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j'ai signé un cdd le 5 mai 2026 et mon employeur m'a versé un acompte sur salaire de 650 euros le 18 juin sur un salaire brut de 3100 euros. A ce jour, le solde du salaire ne m'a toujours pas été versé sur mon compte bancaire et aucune preuve ne m'a été transmise de ce versement. le 4 juillet , je lui ai fait parvenir une mise en demeure de me payer ce solde. Il va à présent me devoir le salaire du mois de juin en date du 6 juillet mais il me dit vouloir me la verser le 12 jiuillet (avec quelques jours de retard) . Afin que cette situation financière continue je souhaiterais d'un commun accord mettre fin à ce cdd le 15 juillet 2026. comment puis je faire ?
La situation que vous décrivez est critique : votre employeur manque à son obligation principale (le paiement du salaire), ce qui constitue une faute grave.
Voici la stratégie juridique et opérationnelle pour mettre fin à votre CDD le 15 juillet 2026 tout en sécurisant vos droits.
## 1. La voie de la rupture d'un commun accord
Puisque vous souhaitez partir au 15 juillet, la solution la plus simple et la plus rapide est la **rupture amiable**, expressément prévue par [l'article L1243-1 du Code du travail](/articles/code-du-travail/L1243-1).
* **La procédure :** Vous devez signer un écrit (un "avenant de rupture d'un commun accord") mentionnant la date de fin de contrat (le 15 juillet 2026).
* **Avantage :** Cela permet de fixer une date précise sans préavis obligatoire.
* **Risque (Le "Coup d'après") :** Si l'employeur refuse de signer car il a besoin de vous, vous restez lié par votre CDD. De plus, une rupture amiable ne vous donne pas droit aux allocations chômage (ARE), sauf si elle est requalifiée ultérieurement, ce qui est complexe.
## 2. L'alternative : La rupture pour faute grave de l'employeur
Le non-paiement du salaire est considéré par la jurisprudence comme une faute grave de l'employeur justifiant la rupture immédiate du contrat aux torts de celui-ci.
* **Le fondement :** Selon [l'article L3242-1 du Code du travail](/articles/code-du-travail/L3242-1), le salaire doit être payé une fois par mois. Le retard systématique ou l'absence de paiement est une violation contractuelle majeure.
* **La stratégie :** Si l'employeur refuse l'accord amiable, vous pouvez lui notifier la rupture du CDD pour faute grave (inexécution du contrat).
* **Attention :** Dans ce cas, vous devrez probablement saisir le Conseil de Prud'hommes en référé (procédure rapide) pour obtenir le paiement de vos salaires et la reconnaissance de la rupture aux torts de l'employeur.
## 3. La charge de la preuve et les risques
Pour que votre dossier soit solide face à un employeur qui tarde à payer :
1. **Preuves de non-paiement :** Conservez vos relevés bancaires montrant uniquement l'acompte de 650 € et l'absence du solde.
2. **Mise en demeure :** Votre courrier du 4 juillet est un excellent point de départ. Conservez précieusement l'accusé de réception.
3. **Le bulletin de paie :** L'absence de remise du bulletin de paie est également une infraction.
4. **Risque financier :** Si vous partez sans accord et sans invoquer officiellement la faute grave, l'employeur pourrait tenter de vous réclamer des dommages et intérêts pour rupture abusive du CDD.
## Stratégie conseillée (Plan d'action)
1. **Dès maintenant :** Proposez-lui par écrit (email doublé d'un courrier remis en main propre contre décharge) la signature d'une rupture d'un commun accord au 15 juillet.
2. **L'argument de négociation :** Précisez-lui que s'il accepte cette rupture amiable et vous paie l'intégralité des sommes dues (salaire de mai, juin et prorata de juillet + indemnité de congés payés + prime de précarité) d'ici le 15 juillet, vous renoncerez à engager une procédure prud'homale pour le retard de paiement.
3. **Si refus ou silence au 12 juillet :** Si le salaire de juin n'est toujours pas versé au 12 juillet comme il l'a promis, envoyez une seconde mise en demeure plus ferme, mentionnant que vous envisagez une prise d'acte de la rupture aux torts de l'employeur.
**Note sur la prime de précarité :** En cas de rupture d'un commun accord, vous avez droit à l'indemnité de fin de contrat (prime de précarité de 10%), sauf si l'accord prévoit expressément que vous y renoncez (ce qui est déconseillé dans votre cas puisque c'est lui qui est en faute).
Souhaitez-vous que je rédige pour vous le modèle de document pour cette rupture d'un commun accord incluant la reconnaissance des dettes salariales ?
je lui ai demande un congé du lundi 6 juillet au 12 juillet et une reprise le 13 juillet.
ce non paiement de salaire engendre un stress et des angoisses , je ne peux payer mon loyer, mes credits, et les autres prélèvements. J'ai du me diriger vers le centre social afin d'avoir une aide alimentaire.
Merci de me faire le courrier
C'est une situation d'une extrême gravité. Le non-paiement du salaire n'est pas seulement une faute contractuelle, c'est une atteinte à votre dignité et à votre subsistance.
La jurisprudence est constante : l'employeur engage sa responsabilité pour **exécution déloyale du contrat de travail** ([Cour d'appel, chambre 4-7, 16/01/2026](/decisions/6979fca2cdc6046d47f8f320)). Le préjudice que vous subissez (recours à l'aide alimentaire, frais bancaires, stress) ouvre droit à des dommages et intérêts distincts du simple rappel de salaire.
Voici un modèle de courrier de **proposition de rupture d'un commun accord**, incluant une mise en demeure ferme pour vos salaires.
***
**NOM Prénom**
Votre adresse
Votre numéro de téléphone
À l’attention de la Direction de **[NOM DE L'ENTREPRISE]**
[Adresse de l'entreprise]
Fait à [Ville], le 5 juillet 2026.
**Envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception (ou remis en main propre contre décharge)**
**Objet : Proposition de rupture d’un commun accord et Mise en demeure de paiement des salaires**
Madame, Monsieur,
Je fais suite à mon contrat de travail à durée déterminée (CDD) débuté le 5 mai 2026.
Par la présente, je vous informe de la situation critique dans laquelle votre carence de paiement me place. À ce jour, je n'ai perçu qu'un acompte de 650 € le 18 juin 2026, alors que mon salaire brut contractuel est de 3 100 €. Le solde du salaire de mai ne m'a toujours pas été versé, malgré ma mise en demeure du 4 juillet 2026.
Cette situation, qui perdure, m'empêche de faire face à mes obligations vitales (loyer, crédits, prélèvements) et m'a contraint à solliciter l'aide alimentaire du centre social. Ce manquement grave à votre obligation principale d'employeur, prévue par [l'article L3242-1 du Code du travail](/articles/code-du-travail/L3242-1), me cause un préjudice moral et financier considérable.
Dans ce contexte d'exécution déloyale du contrat ([Article L1222-1 du Code du travail](/articles/code-du-travail/L1222-1)), je vous propose de mettre fin à notre relation contractuelle **d’un commun accord le 15 juillet 2026 au soir**, conformément aux dispositions de [l'article L1243-1 du Code du travail](/articles/code-du-travail/L1243-1).
Cette rupture amiable est conditionnée au règlement intégral, au plus tard le 15 juillet 2026, des sommes suivantes :
1. Le solde restant dû du salaire de mai 2026 ;
2. L'intégralité du salaire du mois de juin 2026 ;
3. Le prorata du salaire de juillet 2026 (jusqu'au 15 juillet) ;
4. L'indemnité de fin de contrat (prime de précarité de 10 %) ;
5. L'indemnité compensatrice de congés payés.
À défaut d'accord de votre part signé avant le 13 juillet 2026 ou à défaut de paiement effectif des sommes dues, je me verrai contraint d'engager une procédure en référé devant le Conseil de Prud'hommes pour faire constater la rupture du contrat à vos torts exclusifs et solliciter des dommages et intérêts pour le préjudice subi.
Dans l'attente de votre retour rapide, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
**[Votre Signature]**
***
### Conseil stratégique de "Senior Partner" :
1. **Le risque du "retard promis" :** L'employeur vous promet le salaire de juin pour le 12 juillet. Soyez vigilant : s'il ne paie pas à cette date, n'attendez pas le 15 pour agir. Le 13 juillet, à votre reprise, si rien n'est sur votre compte, la rupture pour faute grave devient inévitable.
2. **La preuve du préjudice :** Gardez précieusement l'attestation du centre social et les courriers de relance de votre banque ou de votre bailleur. Ces documents sont indispensables pour obtenir des dommages et intérêts devant un juge ([Cour d'appel, chbre sociale prud'hommes, 11/06/2026, n° 24/00841](/decisions/6a2cecc9cdc6046d47246541)).
3. **L'écrit avant tout :** Si l'employeur accepte oralement le départ au 15 juillet, exigez immédiatement la signature d'un document écrit. Sans écrit, il pourrait prétendre que vous avez fait un abandon de poste.
Si vous le souhaitez, je peux vous lister précisément les documents et justificatifs à rassembler dès maintenant pour préparer un éventuel dossier de référé prud'homal au cas où il ne paierait rien le 12 juillet.
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