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Paiement d'une créance après convention de divorce et état liquidatif : légalité Droit de la famille Divorce et séparation

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Créance paye après convention de divorce signé et état liquidatif. Entre ex époux est-ce legale
La situation où un ex-époux règle une créance (une dette) après la signature de la convention de divorce et de l'état liquidatif est une situation classique, mais juridiquement encadrée. Voici l'analyse stratégique de votre situation au regard du droit français. ## 1. Le principe du "règlement définitif" En principe, la convention de divorce et l'état liquidatif notarié ont pour but de régler **définitivement** les rapports financiers entre les époux. * [L'article 2284 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+2284+du+Code+civil) rappelle que celui qui s'est obligé est tenu sur ses biens. * Si la dette était mentionnée dans l'état liquidatif et attribuée à l'un des ex-époux, son paiement est parfaitement légal et obligatoire. ## 2. Le risque : La découverte d'une dette "oubliée" (Le coup d'après) Si la créance payée n'était **pas prévue** dans l'état liquidatif, la partie adverse (votre ex-conjoint) pourrait réagir de deux manières : * **Contester le remboursement :** S'il s'agit d'une dette commune que vous avez payée seul après le divorce, vous pourriez vouloir lui réclamer sa part. Il arguera probablement que l'état liquidatif est définitif et que vous avez renoncé à tout recours. * **Action en complément de part :** Si l'omission de cette créance modifie l'équilibre du partage de plus d'un quart (lésion), l'autre partie pourrait tenter de remettre en cause le partage. ## 3. La solidarité ménagère (Charge de la preuve) Si la créance concerne des dettes contractées pendant le mariage pour l'entretien du ménage ou l'éducation des enfants, [l'article 220 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+220+du+Code+civil) prévoit une solidarité. * **Preuve à fournir :** Si vous demandez à votre ex-conjoint de contribuer à cette dette payée après le divorce, vous devez prouver, selon [l'article 1353 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1353+du+Code+civil), que cette dette était bien une dette ménagère non excessive et qu'elle n'a pas été incluse par erreur dans la liquidation. ## 4. Stratégie et Pragmatisme * **Si vous êtes celui qui a payé :** Si vous l'avez fait pour une dette qui vous incombait selon l'acte de divorce, c'est légal et cela éteint votre obligation. Si vous avez payé une dette de votre ex-conjoint, vous disposez d'un "recours subrogatoire" (vous prenez la place du créancier pour lui demander remboursement), mais cela risque de nécessiter une nouvelle procédure devant le Juge aux Affaires Familiales (JAF). * **L'accord amiable :** Comme le rappelle la jurisprudence [Tribunal judiciaire, 26/05/2026, n° 24/05187](/decisions/6a15fc32cdc6046d47070696), les parties doivent privilégier les opérations amiables de compte et de liquidation. * **Risque financier :** Engager une procédure pour une petite créance est risqué. Les frais d'avocat et de procédure peuvent rapidement dépasser le montant de la créance elle-même. **Conseil :** Vérifiez si votre convention de divorce contient une clause de "renonciation à tout recours ultérieur". Si c'est le cas, réclamer le remboursement d'une créance omise sera très difficile, sauf à prouver une dissimulation volontaire (dol). Si vous le souhaitez, je peux analyser si le type de dette en question (crédit conso, impôts, loyers) entre dans le champ de la solidarité entre ex-époux malgré la signature de l'état liquidatif.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 220 du Code civil

Chacun des époux a pouvoir pour passer seul les contrats qui ont pour objet l'entretien du ménage ou l'éducation des enfants : toute dette ainsi contractée par l'un oblige l'autre solidairement. La solidarité n'a pas lieu, néanmoins, pour des dépenses manifestement excessives, eu égard au train de vie du ménage, à l'utilité ou à l'inutilité de l'opération, à la bonne ou mauvaise foi du tiers contractant. Elle n'a pas lieu non plus, s'ils n'ont été conclus du consentement des deux époux, pour les achats à tempérament ni pour les emprunts à moins que ces derniers ne portent sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante et que le montant cumulé de ces sommes, en cas de pluralité d'emprunts, ne soit pas manifestement excessif eu égard au train de vie du ménage.

📄 Article 2284 du Code civil

Quiconque s'est obligé personnellement, est tenu de remplir son engagement sur tous ses biens mobiliers et immobiliers, présents et à venir.

📄 Article 1353 du Code civil

Celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Other - Jaf cabinet 4 - n°24/05187 - 26/05/2026

[Motifs de la décision occultés]
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Nous avons 2100€ de charges cela comprend les charges de la maison, les charges des enfants et un crédit à la consommation. Mon ex versé 400€ par mois et m a signé une reconnaissance de dette de 500€ par mois tant que la maison n est pas vendue
La situation que vous décrivez présente un mélange de charges courantes et d'engagements contractuels souscrits après ou parallèlement à la convention de divorce. Voici l'analyse stratégique de votre position : ### 1. La validité de la reconnaissance de dette (Le "Coup d'après") Le point le plus sensible est votre reconnaissance de dette de 500 € par mois. * **L'argument de l'ex-conjoint :** S'il décide de ne plus payer, il pourrait arguer devant un juge que cette reconnaissance de dette est dépourvue de "cause" (qu'elle n'a pas de contrepartie réelle) ou qu'elle contredit l'état liquidatif qui est censé être définitif. * **Votre défense :** Pour que cette reconnaissance soit solide, elle doit respecter [l'article 1376 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1376+du+Code+civil), c'est-à-dire comporter sa signature et la mention de la somme en toutes lettres. Elle est légale car elle encadre une situation d'attente (la vente de la maison), ce qui constitue une convention entre ex-époux parfaitement valable. ### 2. La répartition des 2 100 € de charges Le droit distingue trois types de dettes dans votre montant : 1. **Charges de la maison (indivision) :** Tant que la maison n'est pas vendue, vous êtes en "indivision". Selon [l'article 815-10 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+815-10+du+Code+civil), les frais de conservation du bien (impôts fonciers, assurance, gros travaux) doivent être partagés proportionnellement à vos parts dans la maison. 2. **Charges des enfants :** Elles relèvent de la contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants ([Article 371-2 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+371-2+du+Code+civil)). Les 400 € versés par votre ex semblent correspondre à sa part de pension alimentaire. 3. **Crédit à la consommation :** C'est ici que le risque est le plus élevé. Si le crédit est aux deux noms, la banque peut réclamer 100 % à l'un ou l'autre. L'état liquidatif doit impérativement préciser qui doit le rembourser. ### 3. La charge de la preuve et les risques * **Risque de non-paiement :** Si votre ex-époux cesse de verser les 500 €, vous ne pourrez pas utiliser d'huissier directement comme pour une pension alimentaire. Vous devrez d'abord faire valider la reconnaissance de dette par un tribunal pour obtenir un "titre exécutoire". * **Preuve des paiements :** Conservez scrupuleusement les preuves que vous payez seule l'intégralité des 2 100 €. Cela vous permettra, lors de la vente chez le notaire, de demander une "créance entre époux" ou une "indemnité d'occupation" si c'est lui qui occupe le bien, ou simplement le remboursement des avances faites pour son compte. ### 4. Stratégie recommandée 1. **Le décompte notarié :** Assurez-vous que le notaire en charge de la vente de la maison est informé de cette reconnaissance de dette. Il pourra l'intégrer dans le projet de répartition du prix de vente pour que vous soyez remboursée directement sur sa part. 2. **Pragmatisme :** Si les 400 € (pension) + 500 € (reconnaissance) = 900 € couvrent sa part théorique des 2 100 €, la situation est équilibrée. Mais attention : si la maison met longtemps à se vendre, la dette de votre ex va s'accumuler. Comme souligné dans la jurisprudence [Tribunal judiciaire, 18/03/2025, n° 23/01184](/decisions/67d9f2d883aab7e661bd6652), les créances entre époux doivent être chiffrées de manière précise pour être intégrées à la liquidation. Je peux vous aider à rédiger un courrier formel à destination de votre ex-conjoint ou du notaire pour confirmer que ces sommes (les 500 € mensuels) seront prélevées prioritairement sur sa part du prix de vente de la maison afin de sécuriser votre remboursement. Souhaitez-vous que je prépare ce projet ?
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arret - CHAMBRE FAMILIALE - n°24/00954 - 12/05/2026

MOTIFS DE LA DÉCISION. 1- Sur la créance de Mme [M] du chef de L'EURL [1] : Mme [M] ne produit aucun justificatif établissant qu'elle a réglé le passif de l'EURL[1]. C'est donc à bon droit que le premier juge a rejeté sa demande de créance sur l'indivision de ce chef. 2- Sur la créance de M [A] au titre des charges relatives à l'immeuble indivis : Aux termes de l'article 815-13 du code civil, lorsqu'un indivisaire a amélioré à ses frais l'état d'un bien indivis, il doit lui en être tenu compte s...

📋 Décision - Pôle 3 - Chambre 1 - 15/04/2026

Les demandes de fixation de créances formulées par Mme [W] dans le cadre des opérations de comptes, liquidation et partage du régime matrimonial sont-elles recevables ? — Les demandes de fixation de créances dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial doivent être examinées pour déterminer leur recevabilité. La cour peut infirmer une décision antérieure si elle estime que les demandes sont fondées.

📋 Other - DROIT COMMUN - n°23/00389 - 28/04/2026

MOTIFS du jugement Les parties justifient du règlement complet de leurs intérêts patrimoniaux, plus amples que la liquidation de leur seul régime matrimonial et leur interdisant dès lors de se prévaloir de toute créance entre eux jusqu’à cet acte du 22.7.2025. L’instance et l’action sont dès lors éteintes, les dépens et frais irrépétibles suivant le sort communément arrêté.

📋 Other - DROIT COMMUN - n°23/01184 - 18/03/2025

MOTIFS du jugement L’article 768 alinéa 2 du code de procédure civile dispose que la juridiction “ne statue que sur les prétentions énoncées au dispositif”. Or, bien que le corps des conclusions de part et d’autres contiennent certains éléments chiffrés, aucun n’est repris aux dispositifs des conclusions respectives qui ne formulent aucune demande concrète alors que l’instance est introduite depuis bientôt deux années. De plus, en droit, les “donner acte” n’ont jamais été susceptibles de produir...
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