreinte pour assurer l'exécution de sa décision. Si les circonstances en font apparaître la nécessité, il peut assortir d'une astreinte la décision rendue par un autre juge ainsi que l'accord parental constaté dans l'un des titres mentionnés aux 1° et 2° du I de l' article 373-2-2 . Les dispositions des articles L. 131-2 à L. 131-4 du code des procédures civiles d'exécution sont applicables. Il peut également, lorsqu'un parent fait délibérément obstacle de façon grave ou renouvelée à l'exécution de l'un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I de l'article 373-2-2, le condamner au paiement d'une amende civile d'un montant qui ne peut excéder 10 000 €.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Décision - 1ère chambre civile - 30/04/2025

Dans quelles conditions un tiers peut-il obtenir un droit de visite et d'hébergement sur un enfant ? — Le droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, impose au juge de mettre en balance les intérêts en présence lorsqu'un tiers sollicite un droit de visite et d'hébergement. Le juge doit justifier sa décision en tenant compte de l'intérêt supérieur de l'enfant.
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