pension alimentaire pour droit de visite et hébergement étendu à 5 jours les semaines paires.
1 enfant, et salire de 5300€ net mensuel
Dans votre situation, le passage à un **Droit de Visite et d'Hébergement Étendu (DVHE)** avec un revenu confortable de 5 300 € net mensuel soulève une question stratégique : le maintien ou non d'une pension alimentaire alors que vous assumez la charge de l'enfant une partie importante du temps.
Voici l'analyse de votre situation selon les règles du droit français en vigueur en juin 2026.
## 1. Le principe : L'obligation de contribution
Même avec un DVHE (ici 5 jours sur 14, soit environ 35 % du temps), la pension alimentaire reste due si l'un des parents dispose de revenus nettement supérieurs à l'autre ou si les charges fixes de l'enfant (école, activités, mutuelle) ne sont pas équitablement réparties.
Selon [l'article 373-2-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2-2+du+Code+civil), la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant peut être fixée par décision judiciaire ou convention. Elle est calculée selon deux critères :
1. Les **besoins** de l'enfant.
2. Les **ressources** respectives de chaque parent.
## 2. Estimation du montant (Référentiel indicatif)
Le ministère de la Justice publie une table de référence, mais celle-ci n'est qu'indicative. Avec un revenu de 5 300 € net :
* Pour un droit de visite "classique" (un week-end sur deux), la pension tourne généralement autour de **10 % à 12 % du revenu net**, soit environ 530 € à 630 €.
* En cas de **DVHE (5 jours/14)**, le juge réduit souvent ce montant car vous assumez directement les frais de nourriture et de vie courante durant vos 5 jours. On peut estimer une fourchette entre **350 € et 500 €**, selon les revenus de l'autre parent.
La jurisprudence confirme que la pension est due même pendant les périodes où vous accueillez l'enfant ([Tribunal judiciaire, ch1.1 jaf, 02/07/2025](/decisions/68a8dd5bd71c382e8b5d93d0)).
## 3. Stratégie et Anticipation (Le "Coup d'après")
### L'argument de la partie adverse
L'autre parent argumentera probablement que malgré vos 5 jours de garde, ses **frais fixes** (loyer pour une chambre d'enfant, abonnements annuels, vêtements) restent inchangés. Il mettra en avant votre capacité financière élevée (5 300 €) pour demander le maintien d'un niveau de vie élevé pour l'enfant.
### La charge de la preuve
Pour limiter le montant de la pension, vous devez prouver que vous assumez déjà une part importante des frais. Préparez les justificatifs suivants :
* Le coût des trajets supplémentaires liés au DVHE.
* L'aménagement d'une chambre dédiée.
* Si applicable, la prise en charge directe de certains frais (frais de cantine, activités sportives, mutuelle).
### Le risque procédural
Si vous refusez de verser une pension au motif que vous avez l'enfant "presque à moitié", le juge pourrait considérer cela comme une volonté d'éluder vos obligations, surtout avec un salaire de 5 300 €.
**Conseil stratégique :** Proposez vous-même un montant raisonnable (ex: 400 €) ou la prise en charge intégrale de frais spécifiques (ex: école privée ou activités) en échange d'une réduction de la pension en numéraire.
## 4. Modalités de versement
Depuis 2023, l'intermédiation financière par l'ARIPA (CAF) est devenue la règle par défaut pour les titres exécutoires, comme le rappelle [l'article 373-2-2 II du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+373-2-2+du+Code+civil). La pension sera prélevée sur votre compte et reversée à l'autre parent par la CAF, sauf si vous vous y opposez d'un commun accord.
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**Ma proposition pour avancer :**
Pour affiner ce montant, pourriez-vous me préciser le montant approximatif des revenus de l'autre parent ? Cela permet de calculer le "différentiel" de niveau de vie, qui est le critère majeur utilisé par les juges.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 373-2-2 du Code civil
I.-En cas de séparation entre les parents, ou entre ceux-ci et l'enfant, la contribution à son entretien et à son éducation prend la forme d'une pension alimentaire versée, selon le cas, par l'un des parents à l'autre, ou à la personne à laquelle l'enfant a été confié. Les modalités et les garanties de cette pension alimentaire sont fixées par : 1° Une décision judiciaire ; 2° Une convention homologuée par le juge ; 3° Une convention de divorce ou de séparation de corps par consentement mutuel selon les modalités prévues à l'article 229-1 ; 4° Un acte reçu en la forme authentique par un notaire ; 5° Une convention à laquelle l'organisme débiteur des prestations familiales a donné force exécutoire en application de l' article L. 582-2 du code de la sécurité sociale . 6° Une transaction ou un acte constatant un accord issu d'une médiation, d'une conciliation ou d'une procédure participative, lorsqu'ils sont contresignés par les avocats de chacune des parties et revêtus de la formule exécutoire par le greffe de la juridiction compétente en application du 7° de l'article L. 111-3 du code des procédures civiles d'exécution . Il peut être notamment prévu le versement de la pension alimentaire par virement bancaire ou par tout autre moyen de paiement. Cette pension peut en tout ou partie prendre la forme d'une prise en charge directe de frais exposés au profit de l'enfant ou être, en tout ou partie, servie sous forme d'un droit d'usage et d'habitation. II.-Lorsque la pension est fixée en tout ou partie en numéraire par un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I, son versement par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier est mis en place, pour la part en numéraire, dans les conditions et selon les modalités prévues au chapitre II du titre VIII du livre V du code de la sécurité sociale et par le code de procédure civile . Toutefois, l'intermédiation n'est pas mise en place dans les cas suivants : 1° En cas de refus des deux parents, ce refus devant être mentionné dans les titres mentionnés au I du présent article et pouvant, lorsque la pension est fixée dans un titre mentionné au 1° du même I, être exprimé à tout moment de la procédure ; 2° A titre exceptionnel, lorsque le juge estime, par décision spécialement motivée, le cas échéant d'office, que la situation de l'une des parties ou les modalités d'exécution de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant sont incompatibles avec sa mise en place. Lorsqu'elle est mise en place, il est mis fin à l'intermédiation sur demande de l'un des parents, adressée à l'organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l'autre parent. Le deuxième alinéa, le 1° et l'avant-dernier alinéa du présent II ne sont pas applicables lorsque l'une des parties fait état, dans le cadre de la procédure conduisant à l'émission d'un des titres mentionnés au I, de ce que le parent débiteur a fait l'objet d'une plainte ou d'une condamnation pour des faits de menaces ou de violences volontaires sur le parent créancier ou l'enfant ou lorsque l'une des parties produit, dans les mêmes conditions, une décision de justice concernant le parent débiteur mentionnant de telles menaces ou violences dans ses motifs ou son dispositif. III.-Lorsque le versement de la pension par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier n'a pas été mis en place ou lorsqu'il y a été mis fin, l'intermédiation financière est mise en œuvre à la demande d'au moins l'un des deux parents auprès de l'organisme débiteur des prestations familiales, selon les modalités prévues à l'article L. 582-1 du code de la sécurité sociale , sous réserve que la pension soit fixée en tout ou partie en numéraire par un des titres mentionnés aux 1° à 6° du I du présent article. Lorsque l'intermédiation financière a été écartée en application du 2° du II, son rétablissement est demandé devant le juge, qui apprécie l'existence d'un élément nouveau. IV.-Dans les cas mentionnés aux 3° à 6° du I, la date de paiement et les modalités de revalorisation annuelle du montant de la pension versée par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales respectent des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Il en est de même dans le cas mentionné au 2° du même I, sauf lorsque la convention homologuée comporte des stipulations relatives au paiement de la pension ou à sa revalorisation ou a expressément exclu cette dernière. Un décret en Conseil d'Etat précise également les éléments strictement nécessaires, incluant le cas échéant le fait que l'une des parties a fait état ou a produit les informations et éléments mentionnés au dernier alinéa du II, au regard de la nécessité de protéger la vie privée des membres de la famille, au versement de la pension par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales que les greffes, les avocats et les notaires sont tenus de transmettre aux organismes débiteurs des prestations familiales en sus des extraits exécutoires des décisions mentionnées au 1° du I ou des copies exécutoires des conventions et actes mentionnés aux 2° à 4° et 6° du même I, ainsi que les modalités de leur transmission.
📄 Article 373-2-9 du Code civil
En application des deux articles précédents, la résidence de l'enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux. A la demande de l'un des parents ou en cas de désaccord entre eux sur le mode de résidence de l'enfant, le juge peut ordonner à titre provisoire une résidence en alternance dont il détermine la durée. Au terme de celle-ci, le juge statue définitivement sur la résidence de l'enfant en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux. Lorsque la résidence de l'enfant est fixée au domicile de l'un des parents, le juge aux affaires familiales statue sur les modalités du droit de visite de l'autre parent. Ce droit de visite, lorsque l'intérêt de l'enfant le commande, peut, par décision spécialement motivée, être exercé dans un espace de rencontre désigné par le juge. Lorsque l'intérêt de l'enfant le commande ou lorsque la remise directe de l'enfant à l'autre parent présente un danger pour l'un d'eux, le juge en organise les modalités pour qu'elle présente toutes les garanties nécessaires. Il peut prévoir qu'elle s'effectue dans un espace de rencontre qu'il désigne, ou avec l'assistance d'un tiers de confiance ou du représentant d'une personne morale qualifiée.
📄 Article 373-2-10 du Code civil
En cas de désaccord, le juge s'efforce de concilier les parties. A l'effet de faciliter la recherche par les parents d'un exercice consensuel de l'autorité parentale, le juge peut leur proposer une mesure de médiation, sauf si des violences sont alléguées par l'un des parents sur l'autre parent ou sur l'enfant, ou sauf emprise manifeste de l'un des parents sur l'autre parent, et, après avoir recueilli leur accord, désigner un médiateur familial pour y procéder, y compris dans la décision statuant définitivement sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale. Il peut de même leur enjoindre, sauf si des violences sont alléguées par l'un des parents sur l'autre parent ou sur l'enfant, ou sauf emprise manifeste de l'un des parents sur l'autre parent, de rencontrer un médiateur familial qui les informera sur l'objet et le déroulement de cette mesure.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Décision - Juge de l'Execution - 24/04/2026
Quelles sont les modalités de fixation et de suppression d'une pension alimentaire dans le cadre d'une résidence alternée ? — La pension alimentaire peut être fixée par le juge en fonction des besoins des enfants et des ressources des parents. En cas de changement de situation, la pension peut être modifiée ou supprimée.
📋 Décision - Ch1.1 JAF - 02/07/2025
Quelles sont les modalités de fixation et de revalorisation de la pension alimentaire pour les enfants ? — La contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants est due tout au long de l'année, même durant la période où s'exerce le droit de visite et d'hébergement. La pension alimentaire peut être indexée sur les variations de l'indice mensuel des prix à la consommation.
📋 Other - JAF Cabinet 6 - n°24/01991 - 22/05/2026
[Motifs de la décision occultés]
📋 Décision - Chambre 1.8 Collégiale - 09/01/2026
Comment est fixée la contribution à l'entretien et à l'éducation d'un enfant en cas de séparation des parents ? — La contribution à l'entretien et à l'éducation d'un enfant doit être fixée en tenant compte des besoins de l'enfant et des ressources des parents. Elle peut être indexée sur les variations de l'indice des prix à la consommation.
📋 Décision - Chambre 2 Cb2/JAF - 13/05/2026
Quelles sont les modalités de fixation et d'indexation d'une pension alimentaire pour les enfants ? — La pension alimentaire est due même au-delà de la majorité tant que les enfants ne sont pas en état de subvenir eux-mêmes à leurs besoins. Elle doit être versée par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales et peut être indexée chaque année en fonction de l'indice des prix à la consommation.
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