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Bonjour, actuellement en séparation depuis le 29juin, ma femme a porté plainte pour violences conjugales sans itt, que je conteste . J ai un rendez au pénal le 1decembre . En juillet elle conditionne de son propre chef la visite de mes enfants . Depuis fin juillet elle ne m autorise plus aucune visite , ni aucun contact avec mes enfants . Une audience devant le jaf est prévu le 12 octobre . Mes enfants on 1an/ 13a/13a/17a.
## Votre situation : points essentiels
Le dépôt d’une plainte pour violences conjugales, même contestée et sans ITT, **ne suspend pas automatiquement votre autorité parentale ni vos relations avec vos enfants**. Toutefois, le juge aux affaires familiales examinera prioritairement la sécurité et l’intérêt des enfants, en tenant compte des éléments du dossier.
En principe, la séparation ne modifie pas, à elle seule, l’exercice conjoint de l’autorité parentale. Chaque parent doit préserver les relations de l’enfant avec l’autre parent. [Article 373-2 du Code civil](/articles/code-civil/373-2)
Le fait que votre épouse ait d’abord autorisé des visites, puis les ait supprimées unilatéralement, est un élément important à présenter au JAF, mais il faudra le démontrer précisément.
## 1. Ce que vous devez faire avant l’audience du 12 octobre
### Constituer un dossier chronologique
Préparez un tableau factuel, sans accusations excessives :
- 29 juin : début de la séparation ;
- dates précises des visites effectivement réalisées en juillet ;
- date de la première restriction ;
- date de la suppression totale des visites et contacts ;
- chaque demande de visite ou d’appel ;
- chaque réponse ou absence de réponse ;
- conséquences sur les enfants ;
- dépôt de plainte et date de convocation pénale du 1er décembre.
Conservez notamment :
- SMS, courriels et messages WhatsApp ;
- captures d’écran avec date, heure et numéro identifiable ;
- preuves de vos demandes calmes et régulières ;
- attestations de proches ou de personnes ayant constaté votre implication auprès des enfants ;
- justificatifs de logement, disponibilité, organisation et capacité d’accueil ;
- éléments montrant que vous respectez les horaires, les besoins médicaux et la scolarité des enfants ;
- tout document relatif à la plainte et à la procédure pénale.
Ne supprimez aucun message, même s’il vous paraît défavorable. Le juge appréciera l’ensemble des échanges.
### Demander des mesures concrètes au JAF
Il ne faut pas vous limiter à demander « revoir mes enfants ». Demandez un dispositif précis, par exemple :
- résidence principale chez l’un des parents avec droit de visite et d’hébergement détaillé ;
- calendrier provisoire immédiatement applicable ;
- appels téléphoniques ou visioconférences à des jours et heures déterminés ;
- organisation particulière pour l’enfant d’un an ;
- remise des enfants dans un lieu neutre ou par l’intermédiaire d’un tiers si le conflit est intense ;
- interdiction de tout échange conflictuel lors des remises ;
- éventuellement recours à un espace de rencontre si le juge estime nécessaire une reprise progressive.
Le JAF peut prendre des mesures destinées à garantir la continuité et l’effectivité des liens avec chacun des parents, et peut assortir sa décision d’une astreinte. [Article 373-2-6 du Code civil](/articles/code-civil/373-2-6)
Pour l’enfant d’un an, le juge peut retenir une reprise progressive, des visites fréquentes mais courtes, ou un cadre médiatisé selon les éléments de sécurité. Pour les enfants de 13 ans et de 17 ans, leur parole peut être prise en considération, mais elle ne signifie pas qu’ils décident seuls du dispositif. Il faut éviter toute pression ou demande de « choisir » entre les parents.
## 2. Anticiper l’argument de votre épouse
Votre épouse pourrait soutenir :
- que la plainte justifie une suspension des contacts ;
- que les enfants auraient peur ou refuseraient de vous voir ;
- que le conflit rend les visites dangereuses ;
- que vos demandes seraient insistantes ou déstabilisantes ;
- qu’une reprise des contacts doit attendre la procédure pénale.
Votre réponse doit rester sobre :
1. vous contestez les violences ;
2. vous respectez strictement la procédure pénale ;
3. vous ne demandez aucun contact direct conflictuel avec votre épouse ;
4. vous demandez que les relations avec les enfants soient organisées judiciairement, éventuellement dans un cadre sécurisé ;
5. vous produisez des éléments objectifs démontrant votre comportement parental et vos demandes régulières.
Une décision récente illustre le raisonnement du juge : en l’absence de violences conjugales établies par des éléments objectifs et probants, un conflit parental ne suffit pas nécessairement à supprimer le droit de visite ; les déclarations non corroborées doivent être appréciées avec prudence. Cela ne garantit pas l’issue de votre affaire, car chaque dossier dépend des pièces produites. [Tribunal judiciaire, chambre 2/section 6, 24 septembre 2024, n° 21/03075](/decisions/670572281296b51ba2b07d00)
## 3. Attention à ne pas vous exposer pénalement
Vous devez impérativement éviter :
- de vous présenter au domicile sans accord ;
- de récupérer les enfants par la force ;
- de multiplier les appels ou messages ;
- de menacer de porter plainte contre votre épouse dans chaque échange ;
- d’interroger les enfants sur la plainte ou de leur demander de prendre parti ;
- de publier des messages ou accusations sur les réseaux sociaux ;
- de contacter directement votre épouse si une interdiction judiciaire existe.
Ne tentez jamais de « vous faire justice vous-même ». L’infraction de non-représentation d’enfant suppose notamment qu’une personne ait le droit de réclamer l’enfant dans le cadre d’un titre ou d’une organisation juridiquement opposable. Lorsqu’un parent refuse indûment de représenter l’enfant à celui qui a ce droit, la peine prévue est d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Ce point juridique doit être confirmé par une source officielle plus explicite avant de pouvoir être affirmé avec une référence précise.
## 4. Concernant l’audience pénale du 1er décembre
La procédure pénale et la procédure devant le JAF sont distinctes.
Pour le pénal :
- prenez connaissance exacte des faits reprochés ;
- ne contactez pas la plaignante pour discuter du fond de la plainte ;
- rassemblez les éléments objectifs de contestation ;
- préparez une chronologie cohérente ;
- signalez à votre défenseur toute pièce utile : certificats médicaux, échanges, témoignages, éléments de contexte ;
- ne présentez pas l’absence d’ITT comme une preuve automatique d’absence de violences : elle peut être un élément du dossier, mais elle ne tranche pas à elle seule la réalité des faits.
Votre avocat pénaliste devra vérifier les conditions de votre convocation, les faits précis poursuivis, les pièces du dossier et la stratégie de défense. Pour l’audience JAF, un avocat n’est pas toujours obligatoire, mais dans votre contexte — plainte pénale, quatre enfants et rupture totale des contacts — un avocat en droit de la famille serait fortement recommandé.
## 5. Peut-on agir avant le 12 octobre ?
Si l’absence de contact se poursuit et qu’aucune décision n’organise actuellement votre droit de visite, vous pouvez demander à votre avocat d’examiner :
- une requête JAF avec demande de mesures provisoires ;
- une saisine en urgence si les conditions sont réunies ;
- une organisation transitoire par espace de rencontre ;
- une mesure permettant des appels ou visioconférences ;
- une astreinte en cas de non-respect d’une décision future.
L’urgence doit être justifiée par des faits précis : durée de la rupture, âge de l’enfant d’un an, absence totale de contact, risque de dégradation du lien familial et impossibilité de parvenir à un accord.
## Évaluation réaliste
Votre position est **défendable**, notamment si vous pouvez prouver :
- que les contacts existaient avant leur interruption ;
- que vous avez demandé à maintenir un lien sans agressivité ;
- qu’aucune décision judiciaire ne vous interdit actuellement de voir vos enfants ;
- qu’il n’existe pas d’éléments objectifs établissant un danger pour eux ;
- que vous acceptez un dispositif sécurisé ou progressif si le JAF l’estime nécessaire.
En revanche, la plainte pour violences, même sans ITT, constitue un facteur de risque sérieux. Le JAF peut limiter ou encadrer les contacts s’il estime que le contexte le justifie. Votre meilleure stratégie est donc de demander **la reprise du lien dans un cadre précis et sécurisé**, plutôt que d’exiger une reprise immédiate et informelle des visites.
Si vous le souhaitez, je peux vous préparer une **chronologie et une liste de demandes concrètes à remettre à votre avocat ou à présenter au JAF**, en distinguant l’enfant d’un an, les deux enfants de 13 ans et l’enfant de 17 ans.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 373-2 du Code civil
La séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale. Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent. A cette fin, à titre exceptionnel, à la demande de la personne directement intéressée ou du juge aux affaires familiales, le procureur de la République peut requérir le concours de la force publique pour faire exécuter une décision du juge aux affaires familiales, une convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par avocats déposé au rang des minutes d'un notaire ou une convention homologuée fixant les modalités d'exercice de l'autorité parentale. Tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le présent alinéa ne s'applique pas au parent bénéficiaire d'une autorisation de dissimuler son domicile ou sa résidence prévue au 6° bis de l'article 515-11 si l'ordonnance de protection a été requise à l'encontre de l'autre parent.
📄 Article 373-2-6 du Code civil
Le juge du tribunal judiciaire délégué aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises dans le cadre du présent chapitre en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs. Le juge peut prendre les mesures permettant de garantir la continuité et l'effectivité du maintien des liens de l'enfant avec chacun de ses parents. Il peut notamment ordonner l'interdiction de sortie de l'enfant du territoire français sans l'autorisation des deux parents. Cette interdiction de sortie du territoire sans l'autorisation des deux parents est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. Il peut également, en cas de désaccord entre les parents sur l'exercice du droit à l'image de l'enfant, interdire à l'un des parents de diffuser tout contenu relatif à l'enfant sans l'autorisation de l'autre parent. Il peut, même d'office, ordonner une astreinte pour assurer l'exécution de sa décision. Si les circonstances en font apparaître la nécessité, il peut assortir d'une astreinte la décision rendue par un autre juge ainsi que l'accord parental constaté dans l'un des titres mentionnés aux 1° et 2° du I de l' article 373-2-2 . Les dispositions des articles L. 131-2 à L. 131-4 du code des procédures civiles d'exécution sont applicables. Il peut également, lorsqu'un parent fait délibérément obstacle de façon grave ou renouvelée à l'exécution de l'un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I de l'article 373-2-2, le condamner au paiement d'une amende civile d'un montant qui ne peut excéder 10 000 €.
📄 Article 227-5 du Code pénal
Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
⚖️
Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Other - Chambre 2/section 6 - n°21/03075 - 24/09/2024
[Motifs de la décision occultés]
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Ça veut dire , que même si la plainte est infonder( j ai les preuves à présenter au pénal) je subit la plainte en ayant pas les enfants avant même d être condamné ou relaxe ? Et le jaf peut même mettre en avant cette plainte pour le restreindre les droit de visite ?
Oui, **c’est juridiquement possible**, mais cela ne signifie pas que la plainte suffit, à elle seule, à vous priver automatiquement de vos enfants.
## 1. La plainte ne vaut pas condamnation
Vous bénéficiez de la présomption d’innocence : tant que le tribunal pénal ne vous a pas condamné, vous ne devez pas être présenté comme coupable.
Cependant, le JAF ne tranche pas la culpabilité pénale. Il prend des **mesures civiles de protection et d’organisation des relations parentales**, selon l’intérêt et la sécurité des enfants. Il peut donc examiner la plainte, les déclarations, les certificats, les messages, les témoignages et vos propres pièces **avant l’audience pénale**, sans attendre le jugement du 1er décembre.
Le secret de l’enquête ou de l’instruction s’applique à la procédure pénale, sous réserve des droits de la défense. [Article 11 du Code de procédure pénale](/articles/code-de-procedure-penale/11)[Article 11 du Code de procédure pénale](/articles/code-de-procedure-penale/11)
## 2. Le JAF peut-il restreindre vos droits sur la base de la plainte ?
Oui, il peut tenir compte de la plainte **comme un élément parmi d’autres**, notamment pour apprécier l’existence éventuelle de pressions ou violences et l’aptitude de chaque parent à respecter les droits de l’autre. [Article 373-2-11 du Code civil](/articles/code-civil/373-2-11)[Article 373-2-11 du Code civil](/articles/code-civil/373-2-11)
Mais il ne devrait pas raisonner ainsi : « une plainte a été déposée, donc le père est coupable ». Votre argument central doit être :
> « Je conteste les faits. La plainte est actuellement contestée et ne constitue pas une condamnation. Je demande que le juge apprécie l’ensemble des éléments contradictoires du dossier et organise, si nécessaire, la reprise des liens dans un cadre sécurisé plutôt que de les supprimer sans examen individualisé. »
Le JAF peut décider une reprise progressive, des visites en espace de rencontre, des contacts téléphoniques ou un droit de visite encadré. Il peut également prendre des mesures garantissant la continuité et l’effectivité des liens avec chacun des parents. [Article 373-2-6 du Code civil](/articles/code-civil/373-2-6)[Article 373-2-6 du Code civil](/articles/code-civil/373-2-6)
## 3. Ce que vos preuves peuvent réellement produire
Vos preuves présentées au pénal ne seront pas automatiquement transmises ni automatiquement retenues par le JAF. Il faut les verser dans le dossier JAF selon une présentation exploitable :
- chronologie précise des faits ;
- pièces numérotées ;
- échanges complets, et non seulement quelques captures isolées ;
- attestations conformes aux exigences procédurales ;
- preuves de vos demandes de contact et de votre attitude non conflictuelle ;
- éléments permettant de distinguer les faits reprochés de la question de la parentalité ;
- justificatifs de vos conditions d’accueil et de votre disponibilité.
Votre épouse pourra soutenir que vos preuves ne concernent pas directement la sécurité des enfants, ou qu’elles ne démontrent pas l’absence de violences. Il faut donc éviter de présenter uniquement un dossier de « contre-attaque » pénale : le JAF attend surtout de savoir **quelle organisation concrète protège les enfants tout en maintenant le lien parental**.
## 4. Le risque concret dans votre cas
Le risque est réel : le JAF peut restreindre temporairement les visites, surtout si le dossier contient des éléments corroborant des violences ou si les échanges parentaux sont très conflictuels.
Mais l’issue n’est pas déterminée par la seule plainte. La décision récente fournie dans votre dossier rappelle que, lorsque les violences conjugales sont avérées et que les éléments démontrent un danger pour l’enfant, le juge peut suspendre les droits de visite et même retirer l’exercice de l’autorité parentale, sans attendre nécessairement une expertise ou une enquête sociale. [Tribunal judiciaire, cabinet 9, 21/11/2024, n° 22/01827](/decisions/673f9999c74c14eb6072c782)[Tribunal judiciaire, cabinet 9, 21/11/2024, n° 22/01827](/decisions/673f9999c74c14eb6072c782)
Cette décision est toutefois **défavorable seulement dans l’hypothèse de violences établies et d’un danger démontré**. Elle ne permet pas de conclure qu’une plainte non corroborée justifie automatiquement une suspension totale.
## 5. Votre stratégie à l’audience
Demandez clairement, par écrit et oralement :
1. que le JAF distingue la plainte pénale, que vous contestez, de l’exercice de votre rôle parental ;
2. que vos pièces soient examinées contradictoirement ;
3. que soit constatée la rupture totale des contacts depuis fin juillet, si vous pouvez la prouver ;
4. qu’un droit de visite provisoire soit fixé immédiatement ;
5. à titre subsidiaire, si le juge estime nécessaire de sécuriser la reprise, que les visites aient lieu en espace de rencontre ou selon un calendrier progressif ;
6. que des appels ou visioconférences soient organisés ;
7. que la décision précise les dates, horaires, lieux de remise et modalités de communication.
Ne tentez pas de reprendre les enfants par vous-même et ne vous rendez pas au domicile de votre épouse. En l’absence de titre exécutoire fixant un droit de visite, cette initiative pourrait fortement vous nuire dans les deux procédures.
**En résumé :** vous pouvez subir une restriction avant toute condamnation pénale, car le JAF statue selon une logique de protection civile et non de culpabilité pénale. Mais la plainte n’est pas une preuve définitive : vous devez demander un examen contradictoire des éléments et proposer une solution concrète, éventuellement encadrée, pour restaurer rapidement les liens avec vos enfants.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 373-2-6 du Code civil
Le juge du tribunal judiciaire délégué aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises dans le cadre du présent chapitre en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs. Le juge peut prendre les mesures permettant de garantir la continuité et l'effectivité du maintien des liens de l'enfant avec chacun de ses parents. Il peut notamment ordonner l'interdiction de sortie de l'enfant du territoire français sans l'autorisation des deux parents. Cette interdiction de sortie du territoire sans l'autorisation des deux parents est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. Il peut également, en cas de désaccord entre les parents sur l'exercice du droit à l'image de l'enfant, interdire à l'un des parents de diffuser tout contenu relatif à l'enfant sans l'autorisation de l'autre parent. Il peut, même d'office, ordonner une astreinte pour assurer l'exécution de sa décision. Si les circonstances en font apparaître la nécessité, il peut assortir d'une astreinte la décision rendue par un autre juge ainsi que l'accord parental constaté dans l'un des titres mentionnés aux 1° et 2° du I de l' article 373-2-2 . Les dispositions des articles L. 131-2 à L. 131-4 du code des procédures civiles d'exécution sont applicables. Il peut également, lorsqu'un parent fait délibérément obstacle de façon grave ou renouvelée à l'exécution de l'un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I de l'article 373-2-2, le condamner au paiement d'une amende civile d'un montant qui ne peut excéder 10 000 €.
📄 Article 373-2-11 du Code civil
Lorsqu'il se prononce sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale, le juge prend notamment en considération : 1° La pratique que les parents avaient précédemment suivie ou les accords qu'ils avaient pu antérieurement conclure ; 2° Les sentiments exprimés par l'enfant mineur dans les conditions prévues à l'article 388-1 ; 3° L'aptitude de chacun des parents à assumer ses devoirs et respecter les droits de l'autre ; 4° Le résultat des expertises éventuellement effectuées, tenant compte notamment de l'âge de l'enfant ; 5° Les renseignements qui ont été recueillis dans les éventuelles enquêtes et contre-enquêtes sociales prévues à l'article 373-2-12 ; 6° Les pressions ou violences, à caractère physique ou psychologique, exercées par l'un des parents sur la personne de l'autre.
📄 Article 11 du Code de procédure pénale
Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète. Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines prévues à l' article 434-7-2 du code pénal . Toutefois, afin d'éviter la propagation d'informations parcellaires ou inexactes ou pour mettre fin à un trouble à l'ordre public ou lorsque tout autre impératif d'intérêt public le justifie, le procureur de la République peut, d'office et à la demande de la juridiction d'instruction ou des parties, directement ou par l'intermédiaire d'un officier de police judiciaire agissant avec son accord et sous son contrôle, rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure ne comportant aucune appréciation sur le bien-fondé des charges retenues contre les personnes mises en cause.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Other - Cabinet 9 - n°22/01827 - 21/11/2024
MOTIFS DE LA DECISION SUR L’EXCEPTION DE NULLITE DE L’EXPERTISE L’article 175 du code de procédure civile prévoit que la nullité des décisions et actes d'exécution relatifs aux mesures d'instruction est soumise aux dispositions qui régissent la nullité des actes de procédure. Aux termes de l’article 112 du même code, la nullité des actes de procédure peut être invoquée au fur et à mesure de leur accomplissement ; mais elle est couverte si celui qui l’invoque a, postérieurement à l’acte critiqué,...
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En bloquant toute communication et droit de visite , la maman ne risque rien ?
## Non : elle ne « ne risque rien » que dans certaines situations
### 1. S’il n’existe encore aucune décision ou convention exécutoire
Si aucun jugement, aucune ordonnance du JAF et aucune convention homologuée ne fixe actuellement vos droits de visite, le fait qu’elle vous refuse les enfants est **plus difficile à sanctionner immédiatement**.
Dans cette situation :
- elle ne peut pas être condamnée pour non-respect d’un droit de visite qui n’a pas encore été judiciairement fixé ;
- l’infraction de non-représentation d’enfant est en principe difficile à caractériser si vous ne disposez pas d’un titre vous donnant le droit de réclamer les enfants ;
- en revanche, son refus total de maintenir le lien peut être présenté au JAF comme un élément important pour organiser rapidement les relations avec les enfants.
La séparation ne supprime pas, par elle-même, l’exercice de l’autorité parentale ni le principe du maintien des relations de chaque parent avec les enfants. [Article 373-2 du Code civil](/articles/code-civil/373-2)
### 2. S’il existe déjà une décision fixant vos droits
Si un jugement ou une ordonnance vous accorde un droit de visite ou d’hébergement et qu’elle refuse de vous remettre les enfants, la situation est différente.
Le refus peut alors constituer une **non-représentation d’enfant**, lorsque les conditions légales sont réunies. Cette infraction est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. [Article 227-5 du Code pénal](/articles/code-penal/227-5)
Dans ce cas, réunissez :
- la décision complète ;
- les dates et horaires prévus ;
- vos messages demandant l’exécution du droit ;
- les refus ou absences de réponse ;
- les témoignages éventuels ;
- les preuves de votre présence au lieu prévu, si cela est pertinent.
Ne forcez toutefois jamais la remise des enfants et ne vous rendez pas au domicile dans le but de provoquer un incident.
### 3. Le JAF peut-il agir contre elle ?
Oui, mais il faut distinguer deux choses.
Le JAF peut organiser ou réorganiser les droits de visite, prévoir un calendrier précis, imposer un lieu de remise, prévoir des appels et, si nécessaire, encadrer les rencontres. Il peut aussi prendre des mesures destinées à garantir le maintien effectif des liens avec chacun des parents. [Article 373-2-6 du Code civil](/articles/code-civil/373-2-6)
En revanche, l’astreinte ou l’amende civile prévue par ce texte suppose généralement qu’il existe déjà un titre ou un accord juridiquement exécutoire auquel un parent fait délibérément obstacle. Elle ne permet pas nécessairement de sanctionner rétroactivement un refus intervenu avant toute décision judiciaire.
Le refus actuel peut néanmoins avoir des conséquences dans la décision du JAF : le juge peut considérer qu’une organisation très précise, un espace de rencontre, une reprise progressive ou des modalités de communication encadrées sont nécessaires.
## Ce que vous devez demander le 12 octobre
Demandez expressément :
1. un droit de visite provisoire avec des dates et horaires précis ;
2. des appels ou visioconférences à heures fixes ;
3. une organisation adaptée à l’enfant d’un an ;
4. un dispositif particulier pour les trois adolescents ;
5. subsidiairement, une reprise en espace de rencontre si le juge estime le contexte conflictuel ;
6. une astreinte pour l’avenir si une décision est rendue et n’est pas respectée.
Présentez le blocage comme un fait objectif :
> « Depuis fin juillet, aucun droit de visite ni contact téléphonique ou numérique n’est maintenu, malgré mes demandes régulières. Je sollicite que le juge fixe immédiatement des modalités précises et exécutoires de reprise des relations avec mes enfants. »
Évitez d’écrire qu’elle « séquestre » ou « enlève » les enfants, sauf situation juridiquement très particulière : des formulations excessives pourraient être utilisées contre vous.
### En résumé
- **Sans décision existante** : elle n’est pas automatiquement pénalement sanctionnable pour les refus passés, mais ce blocage peut peser devant le JAF.
- **Avec une décision existante non respectée** : elle peut s’exposer à une plainte pour non-représentation d’enfant et à des mesures civiles.
- **Pour l’avenir** : votre priorité est d’obtenir rapidement une décision précise, exécutoire et, si nécessaire, assortie d’une astreinte.
Aucune jurisprudence officielle vérifiable n’a été trouvée pour cette question précise dans les sources disponibles ici.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 227-5 du Code pénal
Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
📄 Article 373-2 du Code civil
La séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale. Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent. A cette fin, à titre exceptionnel, à la demande de la personne directement intéressée ou du juge aux affaires familiales, le procureur de la République peut requérir le concours de la force publique pour faire exécuter une décision du juge aux affaires familiales, une convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par avocats déposé au rang des minutes d'un notaire ou une convention homologuée fixant les modalités d'exercice de l'autorité parentale. Tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le présent alinéa ne s'applique pas au parent bénéficiaire d'une autorisation de dissimuler son domicile ou sa résidence prévue au 6° bis de l'article 515-11 si l'ordonnance de protection a été requise à l'encontre de l'autre parent.
📄 Article 373-2-6 du Code civil
Le juge du tribunal judiciaire délégué aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises dans le cadre du présent chapitre en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs. Le juge peut prendre les mesures permettant de garantir la continuité et l'effectivité du maintien des liens de l'enfant avec chacun de ses parents. Il peut notamment ordonner l'interdiction de sortie de l'enfant du territoire français sans l'autorisation des deux parents. Cette interdiction de sortie du territoire sans l'autorisation des deux parents est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. Il peut également, en cas de désaccord entre les parents sur l'exercice du droit à l'image de l'enfant, interdire à l'un des parents de diffuser tout contenu relatif à l'enfant sans l'autorisation de l'autre parent. Il peut, même d'office, ordonner une astreinte pour assurer l'exécution de sa décision. Si les circonstances en font apparaître la nécessité, il peut assortir d'une astreinte la décision rendue par un autre juge ainsi que l'accord parental constaté dans l'un des titres mentionnés aux 1° et 2° du I de l' article 373-2-2 . Les dispositions des articles L. 131-2 à L. 131-4 du code des procédures civiles d'exécution sont applicables. Il peut également, lorsqu'un parent fait délibérément obstacle de façon grave ou renouvelée à l'exécution de l'un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I de l'article 373-2-2, le condamner au paiement d'une amende civile d'un montant qui ne peut excéder 10 000 €.
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Est ce que le faite qu elle ne respecte pas la continuité du lien parental, a ça propre initiative, sans jugement, ne la défavorise pas ? Autre question . Ma fille fait du sport en club à un niveau régional, ma femme lui interdit de continuer ce sport . Est ce que je peut le préciser au jaf pour qu éventuellement le refus de ma femme va à l encontre des souhait de l’enfant ?
## Oui, ces éléments peuvent vous être favorables — mais ils ne suffisent pas automatiquement
### 1. La rupture unilatérale des contacts
Le fait que la mère ait interrompu, de sa propre initiative, les visites et les communications **peut être défavorable dans l’appréciation du JAF**, surtout si :
- aucun jugement ne lui permettait de suspendre les contacts ;
- elle ne produit pas d’éléments objectifs justifiant un danger ;
- vous avez demandé à maintenir les relations de manière calme et régulière ;
- elle ne propose aucune solution intermédiaire : appels, lieu neutre, espace de rencontre ;
- la rupture dure depuis fin juillet et concerne les quatre enfants.
La règle de principe est que la séparation ne modifie pas, à elle seule, l’exercice de l’autorité parentale et que chaque parent doit préserver les relations de l’enfant avec l’autre parent. [Article 373-2 du Code civil](/articles/code-civil/373-2)[Article 373-2 du Code civil](/articles/code-civil/373-2)
Le JAF veille à l’intérêt des enfants et peut prendre les mesures nécessaires pour garantir la continuité et l’effectivité des liens avec chacun des parents. [Article 373-2-6 du Code civil](/articles/code-civil/373-2-6)[Article 373-2-6 du Code civil](/articles/code-civil/373-2-6)
Mais il faut nuancer : si la mère affirme avoir interrompu les contacts en raison de violences ou d’un risque pour les enfants, le juge examinera cette justification. La plainte ne prouve pas automatiquement les violences, mais son existence peut conduire le JAF à organiser provisoirement les rencontres de façon encadrée.
### 2. L’absence de jugement ne donne pas un droit de passage immédiat
Même en l’absence de décision judiciaire, vous ne devez pas reprendre les enfants vous-même ni vous présenter au domicile de la mère.
En revanche, vous pouvez demander au JAF de constater :
- l’interruption totale et unilatérale des contacts ;
- l’absence de mesure judiciaire autorisant cette rupture ;
- vos demandes restées sans réponse ;
- l’absence de proposition de contact sécurisé ;
- les conséquences de cette rupture sur les enfants.
La formulation doit rester factuelle. Évitez d’écrire que la mère « manipule » les enfants ou agit nécessairement contre eux, sauf preuves solides.
### 3. Le sport de votre fille
Oui, vous pouvez parfaitement le préciser au JAF. Il faut présenter ce point comme une question d’intérêt de l’enfant, et non comme un conflit entre adultes.
Expliquez :
- le sport pratiqué et son niveau régional ;
- depuis quand votre fille le pratique ;
- la fréquence des entraînements et compétitions ;
- son investissement personnel et ses résultats ;
- son souhait réel de continuer ;
- les conséquences concrètes de l’interdiction ;
- les raisons invoquées par la mère ;
- votre disponibilité pour assurer les trajets, l’inscription ou les frais ;
- les éventuelles conséquences sur sa scolarité, sa santé ou son équilibre.
L’autorité parentale a pour finalité l’intérêt de l’enfant et doit permettre son éducation et son développement, dans le respect de sa personne. [Article 371-1 du Code civil](/articles/code-civil/371-1)[Article 371-1 du Code civil](/articles/code-civil/371-1)
Le refus de la mère peut donc être discuté devant le JAF s’il apparaît qu’il prive l’enfant d’une activité importante sans raison objective ou sans rechercher de solution équilibrée. Toutefois, le juge ne considérera pas automatiquement qu’un désaccord sur une activité sportive constitue une violation de l’autorité parentale : il examinera les motifs du refus.
## La parole de votre fille
L’âge exact de votre fille est déterminant :
- si elle est mineure, elle peut demander à être entendue par le juge si elle dispose du discernement nécessaire ;
- son audition n’est pas automatique ;
- elle ne décide pas seule, mais son opinion peut être prise en compte ;
- à un niveau régional et avec un investissement établi, son souhait sera plus crédible s’il est corroboré par des documents.
Ne lui demandez pas de rédiger un texte sous votre contrôle ni de choisir entre ses parents. Vous pouvez produire :
- une attestation du club ;
- le calendrier sportif ;
- les justificatifs d’inscription et de cotisation ;
- les résultats ou convocations aux compétitions ;
- une attestation de l’entraîneur, strictement factuelle ;
- les échanges relatifs à l’interdiction ;
- une demande d’audition de l’enfant, si elle est suffisamment mature.
## Ce que vous pouvez demander au JAF
Vous pouvez solliciter :
1. le maintien ou la reprise immédiate du sport ;
2. l’autorisation pour chacun des parents d’assurer les trajets ;
3. une répartition des entraînements et compétitions ;
4. une décision précisant qui prend en charge les frais ;
5. l’audition de votre fille si elle le souhaite personnellement ;
6. plus largement, une organisation empêchant que les activités importantes de l’enfant soient interrompues unilatéralement.
### Stratégie recommandée
Présentez deux sujets séparément :
- **le blocage du lien parental** : chronologie, demandes de contact et absence de justification judiciaire ;
- **le sport de votre fille** : intérêt, continuité, souhait de l’enfant et conséquences concrètes.
Ne donnez pas l’impression d’utiliser le sport pour contourner la suspension des contacts. Montrez plutôt que vous cherchez à préserver un repère stable et important pour votre fille, indépendamment du conflit conjugal.
⚖️
Sources officielles Légifrance
📄 Article 373-2 du Code civil
La séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'exercice de l'autorité parentale. Chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent. A cette fin, à titre exceptionnel, à la demande de la personne directement intéressée ou du juge aux affaires familiales, le procureur de la République peut requérir le concours de la force publique pour faire exécuter une décision du juge aux affaires familiales, une convention de divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par avocats déposé au rang des minutes d'un notaire ou une convention homologuée fixant les modalités d'exercice de l'autorité parentale. Tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le présent alinéa ne s'applique pas au parent bénéficiaire d'une autorisation de dissimuler son domicile ou sa résidence prévue au 6° bis de l'article 515-11 si l'ordonnance de protection a été requise à l'encontre de l'autre parent.
📄 Article 373-2-6 du Code civil
Le juge du tribunal judiciaire délégué aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises dans le cadre du présent chapitre en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs. Le juge peut prendre les mesures permettant de garantir la continuité et l'effectivité du maintien des liens de l'enfant avec chacun de ses parents. Il peut notamment ordonner l'interdiction de sortie de l'enfant du territoire français sans l'autorisation des deux parents. Cette interdiction de sortie du territoire sans l'autorisation des deux parents est inscrite au fichier des personnes recherchées par le procureur de la République. Il peut également, en cas de désaccord entre les parents sur l'exercice du droit à l'image de l'enfant, interdire à l'un des parents de diffuser tout contenu relatif à l'enfant sans l'autorisation de l'autre parent. Il peut, même d'office, ordonner une astreinte pour assurer l'exécution de sa décision. Si les circonstances en font apparaître la nécessité, il peut assortir d'une astreinte la décision rendue par un autre juge ainsi que l'accord parental constaté dans l'un des titres mentionnés aux 1° et 2° du I de l' article 373-2-2 . Les dispositions des articles L. 131-2 à L. 131-4 du code des procédures civiles d'exécution sont applicables. Il peut également, lorsqu'un parent fait délibérément obstacle de façon grave ou renouvelée à l'exécution de l'un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I de l'article 373-2-2, le condamner au paiement d'une amende civile d'un montant qui ne peut excéder 10 000 €.
📄 Article 371-1 du Code civil
L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé, sa vie privée et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. L'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques. Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.
👤
Est c e que je peut demander , parl ebiais d un avocat , que les enfants soit entendu avant l audience du 13oct? A ma propre initiative
## Oui, mais pas directement auprès de l’avocat
Vous pouvez demander, par l’intermédiaire de votre avocat, que votre fille — et éventuellement les autres enfants s’ils sont capables de discernement — soient entendus **avant l’audience du 13 octobre**.
La demande doit toutefois être adressée au **juge chargé de votre dossier**, et non décidée unilatéralement par l’avocat. Le juge apprécie :
- le discernement de chaque enfant ;
- l’intérêt de l’audition ;
- la nécessité de l’organiser avant l’audience ;
- le respect du contradictoire et du calendrier de procédure.
Le mineur capable de discernement peut être entendu dans toute procédure le concernant. L’audition est de droit lorsque le mineur en fait lui-même la demande ; il peut être entendu seul, avec un avocat ou avec une personne de son choix. Cette audition ne lui donne pas la qualité de partie. [Article 388-1 du Code civil](/articles/code-civil/388-1)[Article 388-1 du Code civil](/articles/code-civil/388-1)
## Attention : vous ne devez pas organiser vous-même l’audition
Vous ne devez pas :
- faire rédiger aux enfants une déclaration destinée au juge ;
- les entraîner à répondre dans un sens déterminé ;
- les faire contacter directement le tribunal ;
- présenter leur parole comme une preuve de la culpabilité ou de la mauvaise foi de la mère.
Une audition doit permettre au juge de recueillir une parole libre. Si votre fille souhaite réellement continuer son sport, elle peut l’exprimer elle-même, sans pression, notamment dans le cadre de cette audition.
## Comment procéder concrètement
Votre avocat devrait déposer rapidement une demande écrite au greffe ou dans le cadre de la procédure, en sollicitant :
1. l’audition de chaque enfant concerné qui dispose du discernement nécessaire ;
2. une audition avant le 13 octobre, si le calendrier le permet ;
3. une audition séparée de chaque enfant ;
4. la désignation éventuelle d’un avocat pour l’enfant ;
5. la communication de la demande à l’autre parent, afin de préserver le contradictoire.
La demande doit être motivée par des éléments concrets :
- rupture actuelle des contacts avec vous ;
- désaccord sur la poursuite du sport de votre fille ;
- souhait personnel de l’enfant de continuer son activité ;
- nécessité pour le juge d’entendre directement les enfants avant de prendre une mesure provisoire.
## Le point essentiel pour votre fille
Vous pouvez demander son audition, mais ne présentez pas la démarche comme destinée à démontrer que « sa mère a tort ». Il vaut mieux écrire que vous souhaitez que le juge entende directement votre fille sur :
- son souhait concernant son activité sportive ;
- son vécu de l’interruption des contacts ;
- ses besoins et repères ;
- sans lui demander de choisir entre ses parents.
Le juge pourra refuser une audition s’il estime qu’elle n’est pas utile, si elle paraît instrumentalisée ou si l’enfant ne dispose pas du discernement nécessaire. À l’inverse, si votre fille demande elle-même à être entendue, l’audition devient en principe un droit, sous réserve des règles applicables à la procédure.
## Demande urgente
Compte tenu de la date du 13 octobre, votre avocat doit agir **sans attendre** et vérifier la forme imposée par le tribunal saisi : requête, conclusions ou demande incidente selon l’état de la procédure. Une demande tardive peut ne pas être examinée avant l’audience.
En parallèle, rassemblez les éléments objectifs sur le sport : attestation du club, calendrier régional, ancienneté de la pratique, résultats, échanges établissant l’interdiction et preuve du souhait personnel de votre fille.
⚖️
Sources officielles Légifrance
📄 Article 388-1 du Code civil
Dans toute procédure le concernant, le mineur capable de discernement peut, sans préjudice des dispositions prévoyant son intervention ou son consentement, être entendu par le juge ou, lorsque son intérêt le commande, par la personne désignée par le juge à cet effet. Cette audition est de droit lorsque le mineur en fait la demande. Lorsque le mineur refuse d'être entendu, le juge apprécie le bien-fondé de ce refus. Il peut être entendu seul, avec un avocat ou une personne de son choix. Si ce choix n'apparaît pas conforme à l'intérêt du mineur, le juge peut procéder à la désignation d'une autre personne. L'audition du mineur ne lui confère pas la qualité de partie à la procédure. Le juge s'assure que le mineur a été informé de son droit à être entendu et à être assisté par un avocat.
👤
Peut tu me sortir des tendance , des statistiques pour des affaires simililaire , même grossièrement, et le résultat à court et long terme
## Réponse prudente : il n’existe pas de statistique fiable pour votre cas exact
Le ministère de la Justice publie des volumes d’affaires devant le JAF, mais **pas, à ma connaissance, de statistiques nationales permettant de dire :**
- dans quel pourcentage des cas la mère est sanctionnée pour avoir interrompu les contacts ;
- dans quel pourcentage le père obtient immédiatement la résidence ou un droit de visite élargi ;
- combien de décisions autorisent la poursuite d’un sport contre l’avis d’un parent ;
- combien de dossiers aboutissent à l’audition des enfants.
Les statistiques disponibles regroupent des contentieux très différents. Elles permettent donc d’évaluer la fréquence du contentieux familial, mais **pas de prédire mathématiquement le résultat de votre dossier**. Par exemple, les statistiques du ministère isolent l’« audition de l’enfant en justice », mais cela ne correspond pas uniquement aux litiges de résidence ou de droit de visite. ([justice.gouv.fr](https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/2023-09/RSJ2022_4_2.pdf?utm_source=openai))
## Tendances généralement plausibles dans une affaire comme la vôtre
### À court terme : jusqu’à l’audience et dans les semaines suivantes
Le résultat le plus réaliste n’est pas nécessairement une sanction immédiate de la mère. Le JAF cherchera surtout à :
1. comprendre pourquoi les contacts ont été interrompus ;
2. vérifier s’il existe un danger invoqué pour les enfants ;
3. déterminer si le blocage est justifié ou unilatéral ;
4. rétablir, si possible, un lien progressif et sécurisé ;
5. fixer un calendrier précis pour éviter les nouveaux refus.
Selon les éléments produits, plusieurs scénarios sont possibles :
- **Scénario favorable :** reprise rapide des contacts, droit de visite organisé, appels réguliers et maintien de l’activité sportive de votre fille ;
- **Scénario intermédiaire :** rencontres progressives, lieu neutre ou espace de rencontre, évaluation ultérieure de la situation ;
- **Scénario défavorable :** maintien d’un encadrement strict si la mère produit des éléments sérieux concernant des violences, une pression sur les enfants ou un risque concret ;
- **Scénario procédural :** le juge renvoie certaines questions ou ordonne une mesure complémentaire, ce qui ne règle pas immédiatement les contacts.
Le fait que la rupture soit unilatérale peut donc **fragiliser la position de la mère**, mais seulement si vous démontrez que vous avez recherché le contact de façon régulière, calme et adaptée, et qu’elle n’avait pas de motif objectivement établi.
### À moyen terme : plusieurs mois
Si vous obtenez une décision précise et que la mère la respecte, le dossier peut progressivement se stabiliser. En revanche, si les refus continuent après la décision, cela pourra devenir beaucoup plus sérieux pour elle, car il ne s’agira plus seulement d’un désaccord parental mais d’une possible obstruction à l’exécution d’une décision.
Votre dossier sera renforcé par :
- des demandes de contact régulières et non agressives ;
- des réponses ou refus écrits ;
- une chronologie datée ;
- l’absence de menaces ou de pression ;
- des attestations sur votre implication antérieure auprès des enfants ;
- des éléments montrant que vous respectez leur rythme ;
- une proposition concrète de reprise progressive.
À l’inverse, le dossier sera fragilisé si les échanges montrent des insultes, des menaces, des déplacements non autorisés au domicile de la mère ou une pression exercée sur les enfants pour qu’ils prennent parti.
### À long terme : plusieurs années
À long terme, le juge regardera moins l’épisode ponctuel que le comportement de chaque parent dans la durée :
- qui facilite ou empêche le lien avec l’autre parent ;
- qui respecte les décisions judiciaires ;
- qui protège les enfants du conflit ;
- qui prend en compte leur scolarité, leur santé, leurs activités et leur parole ;
- qui propose des solutions concrètes plutôt que de simples accusations.
Un parent qui empêche durablement les relations sans justification démontrée peut progressivement perdre en crédibilité. Mais il ne faut pas présenter cela comme une « sanction automatique » : le juge peut aussi maintenir la résidence chez ce parent tout en renforçant les droits de l’autre, ou ordonner une reprise encadrée.
## Concernant le sport de votre fille
Le sport peut être utile dans votre dossier, mais probablement comme **indice de la manière dont chaque parent prend en compte les besoins et les souhaits de l’enfant**, non comme preuve suffisante que la mère serait inapte.
Votre argument sera plus solide si vous pouvez établir :
- que votre fille pratique ce sport depuis longtemps ;
- qu’elle atteint réellement un niveau régional ;
- que les entraînements et compétitions sont réguliers ;
- qu’elle souhaite personnellement continuer ;
- que l’activité ne compromet pas sa scolarité ou sa santé ;
- que vous êtes prêt à assurer les transports et les contraintes pratiques ;
- que le refus de la mère n’est pas expliqué par une raison objective.
Il faut demander au JAF non pas simplement de « donner raison » à votre fille, mais de vérifier si l’interdiction respecte son intérêt, sa stabilité et son projet personnel.
## Concernant l’audition des enfants
La jurisprudence récente confirme que, lorsqu’un enfant demande lui-même à être entendu, le refus ne peut pas être fondé uniquement sur son âge : le juge doit examiner concrètement son discernement et motiver sa décision. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000030382522?utm_source=openai))
Cela ne signifie toutefois pas que l’audition conduira automatiquement à une décision favorable à votre demande. L’enfant est entendu pour donner son point de vue ; il ne décide pas lui-même de la résidence, des visites ou de la poursuite du sport.
### *(Sources complémentaires — recherche web)*
- **Cour de cassation, première chambre civile, 18 mars 2015 :** le juge ne peut pas écarter une demande d’audition en se référant seulement à l’âge de l’enfant ; il doit apprécier son discernement. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000030382522?utm_source=openai))
- **Cour de cassation, première chambre civile, 16 février 2022 :** dans un litige relatif à la résidence, le discernement ne peut pas être écarté par une considération générale fondée uniquement sur l’âge. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000045197112?utm_source=openai))
- **Cour de cassation, première chambre civile, 20 mai 2026 :** lorsqu’une demande d’audition est refusée, les motifs du refus doivent être indiqués selon les règles applicables. ([legifrance.gouv.fr](https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000054167214?utm_source=openai))
## Évaluation globale de votre situation
Sur la base des seuls éléments actuellement connus :
- **Votre position peut être favorable** sur le principe si vous prouvez une coupure totale, décidée unilatéralement, sans décision judiciaire et sans justification objectivée ;
- **la mère ne sera pas automatiquement condamnée** pour cette seule raison ;
- **le sport de votre fille est un élément pertinent**, surtout si son souhait est constant et documenté ;
- **l’audition peut être utile**, mais elle ne doit pas apparaître comme organisée ou dictée par vous ;
- **le résultat le plus probable à court terme**, si aucun danger n’est établi, est une réorganisation des contacts plutôt qu’une sanction immédiate de la mère ;
- **à long terme**, le parent qui respecte les décisions et favorise le lien avec l’autre acquiert généralement une position plus crédible devant le juge.
Le point décisif sera votre capacité à produire une chronologie objective des refus depuis la fin juillet, avec les messages, les demandes de contact, les réponses de la mère et les attestations relatives au sport de votre fille.
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