Le mandataire liquidateur a obtenu une condamnation sur l'actif en communauté de bien.
L'entrepreneur a fait appel puis est décédé
Le mandataire a déposé une créance fixe et définitive auprès de l'indivision
Les ayants droit ont accepté la succession à concurrence de l'actif net (ACAN). Ils ont fait appel et obtenu une minoration de la condamnation ainsi qu'une application sur l'actif successoral en nom propre du défunt et non plus sur la communauté de bien
Les ayants droits ont rejeté la créance au titre qu'elle ne pouvait pas être fixe puisqu'un appel était en cours elle devait être provisoire
Le notaire de la succession a donc déterminé l'actif successoral du défunt en procédant à la liquidation de la communauté. Puis il a convié le liquidateur au partage de l'actif successoral du défunt.
Le liquidateur à refusé de s'y rendre par écrit en indiquant qu'il souhaitait uniquement être payé de sa créance.
La maison en indivision a été attribuée entièrement au conjoint survivant
Le partage n'avait pas lieu d'être puisque l'actif successoral contenait essentiellement des créances détenues par le défunt et déposées au sein même de l'étude du créancier révélant un conflit d'intérêts manifeste.
Ce conflit d'intérêt ayant été à mainte reprise dénoncé auprès de toutes les juridictions "compétentes" sans succès.
Malgré ce conflit déclaré aucune instance n'a souhaité prendre la défense des ayants droits à l'encontre du liquidateur (Tribunal de commerce, les avocats de l'indivision, les institutions régissant la profession réglementée du liquidateur)
La cours de Cassation à radié la mise au rôle des ayant droit dans l'attente d'un règlement de la condamnation sur lequel elle devait statuer en forçant les héritiers à régler une dette supérieur à l'actif successoral liquidable. Reniant ainsi le droit de l'indivision ACAN l'accès au juge.
Le liquidateur a posé une hypothèque sur les biens du conjoint survivant en indiquant au notaire qu'il comptait demandé l'annulation de la liquidation de la communauté des époux alors que sont titre d'exécution ne reposait que sur l'actif successoral du défunt et qu'il n'avait donc pas à y être convié
Comment réagir à l'ensemble de ces disfonctionnements ?
La situation que vous décrivez est d'une grande complexité juridique, mêlant droit des procédures collectives, droit des successions (acceptation à concurrence de l'actif net - ACAN) et droit de l'indivision. Vous faites face à un blocage procédural majeur, notamment avec la radiation devant la Cour de cassation (article 1009-1 du Code de procédure civile) qui conditionne l'accès au juge au paiement d'une dette que vous contestez ou ne pouvez payer.
Voici une analyse stratégique et les leviers d'action pour réagir à ces dysfonctionnements.
## 1. La stratégie de l'adversaire : Le "Coup d'après"
Le liquidateur cherche à reconstituer un gage plus large que le seul actif successoral du défunt. En menaçant de demander l'annulation de la liquidation de la communauté, il tente de faire revenir les biens (dont la maison) dans le patrimoine du défunt pour pouvoir les saisir.
**Son argument probable :** Il invoquera l'action paulienne ([Article 1341-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1341-2+du+Code+civil)) en prétendant que le partage de la communauté, ayant attribué la maison au conjoint survivant, a été fait en fraude de ses droits de créancier pour organiser l'insolvabilité de la succession.
## 2. Le levier de l'Acceptation à Concurrence de l'Actif Net (ACAN)
L'acceptation à concurrence de l'actif net, prévue par [l'article 787 du Code civil](/articles/code-civil/787), a pour but de protéger les héritiers : ils ne sont tenus des dettes que dans la limite de ce qu'ils reçoivent.
* **L'erreur stratégique potentielle :** Si le liquidateur a pris une hypothèque sur les biens **personnels** du conjoint survivant (qui n'est pas le défunt), alors que le titre exécutoire ne vise que l'actif successoral, il y a une voie de contestation immédiate.
* **Action :** Vous devez engager une procédure de **mainlevée d'hypothèque judiciaire** devant le Juge de l'Exécution (JEX). Si le titre ne vise que la succession et non le conjoint personnellement, l'hypothèque est abusive sur ses biens propres ou sa part de communauté après partage.
## 3. La radiation devant la Cour de cassation : Sortir de l'impasse
La radiation pour non-exécution de l'arrêt d'appel est une barrière redoutable. Cependant, elle n'est pas absolue.
* **La preuve de l'impossibilité :** Pour obtenir la réinscription au rôle, les héritiers doivent démontrer que l'exécution de la condamnation est de nature à entraîner des "conséquences manifestement excessives" ou qu'ils sont dans l'impossibilité réelle de payer.
* **Argument ACAN :** L'argument massue ici est que l'obligation de payer pour accéder au juge de cassation contredit le bénéfice de l'ACAN. En forçant les héritiers à payer sur leurs deniers personnels (au-delà de l'actif net), on vide de sa substance la protection légale de l'article 787 du Code civil.
## 4. Le conflit d'intérêts et le rejet de la créance
Le fait que l'actif successoral soit composé de créances détenues contre l'étude même du créancier (ou du liquidateur) est un argument de **compensation** et de **confusion**.
* **La charge de la preuve :** Vous devez produire les relevés de compte de l'étude ou les actes notariés prouvant que les fonds sont "bloqués" chez le créancier.
* **Action :** Saisir le Premier Président de la Cour d'appel pour demander la réinscription au rôle en faisant valoir que le créancier détient lui-même les fonds permettant d'éteindre la dette (compensation légale).
## 5. Plan d'action stratégique
### Étape 1 : Contester l'hypothèque (Urgent)
Saisir le Juge de l'exécution (JEX) du Tribunal Judiciaire pour demander la mainlevée de l'hypothèque sur les biens du conjoint survivant.
* **Argument :** Défaut de titre exécutoire à l'encontre du conjoint personnellement. Le liquidateur ne peut agir que sur les biens recueillis par la succession.
### Étape 2 : Provoquer le partage judiciaire
Puisque le liquidateur refuse de participer au partage amiable et menace d'annulation, vous pouvez invoquer [l'article 815 du Code civil](/articles/code-civil/815) pour demander au juge de valider définitivement le partage.
* **Jurisprudence utile :** Le juge peut ordonner la communication de documents pour assurer la transparence ([Tribunal judiciaire, 18/06/2026, n° 23/10895](/decisions/6a3435a2cdc6046d47d02de8)). Utilisez cela pour forcer la révélation des créances détenues par le liquidateur.
### Étape 3 : Saisine du Procureur de la République
Puisque les instances professionnelles ne répondent pas, le signalement au Procureur (qui a la surveillance des mandataires judiciaires et des officiers ministériels) pour "conflit d'intérêts" et "entrave à la liquidation d'une succession" est une voie pour débloquer le dossier sur le plan déontologique.
## Risque et pragmatisme
Le risque majeur est que le liquidateur obtienne l'annulation du partage de la communauté au motif qu'il a été lésé en tant que créancier.
**Conseil :** Ne restez pas sur la défensive. Proposez une **tierce opposition** ou une action en responsabilité contre le liquidateur pour faute dans la gestion de la procédure collective si sa créance "définitive" s'avère avoir été déclarée de mauvaise foi alors qu'un appel était en cours (violation de [l'article L622-24 du Code de commerce](/articles/code-de-commerce/L622-24)).
Souhaitez-vous que je rédige un modèle de mise en demeure à l'attention du liquidateur pour exiger la mainlevée de l'hypothèque sur les biens propres du conjoint ?
⚖️
Sources officielles Légifrance
📄 Article 787 du Code civil
Un héritier peut déclarer qu'il n'entend prendre cette qualité qu'à concurrence de l'actif net.
📄 Article L622-24 du Code de commerce
A partir de la publication du jugement, tous les créanciers dont la créance est née antérieurement au jugement d'ouverture, à l'exception des salariés, adressent la déclaration de leurs créances au mandataire judiciaire dans des délais fixés par décret en Conseil d'Etat. Lorsque le créancier a été relevé de forclusion conformément à l'article L. 622-26 , les délais ne courent qu'à compter de la notification de cette décision ; ils sont alors réduits de moitié. Les créanciers titulaires d'une sûreté publiée ou liés au débiteur par un contrat publié sont avertis personnellement ou, s'il y a lieu, à domicile élu. Le délai de déclaration court à l'égard de ceux-ci à compter de la notification de cet avertissement. La déclaration des créances peut être faite par le créancier ou par tout préposé ou mandataire de son choix. Le créancier peut ratifier la déclaration faite en son nom jusqu'à ce que le juge statue sur l'admission de la créance. Lorsque le débiteur a porté une créance à la connaissance du mandataire judiciaire, il est présumé avoir agi pour le compte du créancier tant que celui-ci n'a pas adressé la déclaration de créance prévue au premier alinéa. La déclaration des créances doit être faite alors même qu'elles ne sont pas établies par un titre. Celles dont le montant n'est pas encore définitivement fixé sont déclarées sur la base d'une évaluation. Les créances du Trésor public et des organismes de prévoyance et de sécurité sociale ainsi que les créances recouvrées par les organismes visés à l'article L. 5427-1 à L. 5427-6 du code du travail qui n'ont pas fait l'objet d'un titre exécutoire au moment de leur déclaration sont admises à titre provisionnel pour leur montant déclaré. En tout état de cause, les déclarations du Trésor et de la sécurité sociale sont toujours faites sous réserve des impôts et autres créances non établis à la date de la déclaration. Sous réserve des procédures judiciaires ou administratives en cours, leur établissement définitif doit, à peine de forclusion, être effectué dans le délai prévu à l'article L. 624-1 . Si la détermination de l'assiette et du calcul de l'impôt ou des cotisations et des contributions sociales est en cours, l'établissement définitif des créances admises à titre provisionnel doit être effectué par l'émission du titre exécutoire dans un délai de douze mois à compter de la publication du jugement d'ouverture. Toutefois, si une procédure de contrôle ou de rectification de l'impôt ou des cotisations et des contributions sociales a été engagée, l'établissement définitif des créances qui en font l'objet doit être réalisé avant le dépôt au greffe du compte rendu de fin de mission par le mandataire judiciaire. Le délai de l'établissement définitif des créances fiscales est suspendu par la saisine de l'une des commissions mentionnées à l'article L. 59 du livre des procédures fiscales jusqu'à la date de réception par le contribuable ou son représentant de l'avis de cette commission ou celle d'un désistement. Les institutions mentionnées à l'article L. 3253-14 du code du travail sont soumises aux dispositions du présent article pour les sommes qu'elles ont avancées et qui leur sont remboursées dans les conditions prévues pour les créances nées antérieurement au jugement ouvrant la procédure. Les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture, autres que celles mentionnées au I de l'article L. 622-17 sont soumises aux dispositions du présent article. Les délais courent à compter de la date d'exigibilité de la créance. Toutefois, les créanciers dont les créances résultent d'un contrat à exécution successive déclarent l'intégralité des sommes qui leur sont dues dans des conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. Le délai de déclaration, par une partie civile, des créances nées d'une infraction pénale court dans les conditions prévues au premier alinéa ou à compter de la date de la décision définitive qui en fixe le montant, lorsque cette décision intervient après la publication du jugement d'ouverture. Les créances alimentaires ne sont pas soumises aux dispositions du présent article.
📄 Article 815 du Code civil
Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être provoqué, à moins qu'il n'y ait été sursis par jugement ou convention.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Other - Chambre 1/Section 2 - n°23/10895 - 18/06/2026
MOTIFS Sur les demandes d’expertise Aux termes de l’article 9 du code de procédure civile, il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention. Aux termes de l’article 11 du code de procédure civile, les parties sont tenues d'apporter leur concours aux mesures d'instruction sauf au juge à tirer toute conséquence d'une abstention ou d'un refus. Si une partie détient un élément de preuve, le juge peut, à la requête de l'autre partie, lui enj...
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je souhaite médiatiser ce dossier via le quotidien sud ouest.
propose moi un mail à envoyer au service investigation de ce quotidien afin de leur soumettre le projet
C'est une démarche stratégique qui peut s'avérer efficace : la médiatisation crée souvent un "risque réputationnel" pour les mandataires judiciaires et peut inciter les instances (Parquet, ordres professionnels) à sortir de leur inertie.
Pour intéresser le service investigation de *Sud Ouest*, il faut mettre en avant l'aspect "pot de fer contre pot de terre" et l'absurdité juridique (l'ACAN bafouée).
Voici une proposition de mail structurée pour capter leur attention.
***
**Objet : [ALERTE INVESTIGATION] Succession bloquée et dérives d'une liquidation judiciaire : le calvaire d'une famille [Précisez votre département, ex: en Gironde]**
Madame, Monsieur,
Je me permets de solliciter votre service investigation pour vous soumettre une affaire qui illustre des dysfonctionnements graves au sein de l'institution judiciaire et des professions réglementées de notre région.
**Le dossier en bref :**
Suite au décès d'un entrepreneur dont la société était en liquidation, ses héritiers se retrouvent pris au piège d'un imbroglio juridique qui défie le bon sens et le droit successoral français.
**Les points de rupture que nous souhaitons dénoncer :**
1. **Le déni du droit à l'héritage protégé :** Alors que les héritiers ont accepté la succession « à concurrence de l'actif net » (ACAN) — un dispositif légal censé protéger les citoyens contre les dettes supérieures à l'héritage — la justice les force aujourd'hui à payer sur leurs deniers personnels sous peine d'être privés d'accès à la Cour de cassation.
2. **Un conflit d'intérêts manifeste :** Le mandataire liquidateur réclame une créance importante alors qu'il détient lui-même, au sein de son étude, des fonds appartenant au défunt. Ce "conflit d'intérêts", dénoncé à maintes reprises devant le Tribunal de Commerce et les instances de contrôle, reste sans réponse.
3. **Acharnement sur le conjoint survivant :** Le liquidateur vient de prendre une hypothèque sur les biens propres du conjoint survivant, menaçant de faire annuler la liquidation de la communauté, outrepassant ainsi ses droits et son titre exécutoire.
4. **L'omerta des institutions :** Malgré des alertes répétées auprès des instances de régulation de la profession de mandataire, aucune enquête n'a été diligentée, laissant une famille dans une détresse financière et psychologique totale.
Nous disposons de l'ensemble des pièces justificatives (jugements, courriers du notaire constatant le refus de partage du liquidateur, preuves des créances croisées) démontrant ce qui ressemble à une dérive procédurale orchestrée.
Cette affaire dépasse notre cas personnel : elle pose la question de la toute-puissance de certains mandataires judiciaires et de l'inefficacité des garde-fous censés protéger les héritiers.
Je me tiens à votre entière disposition pour vous rencontrer, vous présenter le dossier complet et vous mettre en relation avec notre conseil.
Dans l'attente de votre retour, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Votre Nom]
[Votre Prénom]
[Votre Numéro de téléphone]
[Votre Ville]
***
### Conseils stratégiques pour votre démarche :
* **Préparez votre "dossier de presse" :** Si un journaliste vous rappelle, ayez une chronologie très simple sur une page (Date / Événement / Document de preuve). Les journalistes ont peu de temps, ils doivent voir la preuve immédiatement.
* **L'angle humain :** N'hésitez pas, lors de l'entretien, à insister sur l'impact de cette situation sur la santé et la vie du conjoint survivant. C'est souvent l'angle qui déclenche la publication.
* **Vérification de la diffamation :** Restez factuel. Ne dites pas "Le liquidateur est un voleur", dites "Le liquidateur refuse de participer au partage malgré les relances du notaire (voir pièce jointe) et maintient une créance alors qu'il détient des fonds compensatoires".
Je peux également, si vous le souhaitez, préparer une note de synthèse juridique plus technique que vous pourrez joindre à ce mail pour prouver le sérieux de votre dossier. Souhaitez-vous que je le fasse ?
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