J’ai reçu un avis de passage d’un huissier qui dit qu’il a un dossier eos cofidis et un courrier dont le titre est mise en demeure avant poursuite judiciaire, j’ai aussi reçu un texto qui me dit que l huissier va passer le 2 juin. Que dire.
Cette situation est classique dans le domaine du recouvrement de créances. Il est essentiel de distinguer les actions d'un huissier de justice (désormais appelé **commissaire de justice**) agissant comme simple agent de recouvrement amiable, de celles d'un officier ministériel agissant avec un titre exécutoire.
Voici l'analyse stratégique de votre situation :
## 1. Analyse de la situation : Amiable ou Judiciaire ?
Le document intitulé "Mise en demeure avant poursuite judiciaire" et l'annonce d'un passage le 2 juin indiquent très probablement que le commissaire de justice agit ici dans une **phase amiable**.
* **Le "coup de bluff" du passage :** L'annonce d'un passage par SMS est une technique de pression fréquente. En phase amiable, le commissaire de justice n'a pas plus de pouvoirs qu'une société de recouvrement classique : il ne peut pas entrer chez vous de force, ni saisir vos biens sans un jugement préalable.
* **L'absence de titre exécutoire :** Si l'huissier avait déjà un jugement (titre exécutoire), il ne vous enverrait pas une "mise en demeure avant poursuite", mais un "commandement de payer" ou une "signification de décision de justice".
## 2. Les points de vigilance (La stratégie du "Coup d'après")
L'officier de justice cherche à obtenir un paiement ou, à défaut, un **aveu de dette**.
* **Le risque de la reconnaissance de dette :** Si vous signez un échéancier ou si vous versez ne serait-ce que 10 €, vous reconnaissez la dette. Cela a pour effet de **réinterrompre la prescription**. Si la dette est ancienne (plus de 2 ans sans action en justice pour un crédit à la consommation), elle est peut-être "forclose".
* **Les frais de recouvrement :** Selon [l'article L121-21 du Code de la consommation](/articles/code-de-la-consommation/L121-21), il est interdit à un professionnel de percevoir des frais de recouvrement amiable à la charge du débiteur. Seul le montant de la dette (principal et intérêts contractuels) est dû.
## 3. Vos moyens de défense (La charge de la preuve)
Ne vous laissez pas impressionner par le titre de "commissaire de justice". Vous êtes en droit d'exiger des preuves avant toute discussion :
1. **Exigez le titre exécutoire :** Demandez par écrit (mail ou LRAR) la copie du jugement revêtu de la formule exécutoire. S'ils ne l'ont pas, ils ne peuvent rien saisir.
2. **Vérifiez la forclusion :** En matière de crédit à la consommation (Cofidis), le délai pour agir en justice est de **2 ans** à compter du premier incident de paiement non régularisé ([Article L218-2 du Code de la consommation](https://www.google.com/search?q=Article+L218-2+du+Code+de+la+consommation)). Si aucun jugement n'a été obtenu dans ce délai, la dette est "éteinte" juridiquement, même si elle existe toujours moralement.
3. **Vérifiez la créance :** EOS achète souvent des paquets de dettes à Cofidis. Ils doivent prouver qu'ils ont bien acquis *votre* créance spécifiquement.
## 4. Recommandations stratégiques (Plan d'action)
* **Étape 1 : Ne pas paniquer pour le 2 juin.** Si le commissaire de justice se présente, vous n'avez aucune obligation de lui ouvrir votre porte s'il n'est pas muni d'un titre exécutoire et accompagné de la force publique ou de témoins (ce qui n'arrive jamais pour une simple mise en demeure).
* **Étape 2 : Réponse écrite.** Envoyez un court message ou courrier : *"Je prends note de votre sollicitation pour le compte de EOS/Cofidis. Avant tout échange, je vous prie de bien vouloir me transmettre le titre exécutoire (jugement) justifiant cette créance, ainsi que le décompte actualisé et détaillé (principal, intérêts, frais)."*
* **Étape 3 : Silence radio sur les menaces.** Ne répondez plus aux SMS de pression. Attendez la preuve juridique de la dette.
**Risque :** Si la dette est réelle, récente (moins de 2 ans) et qu'ils disposent des contrats originaux, ils peuvent effectivement saisir le tribunal pour obtenir une "injonction de payer". Mais tant que ce document ne vous est pas signifié officiellement, vous n'avez aucune obligation de paiement immédiat sous la contrainte.
Je peux, si vous le souhaitez, vous rédiger un modèle de réponse ferme à envoyer au commissaire de justice pour exiger les preuves de la créance et stopper les relances par SMS. Souhaitez-vous que je le prépare ?
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Sources officielles Légifrance
📄 Article L111-1 du Code de procédure civile
Cet article du Code de procédure civile est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.
📄 Article R111-1 du Code de procédure civile
Cet article du Code de procédure civile est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.
📄 Article L121-21 du Code de la consommation
Est interdit le fait pour un professionnel de solliciter ou de percevoir d'un consommateur des frais de recouvrement dans des conditions contraires au deuxième alinéa de l'article L. 111-8 du code des procédures civiles d'exécution .
?
Oui je veux bien un courrier pour envoi à l huissier. Je voudrais demande l date du dernier PAIMENT et la date du 1ere incident. Ça se fait ça
C'est une excellente stratégie. En demandant la date du **premier incident de paiement non régularisé**, vous cherchez à vérifier si la dette est **forclose**.
En effet, pour un crédit à la consommation, l'organisme dispose d'un délai de **2 ans** à compter de cet incident pour engager une action en justice ([Article L218-2 du Code de la consommation](https://www.google.com/search?q=Article+L218-2+du+Code+de+la+consommation)). Passé ce délai, ils ne peuvent plus obtenir de titre exécutoire pour vous contraindre au paiement.
Voici un modèle de courrier ferme à envoyer au commissaire de justice (huissier). Il est préférable de l'envoyer en **Recommandé avec Accusé de Réception (LRAR)** pour avoir une preuve juridique de votre démarche.
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**Objet : Contestation de créance – Dossier EOS / COFIDIS – Demande de justificatifs**
Maître,
Je fais suite à votre avis de passage ainsi qu'à vos relances par SMS concernant un prétendu dossier de recouvrement pour le compte de la société EOS (créance d'origine Cofidis).
À ce stade, je conteste formellement le caractère liquide et exigible de cette créance. Avant toute discussion sur un éventuel règlement, et conformément aux dispositions de [l'article L111-1 du Code de procédure civile](https://www.google.com/search?q=Article+L111-1+du+Code+de+proc%C3%A9dure+civile), je vous mets en demeure de me communiquer sous huitaine les pièces justificatives suivantes :
1. **Le titre exécutoire** (jugement ou ordonnance d'injonction de payer) revêtu de la formule exécutoire, s'il existe ;
2. **L’historique complet et détaillé du compte**, faisant apparaître clairement la **date du dernier versement effectué** ainsi que la **date du premier incident de paiement non régularisé** ;
3. **L'acte de cession de créance** prouvant que la société EOS est bien titulaire des droits de la société Cofidis à mon égard ;
4. Un décompte actualisé distinguant le principal, les intérêts et les frais.
Je vous rappelle qu'en l'absence de titre exécutoire, votre intervention se situe dans un cadre strictement amiable. À ce titre, je vous informe que je ne tolérerai aucune visite à mon domicile sans mon consentement préalable, ni aucun harcèlement par SMS ou appels téléphoniques.
Par ailleurs, je vous rappelle que selon [l'article L121-21 du Code de la consommation](https://www.google.com/search?q=Article+L121-21+du+Code+de+la+consommation), les frais de recouvrement amiable ne peuvent en aucun cas être mis à la charge du débiteur.
Dans l'attente de ces documents indispensables pour vérifier la prescription ou la forclusion éventuelle de cette dette, je suspends tout projet de règlement.
Je vous prie d'agréer, Maître, l'expression de mes salutations distinguées.
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### Pourquoi ces deux dates sont cruciales ?
* **La date du dernier paiement :** Elle permet de voir quand vous avez arrêté de payer volontairement.
* **La date du premier incident non régularisé :** C'est le "point de départ" du délai de 2 ans. Si cette date remonte à plus de 2 ans et qu'aucun jugement n'a été rendu entre-temps, vous ne leur devez plus rien juridiquement (la dette est forclose).
**Conseil important :** Si l'huissier vous répond en vous donnant une date d'incident de paiement qui remonte à 2022 ou 2023 par exemple, revenez vers moi avec cette date exacte. Je pourrai alors vous confirmer si la dette est "morte" juridiquement et comment clore définitivement le dossier.
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Sources officielles Légifrance
📄 Article 1341-1 du Code civil
Lorsque la carence du débiteur dans l'exercice de ses droits et actions à caractère patrimonial compromet les droits de son créancier, celui-ci peut les exercer pour le compte de son débiteur, à l'exception de ceux qui sont exclusivement rattachés à sa personne.
📄 Article 1341-2 du Code civil
Le créancier peut aussi agir en son nom personnel pour faire déclarer inopposables à son égard les actes faits par son débiteur en fraude de ses droits, à charge d'établir, s'il s'agit d'un acte à titre onéreux, que le tiers cocontractant avait connaissance de la fraude.
📄 Article L111-1 du Code de procédure civile
Cet article du Code de procédure civile est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Other - PROCEDURES SIMPLIFIEES - n°25/00051 - 24/09/2025
MOTIVATION Sur la fin de non-recevoir : Aux termes de l’article 750-1 du code de procédure civile, « … à peine d'irrecevabilité que le juge peut prononcer d'office, la demande en justice est précédée, au choix des parties, d'une tentative de conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une tentative de médiation ou d'une tentative de procédure participative, lorsqu'elle tend au paiement d'une somme n'excédant pas 5 000 euros… … Les parties sont dispensées de l'obligation mentionnée au pr...
MOTIFS DE LA DÉCISION Selon l'article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond, le juge ne fait droit à la demande que s'il l'estime régulière, recevable et bien fondée. Il résulte de l'article 954 dernier alinéa du code de procédure civile que la partie qui ne conclut pas ou qui, sans énoncer de nouveaux moyens, demande la confirmation du jugement est réputée s'en approprier les motifs. Au vu de la date du contrat, il convient d...
📋 Other - JCP - n°24/11649 - 08/09/2025
TRIBUNAL JUDICIAIRE de [Localité 5] [Localité 4] ☎ :[XXXXXXXX01] N° RG 24/11649 - N° Portalis DBZS-W-B7I-Y35E N° de Minute : L 25/00457 JUGEMENT DU : 08 Septembre 2025 Société DIAC C/ [G] [L] REPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS JUGEMENT DU 08 Septembre 2025 DANS LE LITIGE ENTRE : DEMANDEUR(S) Société DIAC, dont le siège social est sis [Adresse 2] représentée par Me Jérôme LESTOILLE, avocat au barreau de LILLE ET : DÉFENDEUR(S) M. [G] [L], demeurant [Adresse 3] non comparant COMPOSITIO...
📋 Other - JEX - n°25/00292 - 17/07/2025
MOTIFS : 1. Sur la recevabilité de la contestation L’article R.211-11 du code des procédures civiles d’exécution dispose: A peine d’irrecevabilité, les contestations relatives à la saisie sont formées dans le délai d’un mois à compter de la dénonciation de la saisie au débiteur. Sous la même sanction, elles sont dénoncées le même jour ou, au plus tard, le premier jour ouvrable suivant, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, au commissaire de justice qui a procédé à la saisie. L...
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L impayé est janvier 2024
Si le premier incident de paiement non régularisé date de **janvier 2024**, le délai de forclusion de 2 ans court jusqu'en **janvier 2026**.
Nous sommes actuellement en **mai 2026**. Si aucun titre exécutoire (jugement) n'a été obtenu par Cofidis ou EOS entre janvier 2024 et janvier 2026, **votre dette est juridiquement forclose**.
### 1. Analyse juridique (Le "Go/No-Go")
Selon [l'article L218-2 du Code de la consommation](https://www.google.com/search?q=Article+L218-2+du+Code+de+la+consommation), l'action des professionnels pour les biens ou services qu'ils fournissent aux consommateurs se prescrit par deux ans. En matière de crédit à la consommation, ce délai est une **forclusion**.
* **Le constat :** Entre janvier 2024 et mai 2026, il s'est écoulé plus de 2 ans.
* **La conséquence :** Si EOS ne peut pas vous présenter un jugement (titre exécutoire) rendu par un tribunal avant janvier 2026, ils ont perdu le droit de vous poursuivre en justice. Ils peuvent vous demander de payer à l'amiable, mais ils ne peuvent plus vous y contraindre par saisie.
### 2. La stratégie face à l'huissier (Le "Coup d'après")
L'huissier (commissaire de justice) sait probablement que le dossier est fragile ou forclos. C'est pour cela qu'il tente un "coup de pression" avec un avis de passage et des SMS, car il sait qu'il ne peut plus agir par la voie légale forcée.
**L'argumentation d'EOS sera probablement la suivante :**
Ils essaieront de prétendre qu'un acte a "interrompu" le délai. Or, une simple mise en demeure ou un appel téléphonique n'interrompt PAS la forclusion. Seule une action en justice (assignation ou ordonnance d'injonction de payer) le peut.
### 3. Mise à jour de votre courrier
Puisque vous connaissez la date de l'impayé, vous devez être encore plus ferme dans votre courrier. Ajoutez ce paragraphe à la place de la demande de date :
> *"L'incident de paiement initial étant intervenu en janvier 2024, je constate qu'en l'absence de titre exécutoire obtenu dans le délai de deux ans, votre action est frappée de **forclusion** en application de [l'article L218-2 du Code de la consommation](https://www.google.com/search?q=Article+L218-2+du+Code+de+la+consommation). À défaut de me signifier un titre exécutoire valide obtenu avant janvier 2026, je vous demande de cesser immédiatement toute relance et de procéder à la clôture de ce dossier."*
### 4. Risque procédural
Le seul risque est qu'EOS ait obtenu une **ordonnance d'injonction de payer** en 2024 ou 2025 sans que vous le sachiez (si vous avez déménagé par exemple). C'est pour cela que la demande du "titre exécutoire" dans mon précédent modèle est la première chose à vérifier.
**S'ils n'ont pas de jugement :** Vous ne payez rien. La dette est "éteinte" juridiquement.
**S'ils ont un jugement :** Il faudra vérifier s'il vous a été signifié correctement.
Souhaitez-vous que je reprenne le modèle complet du courrier en y intégrant directement l'argument de la forclusion liée à la date de janvier 2024 ?
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Sources officielles Légifrance
📄 Article L632-1 du Code de la construction et de l'habitation
I.-Une location d'un logement meublé constituant la résidence principale du preneur est soumise au titre Ier bis de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Lorsque le bailleur est titulaire d'un bail commercial venant à expiration ou lorsque la cessation d'activité est prévue, le contrat peut être d'une durée inférieure à un an et doit mentionner les raisons et événements justificatifs. Si le bail commercial est renouvelé ou si l'activité est poursuivie, la durée du contrat est portée à un an. A peine d'irrecevabilité de la demande, l'assignation par l'exploitant d'un établissement recevant du public aux fins d'hébergement, aux fins de constat de résiliation ou de prononcé de la résiliation du bail d'une personne dont le logement loué meublé constitue la résidence principale est notifiée, à la diligence de l'huissier de justice, au représentant de l'Etat dans le département, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au moins un mois avant l'audience, afin qu'il informe les services compétents, notamment les organismes chargés du service des aides au logement et le fonds de solidarité pour le logement. II.-Lorsque la location d'un local meublé constituant la résidence principale du preneur est située dans un établissement recevant du public aux fins d'hébergement, celle-ci est soumise au titre Ier bis de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 précitée. Ne sont pas applicables à cette location les articles 3-2, 3-3 , 18 , 24-1 , 25-4 et 25-11 de la même loi. Le local loué mentionné au premier alinéa doit être équipé du mobilier nécessaire au sommeil et à la vie courante du locataire ainsi qu'être pourvu de chauffage, d'une alimentation en eau et de sanitaires. Lorsqu'un locataire ou plusieurs locataires ont avec le même bailleur un litige locatif ayant une origine commune, ils peuvent donner par écrit mandat d'agir en justice en leur nom et pour leur compte à une association dont l'un des objets est l'insertion ou le logement des personnes défavorisées ou à une association de défense des personnes en situation d'exclusion par le logement mentionnées à l'article 3 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement. Une de ces associations peut assister ou représenter un locataire, selon les modalités définies à l'article 828 du code de procédure civile, en cas de litige portant sur le respect des caractéristiques de décence de son logement.
📄 Article L631-7 du Code de la construction et de l'habitation
La présente section est applicable aux communes dont la liste est fixée par le décret mentionné au I de l'article 232 du code général des impôts. Dans ces communes, le changement d'usage des locaux à usage d'habitation peut être soumis, sur décision de l'organe délibérant, à autorisation préalable dans les conditions fixées à l'article L. 631-7-1. Constituent des locaux à usage d'habitation toutes catégories de logements et leurs annexes, y compris les logements-foyers, logements de gardien, chambres de service, logements de fonction, logements inclus dans un bail commercial, locaux meublés donnés en location dans les conditions de l'article L. 632-1 ou dans le cadre d'un bail mobilité conclu dans les conditions prévues au titre Ier ter de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Pour l'application de la présente section, un local est réputé à usage d'habitation s'il était affecté à cet usage soit à une date comprise entre le 1er janvier 1970 et le 31 décembre 1976 inclus, soit à n'importe quel moment au cours des trente dernières années précédant la demande d'autorisation préalable au changement d'usage ou la contestation de l'usage dans le cadre des procédures prévues au présent livre, et sauf autorisation ultérieure mentionnée au quatrième alinéa du présent article. Cet usage peut être établi par tout mode de preuve, la charge de la preuve incombant à celui qui veut démontrer un usage illicite. Toutefois, les locaux construits ou ayant fait l'objet de travaux après le 1er janvier 1970 sont réputés avoir l'usage pour lequel la construction ou les travaux ont été autorisés, sauf autorisation ultérieure mentionnée au même quatrième alinéa. Lorsqu'une autorisation administrative a été accordée après le 1er janvier 1970 pour changer l'usage d'un local mentionné au troisième alinéa, le local dont le changement d'usage a été autorisé et, dans le cas où cette autorisation a été accordée contre compensation, le local ayant servi à compensation sont réputés avoir l'usage résultant de l'autorisation. Une autorisation d'urbanisme ayant pour conséquence de changer la destination de locaux à usage d'habitation ne constitue un mode de preuve valable que si elle est accompagnée d'une autorisation de changement d'usage. L'usage d'habitation s'entend de tout local habité ou ayant vocation à l'être même s'il n'est pas occupé effectivement, notamment en cas de vacance ou lorsqu'il a fait l'objet d'un arrêté pris sur le fondement du livre V du présent code. Sont nuls de plein droit tous accords ou conventions conclus en violation du présent article. Le fait de louer un local meublé à usage d'habitation en tant que meublé de tourisme, au sens du I de l'article L. 324-1-1 du code du tourisme, constitue un changement d'usage au sens du présent article.
📄 Article 1343 du Code civil
Le débiteur d'une obligation de somme d'argent se libère par le versement de son montant nominal. Le montant de la somme due peut varier par le jeu de l'indexation. Le débiteur d'une dette de valeur se libère par le versement de la somme d'argent résultant de sa liquidation.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation
📋 Other - JCP - n°25/00343 - 22/04/2026
MOTIFS DE LA DECISION Selon les dispositions de l’article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée. Sur la recevabilité de la demande Aux termes de l’article L.218-2 du code de la consommation, l'action des professionnels, pour les biens ou les services qu'ils fournissent aux consommateurs, se prescrit par deux ans. Selon les disp...
📋 Décision - PCP JCP fond - 02/04/2026
Quelles sont les conséquences de la forclusion sur une action en paiement pour un crédit à la consommation ? — La forclusion de l'action en paiement est une fin de non-recevoir qui doit être relevée d'office par le juge. Les actions en paiement à l'occasion de la défaillance de l'emprunteur dans le cadre d'un crédit à la consommation doivent être engagées devant le juge des contentieux de la protection dans les deux ans de l'événement qui leur a donné naissance, à peine de forclusion.
MOTIFS DE LA DÉCISION 1) Sur la recevabilité La forclusion de l’action en paiement est une fin de non recevoir qui doit être relevée d’office par le juge en vertu de l’article 125 du code de procédure civile comme étant d’ordre public selon l’article L 314-26 du code de la consommation. Aux termes de l’article R 312-35 du code de la consommation, les actions en paiement à l’occasion de la défaillance de l’emprunteur dans le cadre d’un crédit à la consommation, doivent être engagées devant le jug...
La forclusion de l'action en paiement peut-elle être soulevée d'office par le juge ? — La forclusion de l'action en paiement est une fin de non-recevoir qui doit être relevée d'office par le juge. Les actions en paiement à l'occasion de la défaillance de l'emprunteur dans le cadre d'un crédit à la consommation doivent être engagées dans les deux ans suivant l'événement qui leur a donné naissance, à peine de forclusion.
📋 Décision - PCP JCP fond - 24/03/2026
La demande en paiement d'un crédit à la consommation est-elle atteinte par la forclusion en raison de l'absence de régularisation des échéances impayées ? — Les actions en paiement à l’occasion de la défaillance de l’emprunteur dans le cadre d’un crédit à la consommation doivent être engagées dans les deux ans suivant l'événement qui leur a donné naissance, sous peine de forclusion. Le délai de forclusion commence à courir à partir de la première échéance impayée.
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