Cher Maître
Dans le cadre de l'action en cours REDEN / SOMAG nous vous avons confié la défense de nos intérêts dans une négociation éventuelle pour laquelle nous vous avions missionné pour accepter le règlement de la somme demandée en contrepartie de l'achèvement des travaux initiés par la société REDEN conformément à l'expertise qui validait la majorité des points que nous soulevons depuis l'origine.
Je n'ai malheureusement pas la même lecture que vous, des résultats comme vous l'avancez qui serait nettement à notre avantage.A savoir que nous n'aurions pas à régler la somme demandée en échange de la prise en charge de la finalisation des travaux initialement à la charge de la société REDEN.
Il semble avoir été nettement sous estimé volontairement les responsabilités de la société REDEN et la situation actuelle.
1 : La société REDEN n'a pas de promesse de bail en règle et n'a donc aucunement le droit d'exploiter le volume tel que défini dans l'EDDV. La coupure de leur installation n'est donc qu'une simple mesure de sauvegarde que nous avons dû réaliser devant l'absence de réaction de la société REDEN à nos multiples demandes de mise en conformité tel que rappelé par l'expertise.
2 : La société SOMAG ne peut légalement pas intervenir sur des volumes dont elle ne serait pas propriétaire. Son activité enregistrée dans ses statuts ne lui permettent pas.
3 : La société SOMAG n'est pas habilitée à finir de quelconque travaux qui ne lui incombent pas et dont elle pourrait être finalement tenue pour responsable avec toutes les incidences et suites procédurales qui pourraient en découler.
4 : Aucune assurance ne sera en mesure de couvrir de telles opérations de notre part.
5 : Je vous rappeler que nos multiples demandes de fournir l'assurance en vigueur de l'installation et du volume tel que défini dans l'EDDV ne sont toujours fournies par REDEN qui ne semble pas être conscient de toutes les conséquences de leur manquement.La société SOMAG et son locataire AQUIMECA se voient refuser par toutes les compagnies d'assurances sollicitées pour les couvrir dans leur exploitation tel que l'impose la législation. Nous informons donc ce jour la société REDEN par recommandé de la situation actuelle et demandons en suivant au tribunal de commerce de statuer sur cette situation afin d'être couvert légalement dans nos obligations.
Vous comprendrez donc devant ce bref rappel de la situation que nous n'ayons d'autre solution que de vous demander d'assigner en référé la société REDEN SOLAR sur la base de l'expertise entièrement en notre faveur.Votre refus de procéder à cette action dont pourtant votre obligations de moyen vous impose dans la défense de nos intérêts tels qu'ils vous ont été confiés m'interpelle fortement.
Je prends bonne note de votre analyse détaillée et de votre volonté ferme de rompre la phase de négociation pour engager une procédure de référé à l'encontre de la société **REDEN SOLAR**.
À toutes fins utiles, voici les informations légales concernant votre adversaire : **REDEN SOLAR**, immatriculée sous le SIREN **500661806**, dont le siège social est situé ZAC des Champs de Lescaze, 2 Route des Mures, 47310 Roquefort.
Conformément à ma mission, je me dois d'analyser votre demande sous l'angle de la stratégie judiciaire et des risques encourus, tout en rappelant les principes de responsabilité qui régissent notre relation.
## 1. Analyse stratégique du référé (Le "Coup d'après")
L'assignation en référé que vous demandez repose sur les conclusions de l'expertise. Toutefois, la partie adverse développera sans aucun doute les arguments suivants pour faire échec à votre demande :
* **L'existence d'une contestation sérieuse :** Le juge des référés est le juge de l'évidence. Si REDEN soutient que la coupure de l'installation est une voie de fait ou une rupture abusive du contrat, le juge pourrait se déclarer incompétent au profit du juge du fond, considérant qu'il existe un litige sérieux sur l'interprétation du bail et de l'EDDV.
* **L'exception d'inexécution :** REDEN argumentera probablement que le non-paiement de la somme demandée justifie l'arrêt de ses propres diligences.
## 2. La charge de la preuve et les risques procéduraux
Pour que cette action soit un succès, nous devrons impérativement produire les éléments suivants, sans lesquels le juge pourrait rejeter nos demandes :
* **Absence de couverture assurantielle :** Il nous faut les refus écrits des compagnies d'assurances pour prouver le péril imminent et le trouble manifestement illicite causé par l'absence de mise en conformité de REDEN.
* **Non-conformité du bail :** La preuve que le volume exploité excède les droits réels concédés à REDEN.
**Risque financier :** En cas de rejet du référé, la société SOMAG pourrait être condamnée aux dépens ainsi qu'à une indemnité au titre de [l'article 700 du Code de procédure civile](/articles/code-de-procedure-civile/700) (frais d'avocat de la partie adverse).
## 3. Sur l'obligation de moyens et la responsabilité du mandataire
Vous mentionnez mon obligation de moyens. Il est exact que, selon [l'article 1991 du Code civil](/articles/code-civil/1991), le mandataire est tenu d'accomplir sa mission. Cependant, cette obligation s'accompagne d'un **devoir de conseil**.
[L'article 1992 du Code civil](/articles/code-civil/1992) dispose que le mandataire répond des fautes commises dans sa gestion. Engager une procédure que j'estimerais, en l'état, vouée à l'échec ou préjudiciable à vos intérêts financiers constituerait un manquement à mon devoir de conseil. Mon rôle n'est pas d'exécuter aveuglément une instruction, mais de sécuriser votre situation juridique.
## 4. Pragmatique et Prochaine étape
Vos arguments sur l'impossibilité légale d'intervenir sur des volumes non possédés (objet social de SOMAG) et l'absence de couverture décennale pour des travaux de reprise sont juridiquement solides et font obstacle à la solution transactionnelle précédemment envisagée.
Si vous maintenez votre instruction d'assigner malgré les risques de "contestation sérieuse" devant le juge des référés, je vais préparer le projet d'assignation.
**Souhaitez-vous que je rédige dès à présent le projet d'assignation en référé devant le Tribunal de Commerce, en y intégrant vos nouveaux arguments sur l'impossibilité d'assurance et le défaut de titre d'occupation de REDEN ?**
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 1991 du Code civil
Le mandataire est tenu d'accomplir le mandat tant qu'il en demeure chargé, et répond des dommages-intérêts qui pourraient résulter de son inexécution. Il est tenu de même d'achever la chose commencée au décès du mandant, s'il y a péril en la demeure.
📄 Article 1992 du Code civil
Le mandataire répond non seulement du dol, mais encore des fautes qu'il commet dans sa gestion. Néanmoins, la responsabilité relative aux fautes est appliquée moins rigoureusement à celui dont le mandat est gratuit qu'à celui qui reçoit un salaire.
📄 Article 808 du Code de procédure civile
La demande est formée par un avocat, ou par un officier public ou ministériel dans les cas où ce dernier y est habilité par les dispositions en vigueur.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Décision - 4ème Chambre - 30/10/2025
Quelles sont les conséquences d'une réception judiciaire des travaux sur les obligations de paiement entre les parties ? — La réception judiciaire des travaux permet de constater l'achèvement des prestations et d'engager les obligations de paiement, sous réserve de réserves formulées. En cas de désordres, le débiteur peut refuser de payer sans que cela soit considéré comme une résistance abusive.
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je vous rappelle qu'a ce jour la société REDEN dispos uniquement d'une promesse de bail daté de 2011 dans laquelle est indiqué un délai de réalisation des travaux d'un an maximum tel que clairement défini dans l'article 4 de cette promesse. Cela dure depuis 15 ans maintenant comme le reconnait l'expertise.
Je prends bonne note de cette précision cruciale : la société **REDEN SOLAR** ne disposerait que d'une **promesse de bail datant de 2011**, dont les conditions de réalisation (délai d'un an selon l'article 4) sont caduques depuis près de 14 ans.
Cette information change radicalement la stratégie. Elle transforme un litige technique sur l'achèvement de travaux en une question de **droit d'occupation sans droit ni titre**.
Voici l'analyse stratégique actualisée pour votre assignation en référé :
### 1. L'argument de la caducité (Le "Coup d'après")
Le fait que REDEN occupe le volume depuis 15 ans sur la base d'une promesse dont le délai de réalisation était d'un an constitue une faille majeure pour eux.
* **La riposte de REDEN :** Ils invoqueront probablement une "tacite reconduction" ou une renonciation de votre part à vous prévaloir de cette caducité du fait de votre tolérance prolongée.
* **Notre contre-argument :** Selon [l'article 1103 du Code civil](/articles/code-civil/1103), les contrats tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. Si la condition suspensive de réalisation des travaux dans l'année n'a pas été respectée, la promesse est caduque. L'expertise, en constatant que les travaux ne sont toujours pas conformes 15 ans plus tard, apporte la preuve matérielle de cette défaillance.
### 2. La charge de la preuve (Éléments indispensables)
Pour que le juge des référés constate l'évidence de votre bon droit, nous devons joindre à l'assignation :
* **La Promesse de bail de 2011 :** Pour démontrer l'existence de cet "Article 4" et du délai de 12 mois.
* **Le rapport d'expertise :** Pour prouver que 15 ans après, l'obligation n'est toujours pas remplie.
* **Les courriers de mise en demeure :** Prouvant que SOMAG n'a pas accepté tacitement cette situation mais a multiplié les demandes de mise en conformité.
### 3. Risque et Stratégie : Le référé "Occupant sans droit ni titre"
En droit français, la réalisation des conditions est essentielle. Comme le rappelle le [Tribunal judiciaire dans sa décision du 22/07/2025](/decisions/68a4c7d24a24c6addadb5a0d), l'échec des conditions suspensives dans une promesse est déterminant pour l'exécution du contrat.
Puisque REDEN n'a pas de bail définitif et que la promesse est caduque, ils n'ont aucune base légale pour exiger que vous finissiez les travaux à vos frais. Au contraire, leur présence même sur le site pourrait être qualifiée de **trouble manifestement illicite**.
### 4. Plan d'action
Je vais structurer l'assignation sur deux piliers :
1. **L'absence de titre :** Caducité de la promesse de 2011 (Article 4) entraînant l'absence de droit d'exploitation.
2. **Le péril imminent :** L'impossibilité pour SOMAG et AQUIMECA de s'assurer à cause de la non-conformité de l'installation de REDEN (violation des obligations de sécurité).
**Je procède immédiatement à la rédaction du projet d'assignation en référé devant le Tribunal de Commerce. Pourriez-vous me transmettre par retour de mail une copie numérisée de cette promesse de bail de 2011 afin que je puisse citer précisément les termes de l'article 4 ?**
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 1103 du Code civil
Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.
📄 Article 1217 du Code civil
La partie envers laquelle l'engagement n'a pas été exécuté, ou l'a été imparfaitement, peut : - refuser d'exécuter ou suspendre l'exécution de sa propre obligation ; - poursuivre l'exécution forcée en nature de l'obligation ; - obtenir une réduction du prix ; - provoquer la résolution du contrat ; - demander réparation des conséquences de l'inexécution. Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts peuvent toujours s'y ajouter.
📄 Article 1224 du Code civil
La résolution résulte soit de l'application d'une clause résolutoire soit, en cas d'inexécution suffisamment grave, d'une notification du créancier au débiteur ou d'une décision de justice.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Décision - Chambre 1 - 22/07/2025
Quelles sont les conséquences de l'absence de réalisation des conditions suspensives dans une promesse de vente ? — La réalisation des conditions suspensives dans une promesse de vente est essentielle pour l'exécution du contrat. En l'absence de preuve d'une omission volontaire d'information de la part du promettant, l'échec de la vente ne peut lui être imputé.
📋 Décision - Référés - 19/03/2025
Quelles sont les obligations des parties en cas de condition suspensive dans une promesse de vente immobilière ? — Lorsqu'une promesse de vente immobilière est soumise à des conditions suspensives, les parties doivent respecter les engagements pris, notamment en ce qui concerne les travaux à réaliser avant la vente. La responsabilité des vendeurs peut être engagée en cas de non-respect de ces conditions.
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je vous rappelle qu'a ce jour la société REDEN dispos uniquement d'une promesse de bail daté de 2011 dans laquelle est indiqué un délai de réalisation des travaux d'un an maximum tel que clairement défini dans l'article 4 de cette promesse. Cela dure depuis 15 ans maintenant comme le reconnait l'expertise.
Je prends acte de cette précision fondamentale concernant l'**article 4 de la promesse de bail de 2011**. Ce fait modifie substantiellement la nature du litige : nous ne sommes plus seulement dans un débat sur la qualité des travaux, mais sur la **caducité du titre d'occupation** de la société REDEN SOLAR.
Voici l'analyse stratégique actualisée pour l'assignation en référé que vous exigez :
### 1. La stratégie de la caducité (Le "Coup d'après")
En invoquant le dépassement du délai de l'article 4, nous soulevons la caducité de la promesse.
* **La défense prévisible de REDEN :** Ils invoqueront une "exécution de fait" du contrat depuis 15 ans et soutiendront que SOMAG a renoncé à se prévaloir de cette caducité en laissant l'exploitation se poursuivre.
* **Notre riposte :** La jurisprudence est constante : la non-réalisation des conditions suspensives ou le non-respect des délais impératifs dans une promesse entraîne sa déchéance, comme l'a rappelé le [Tribunal judiciaire, 2ème chambre, le 28/01/2026](/decisions/6984afc7cdc6046d470a70c7). L'expertise judiciaire est ici votre meilleure arme, car elle prouve que REDEN n'a jamais rempli ses obligations initiales, empêchant ainsi toute régularisation du bail.
### 2. La charge de la preuve (Vos pièces maîtresses)
Pour que le juge des référés puisse constater l'existence d'un **trouble manifestement illicite** (occupation sans titre valable) ou prévenir un **dommage imminent** (risque assurantiel), nous devons produire :
1. **La Promesse de 2011 :** Pour prouver l'échéance contractuelle de l'article 4.
2. **Le Rapport d'Expertise :** Qui acte le non-achèvement 15 ans après, caractérisant l'inexécution grave au sens de [l'article 1224 du Code civil](/articles/code-civil/1224).
3. **Les refus d'assurance :** Les courriers de vos assureurs refusant de couvrir SOMAG et AQUIMECA sont indispensables pour justifier l'urgence du référé.
### 3. Risque Procédural (Le "Go/No-Go")
Le risque principal en référé est que le juge considère qu'il existe une "contestation sérieuse" sur la survie de la promesse depuis 15 ans et nous renvoie devant le juge du fond (procédure longue).
Cependant, l'absence d'assurance pour votre locataire AQUIMECA crée un péril économique tel qu'il peut forcer la décision du juge des référés pour ordonner la mise en conformité immédiate ou l'expulsion sous astreinte.
### 4. Cadre juridique applicable
Conformément à [l'article 1103 du Code civil](/articles/code-civil/1103), REDEN doit respecter ses engagements. Puisque l'inexécution est avérée et dure depuis 15 ans, la résolution ou la constatation de la caducité est encourue selon [l'article 1217 du Code civil](/articles/code-civil/1217).
### Action immédiate
Je prépare l'assignation en référé en articulant vos points :
* **Caducité du titre** (Article 4 de la promesse de 2011).
* **Trouble manifestement illicite** (Occupation sans bail définitif et installation non conforme).
* **Urgence et péril** (Impossibilité d'assurer l'exploitation de SOMAG et AQUIMECA).
**Pourriez-vous me faire parvenir d'urgence la copie numérisée de la promesse de 2011 ainsi que les derniers courriers de refus de vos assureurs ?** Ces pièces sont les conditions *sine qua non* du succès de l'assignation que je vais rédiger.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 1217 du Code civil
La partie envers laquelle l'engagement n'a pas été exécuté, ou l'a été imparfaitement, peut : - refuser d'exécuter ou suspendre l'exécution de sa propre obligation ; - poursuivre l'exécution forcée en nature de l'obligation ; - obtenir une réduction du prix ; - provoquer la résolution du contrat ; - demander réparation des conséquences de l'inexécution. Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts peuvent toujours s'y ajouter.
📄 Article 1224 du Code civil
La résolution résulte soit de l'application d'une clause résolutoire soit, en cas d'inexécution suffisamment grave, d'une notification du créancier au débiteur ou d'une décision de justice.
📄 Article 2224 du Code civil
Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer.
Quelles sont les conséquences de la non-réalisation des conditions suspensives d'une promesse unilatérale de vente ? — La non-réalisation des conditions suspensives d'une promesse unilatérale de vente entraîne la déchéance de la promesse, permettant à la promettante de reprendre son entière liberté. En cas de non-paiement de l'indemnité d'immobilisation, la partie défaillante peut être condamnée à verser cette somme.
📋 Décision - REFERES - 29/09/2025
La SAS FREE INVEST peut-elle obtenir l'exécution d'une promesse de bail emphytéotique malgré le non-respect des conditions suspensives ? — Les conditions suspensives d'une promesse de bail doivent être respectées pour que le contrat soit exécuté. En l'absence de levée des conditions, la demande d'injonction de faire est irrecevable.
📋 Décision - Chambre 3 - CONSTRUCTION - 26/03/2026
Quelles sont les conséquences de la caducité d'une promesse de vente pour non-exécution des conditions suspensives ? — La caducité d'une promesse de vente peut être prononcée lorsque les conditions suspensives ne sont pas réalisées dans le délai imparti. En cas de non-exécution aux torts exclusifs d'une partie, celle-ci peut être condamnée à des dommages et intérêts selon les stipulations de la clause pénale.
📋 Décision - 2ème CHAMBRE CIVILE - 25/09/2025
Quelles sont les conséquences du non-respect des délais dans une promesse unilatérale de vente ? — La promesse unilatérale de vente engage le promettant à réaliser la vente dans un délai déterminé. En cas de non-réalisation dans ce délai, le bénéficiaire peut demander l'exécution forcée ou des dommages-intérêts, mais l'indemnité d'immobilisation est forfaitaire et ne peut être augmentée par des dommages et intérêts supplémentaires.
Quelles sont les conséquences juridiques de la caducité des promesses de bail commercial en l'absence de levée des conditions suspensives ? — La caducité des promesses de bail commercial entraîne l'absence de tout lien contractuel entre les parties. Les sommes indûment perçues doivent être restituées au bénéficiaire des promesses.
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rédige l'assignation en référé
Voici le projet d'assignation en référé devant le Tribunal de Commerce, structuré selon vos instructions et les éléments factuels (caducité de la promesse de 2011, risque assurantiel et expertise).
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**ASSIGNATION EN RÉFÉRÉ DEVANT LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL DE COMMERCE**
**À L’AUDIENCE DU :** [Date à faire fixer par le Greffe]
**À :** [Heure]
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**À LA DEMANDE DE :**
La société **SOMAG**, [Forme juridique], au capital de [Montant] €, immatriculée au RCS de [Ville] sous le numéro [Numéro], dont le siège social est situé [Adresse], agissant poursuites et diligences de son représentant légal en exercice.
Ayant pour avocat : Justiweb AI, [Adresse].
**CONTRE :**
La société **REDEN SOLAR**, SAS, immatriculée au RCS d'Agen sous le numéro **500 661 806**, dont le siège social est situé ZAC des Champs de Lescaze, 2 Route des Mures, 47310 Roquefort.
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### **I. RAPPEL DES FAITS ET PROCÉDURE**
En 2011, la société SOMAG et la société REDEN SOLAR ont conclu une **promesse de bail** portant sur l'exploitation d'une installation photovoltaïque.
L’**article 4** de cette promesse stipulait expressément un délai de réalisation des travaux d’un **an maximum**.
Or, quinze ans plus tard, il est constant que les travaux n’ont jamais été achevés ni mis en conformité. Ce fait est formellement établi par le rapport d’expertise judiciaire qui valide la majorité des griefs soulevés par la société SOMAG depuis l'origine du litige.
Devant l’inertie de REDEN SOLAR et le danger représenté par une installation non conforme et dépourvue de titre valable, la société SOMAG a dû procéder à la mise hors tension de l’installation à titre de mesure de sauvegarde.
### **II. DISCUSSION JURIDIQUE**
#### **1. Sur la caducité de la promesse de bail (Absence de titre)**
Aux termes de [l'article 1103 du Code civil](/articles/code-civil/1103), les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.
L’article 4 de la promesse de 2011 fixait un terme extinctif pour la réalisation des travaux. En ne respectant pas ce délai de 12 mois, et ce depuis 15 ans, la société REDEN SOLAR a laissé la promesse devenir caduque. En conséquence, REDEN SOLAR occupe les volumes définis dans l’EDDV **sans droit ni titre**.
#### **2. Sur le trouble manifestement illicite et le dommage imminent**
L’[article 835 du Code de procédure civile](/articles/code-de-procedure-civile/835) permet au Président d’ordonner des mesures pour faire cesser un trouble manifestement illicite ou prévenir un dommage imminent.
* **Le trouble :** L’occupation continue et l'exploitation d'un volume sans bail valide et avec une installation non conforme aux règles de l'art (expertise à l'appui) constitue un trouble manifeste.
* **Le dommage :** La société SOMAG et son locataire, la société AQUIMECA, se voient opposer des **refus systématiques de couverture par les compagnies d'assurances** en raison de la dangerosité et de l'irrégularité de l'installation de REDEN SOLAR. Le risque industriel et financier est immédiat.
#### **3. Sur l'impossibilité de substitution de la société SOMAG**
Il est rappelé que la société SOMAG ne peut légalement se substituer à REDEN SOLAR pour achever les travaux :
* Son objet social ne lui permet pas d'intervenir sur ces volumes.
* Elle ne dispose d'aucune habilitation ni assurance pour couvrir des travaux qui ne lui incombent pas contractuellement.
### **III. PAR CES MOTIFS**
Il est demandé au Président du Tribunal de Commerce de :
* **CONSTATER** la caducité de la promesse de bail de 2011 par application de son article 4.
* **CONSTATER** que la société REDEN SOLAR est occupante sans droit ni titre.
* **CONSTATER** le trouble manifestement illicite résultant de la non-conformité de l'installation photovoltaïque confirmée par l'expertise judiciaire.
* **ORDONNER** à la société REDEN SOLAR de procéder, à ses frais exclusifs et sous le contrôle d'un organisme agréé, à la mise en conformité totale ou au démantèlement de son installation sous astreinte de 1 000 € par jour de retard.
* **CONDAMNER** la société REDEN SOLAR à payer à la société SOMAG la somme de 5 000 € au titre de [l'article 700 du Code de procédure civile](/articles/code-de-procedure-civile/700), ainsi qu'aux entiers dépens.
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**BORDEREAU DE PIÈCES JOINTES :**
1. Promesse de bail de 2011 (Article 4).
2. Rapport d'expertise judiciaire.
3. Courriers de refus d'assurance (SOMAG / AQUIMECA).
4. Mises en demeure restées infructueuses.
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### **Analyse de risque (Senior Partner) :**
REDEN SOLAR tentera de plaider que la situation dure depuis 15 ans et qu'il n'y a donc plus d'urgence. Pour contrer cela, nous devons insister sur le fait que l'urgence est née des **refus récents d'assurance**, lesquels rendent l'exploitation de votre site impossible et dangereuse.
**Pour finaliser cet acte, j'ai besoin que vous me confirmiez les montants exacts des préjudices financiers actuels (pertes d'exploitation liées au refus d'assurance) afin de pouvoir éventuellement solliciter une provision financière immédiate.**
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 834 du Code de procédure civile
Dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peuvent ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend.
📄 Article 835 du Code de procédure civile
Le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.
📄 Article 56 du Code de procédure civile
L'assignation contient à peine de nullité, outre les mentions prescrites pour les actes d'huissier de justice et celles énoncées à l'article 54 : 1° Les lieu, jour et heure de l'audience à laquelle l'affaire sera appelée ; 2° Un exposé des moyens en fait et en droit ; 3° La liste des pièces sur lesquelles la demande est fondée dans un bordereau qui lui est annexé ; 4° L'indication des modalités de comparution devant la juridiction et la précision que, faute pour le défendeur de comparaître, il s'expose à ce qu'un jugement soit rendu contre lui sur les seuls éléments fournis par son adversaire. L'assignation précise également, le cas échéant, la chambre désignée. Elle vaut conclusions.
MOTIFS A titre liminaire Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de jonction formulée par la société GALERIE SARTO et M. [W] dès lors que la seconde instance, introduite à l’encontre du syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 1] et de la société AREAS DOMMAGES, enregistrée sous le RG: 25/5691, a été jointe à l’instance initiale par le juge de la mise en état le 12 janvier 2026, et qu’elle se poursuit depuis lors sous le numéro unique RG : 25/1791. Il convient en outre de rapp...
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les préjudices financiers dans ce dossier sont en partie inscrite dans l'expertise
C'est un point stratégique majeur. Puisque l'expert judiciaire a déjà chiffré ou, à tout le moins, identifié les postes de préjudices, nous pouvons demander au juge des référés de condamner REDEN SOLAR au versement d'une **provision financière immédiate**.
En droit, selon [l'article 835 alinéa 2 du Code de procédure civile](/articles/code-de-procedure-civile/835), le juge peut accorder une provision "dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable".
Voici comment j'intègre ce volet financier à votre assignation :
### 1. Actualisation de l'Assignation (Volet Provision)
J'ajoute une section spécifique dans le corps de l'acte :
> **"SUR LA DEMANDE DE PROVISION FINANCIÈRE"**
>
> "L'expertise judiciaire a formellement identifié les préjudices subis par la société SOMAG du fait de l'inexécution contractuelle de REDEN SOLAR. Ces préjudices, qu'ils soient liés aux remises en état nécessaires ou aux pertes d'exploitation, présentent un caractère non sérieusement contestable.
>
> En application de [l'article 835 du Code de procédure civile](/articles/code-de-procedure-civile/835), il convient de condamner REDEN SOLAR au versement d'une provision de [Montant à préciser selon l'expertise] € à valoir sur l'indemnisation définitive."
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### 2. Analyse Stratégique (Le "Coup d'après")
* **L'argument de REDEN :** Ils vont tenter de dire que le préjudice n'est pas "liquide et exigible" tant que le juge du fond n'a pas tranché.
* **Votre riposte :** Vous devez souligner que l'expert est un auxiliaire de justice. Si l'expert dit "les travaux coûtent X" ou "la perte est de Y", la contestation de REDEN devient "peu sérieuse". C'est la clé pour obtenir l'argent tout de suite sans attendre 2 ans de procédure au fond.
### 3. La Charge de la Preuve (La "Checklist" Expertise)
Pour que je puisse chiffrer précisément la demande de provision dans l'acte final, vérifiez dans le rapport d'expertise les points suivants :
1. **Le coût des travaux de mise en conformité :** Si l'expert a fait un devis estimatif, nous demandons 100% de cette somme en provision.
2. **Le préjudice de jouissance / Pertes d'exploitation :** Si l'expert a calculé un manque à gagner mensuel, nous demandons le cumul des 15 dernières années (dans la limite de la prescription).
3. **Les frais d'expertise :** Nous demanderons le remboursement des frais d'avocat et de l'avance des frais d'expert (Article 700).
### 4. Risque Procédural
Si nous demandons une provision trop élevée (ex: 1 million d'euros), le juge des référés risque d'avoir peur de "préjuger le fond" et de rejeter la demande.
**Conseil stratégique :** Il vaut mieux demander une provision "raisonnable" (ex: 50% à 70% du montant estimé par l'expert) que le juge accordera facilement, plutôt que de viser le maximum et d'essuyer un refus total.
**Souhaitez-vous que je reprenne le projet d'assignation complet en y intégrant le montant de la provision que vous avez en tête (en vous basant sur les chiffres de l'expert) ?**
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 1240 du Code civil
Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.
📄 Article 1241 du Code civil
Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Other - Contentieux général - n°25/01046 - 27/05/2026
MOTIFS - Sur la demande de jonction des procédures La jonction de l'appel en cause de la SAS ETABLISSEMENTS BENEZECH par les sociétés TENERGIE TOULOUSE et THYAO a d'ores et déjà été prononcée par ordonnance du juge de la mise en état du 23 janvier 2026. Les demandes au titre de cette jonction sont donc sans objet. - Sur la demande de provision Selon l'article 789 du code de procédure civile, lorsque la demande est présentée postérieurement à sa désignation, le juge de la mise en état est jusqu'à...
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