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Empiètement d'une entreprise voisine sur terrain familial et bornage incertain Droit du voisinage

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notre famille possedait 2 terrains; suite au décés de notre pére en 2000, nous avons vendu un terrain contigu a celui sur lequel est construite la maison de famille que notre mère a continué a habiter jusqu'à son déces de avril 2024. Terrain avec maison : 4000 m2; terrain vendu au voisin 1200 m2; la délimitation entre les terrains n'est pas rectiligne; mais forme un décroché; au fil du temps ce voisin (une entreprise) a quelque sorte aligné les terrains à son avantage en installant materiel et matériaux sur notre terrain
La situation que vous décrivez est un cas classique d'**empiétement sur la propriété d'autrui**, aggravé par l'absence probable de bornage contradictoire au moment de la vente en 2000. En droit français, le droit de propriété est "absolu" ([Article 544 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%20544%20du%20Code%20civil)), et nul ne peut être contraint de céder sa propriété, sauf pour cause d'utilité publique. Voici l'analyse stratégique de votre dossier : ## 1. La stratégie de l'adversaire : Le "Coup d'après" L'entreprise voisine va probablement tenter d'invoquer la **prescription acquisitive** (usucapion). * **Leur argument :** "Nous occupons ce morceau de terrain depuis plus de 10 ou 20 ans de façon paisible et publique, il nous appartient désormais." * **La parade :** Pour le terrain, la prescription est normalement de 30 ans. Cependant, il existe une prescription abrégée de 10 ans si le possesseur est de "bonne foi" et possède un "juste titre". Comme l'indique la jurisprudence récente ([Cour d'appel, 16/12/2025, n° 24/03985](/decisions/6943d6d175782d5f069081bb)), la bonne foi est scrutée de près. Une entreprise professionnelle est censée connaître ses limites cadastrales. ## 2. La charge de la preuve : Ce que vous devez réunir Le cadastre n'est qu'un document fiscal, il ne prouve pas la propriété juridique exacte. Pour gagner, vous devez prouver l'emplacement de la limite réelle : * **Le titre de propriété :** Retrouvez l'acte de vente de 2000. Vérifiez s'il y avait un plan d'arpentage annexé. * **Le constat d'huissier (Commissaire de justice) :** C'est l'élément **indispensable**. Il doit constater l'entreposage de matériel et de matériaux au-delà de la limite supposée. * **Preuves historiques :** Photos de famille anciennes montrant le "décroché" avant l'installation de l'entreprise, témoignages de voisins. ## 3. Évaluation des risques (Go / No-Go) * **Risque de prescription :** Si l'entreprise prouve une occupation continue depuis 2000 (plus de 26 ans en 2026), le risque est réel. * **Coût :** Une procédure de bornage judiciaire coûte entre 3 000 € et 5 000 € (frais d'expert et d'avocat). * **Bénéfice :** Récupérer la pleine jouissance de vos 4 000 m² et sécuriser la vente ou la succession de la maison de famille. Un empiétement non résolu bloque toute vente immobilière future. ## 4. Plan d'action stratégique ### Étape 1 : Le bornage amiable (Obligatoire avant procès) Selon [l'article 646 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%20646%20du%20Code%20civil), tout propriétaire peut obliger son voisin au bornage. * Proposez par courrier recommandé un bornage amiable par un géomètre-expert, à frais communs. * Si l'entreprise refuse ou ne répond pas, cela démontre sa mauvaise foi. ### Étape 2 : L'expertise pré-contentieuse (Référé) Si le voisin bloque, vous pouvez saisir le juge des référés pour demander la nomination d'un expert judiciaire sur le fondement de l'[article 145 du Code de procédure civile](https://www.google.com/search?q=Article%20145%20du%20Code%20de%20proc%C3%A9dure%20civile). Comme l'a rappelé le [Tribunal judiciaire le 31/03/2026](/decisions/69cef523cdc6046d47ea960a), cette mesure est accordée dès lors qu'il existe un motif légitime d'établir la preuve d'un empiétement. ### Étape 3 : L'action en revendication et remise en état Une fois l'empiétement prouvé par l'expert : * Demandez au Tribunal le retrait immédiat des matériaux sous astreinte (pénalité par jour de retard). * Demandez des dommages et intérêts pour l'occupation illicite depuis le décès de votre mère (ou avant si vous pouvez prouver le préjudice). **Conseil immédiat :** Ne tentez pas de déplacer le matériel vous-même (ce serait une voie de fait). Commencez par faire sommer l'entreprise, par lettre recommandée avec accusé de réception, de libérer votre parcelle sous 15 jours en vous référant au plan de division de 2000. Si vous le souhaitez, je peux rédiger pour vous ce modèle de lettre de mise en demeure de libérer le terrain et de demande de bornage amiable.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 544 du Code civil

La propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements.

📄 Article 673 du Code civil

Celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres, arbustes et arbrisseaux du voisin peut contraindre celui-ci à les couper. Les fruits tombés naturellement de ces branches lui appartiennent. Si ce sont les racines, ronces ou brindilles qui avancent sur son héritage, il a le droit de les couper lui-même à la limite de la ligne séparative. Le droit de couper les racines, ronces et brindilles ou de faire couper les branches des arbres, arbustes ou arbrisseaux est imprescriptible.

📄 Article 674 du Code civil

Celui qui fait creuser un puits ou une fosse d'aisance près d'un mur mitoyen ou non, Celui qui veut y construire cheminée ou âtre, forge, four ou fourneau, Y adosser une étable, Ou établir contre ce mur un magasin de sel ou amas de matières corrosives, Est obligé à laisser la distance prescrite par les règlements et usages particuliers sur ces objets, ou à faire les ouvrages prescrits par les mêmes règlements et usages, pour éviter de nuire au voisin.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arret - Chambre civile 1-2 - n°25/00007 - 27/01/2026

MOTIFS DE LA DÉCISION Sur la demande d'expertise Le premier juge a débouté Mme [C] de sa demande de désignation d'un géomètre expert aux motifs qu'elle n'avait 'aucun fondement' à demander le bornage des propriétés dans la mesure où les actes authentiques de vente constataient l'accord des parties sur la consistance de leurs biens, notamment quant à la renonciation par l'ancien propriétaire de la parcelle de Mme [C] à une servitude de passage sur la parcelle [Cadastre 2] de Mme [R] au profit de ...

📋 Décision - Référés Civil - 31/03/2026

Quelles sont les conséquences juridiques d'un empiétement sur une propriété voisine suite à des travaux de terrassement ? — Le bornage d'une propriété détermine les limites de celle-ci. En cas d'empiétement, le propriétaire peut demander la désignation d'un géomètre-expert pour constater la situation et évaluer les conséquences de l'empiétement.

📋 Arret - Chambre civile section A - n°24/03985 - 16/12/2025

MOTIFS Sur la demande tendant à voir écarter des débats l'expertise judiciaire du 25 mai 2023 Il résulte clairement de cette expertise que l'expert a eu connaissance du document établi en 1990 par M. [G], géomètre-expert, auquel font référence les époux [V], en ce qu'il l'a annexé en pièce 4 à son rapport, ce document n'étant pas un « plan de bornage » comme soutenu par les appelants, mais un document d'arpentage daté du 17 août 1990. Les époux [V] n'opposent pas d'éléments de discussion pertine...

📋 Other - DROIT COMMUN - n°26/00304 - 28/05/2026

MOTIFS du jugement L’article 646 du code civil dispose que “tout propriétaire peut obliger son voisin au bornage de leurs propriétés contiguës. Le bornage se fait à frais communs.” En l’espèce, aucun bornage antérieur effectif, amiable ou judiciaire, n’est allégué ni justifié. Le bornage judiciaire est dès lors de droit s’agissant de deux fonds contigus.

📋 Arret - Chambre 1-5 - n°22/05103 - 13/11/2025

MOTIFS Sur l'étendue de la saisine de la cour. Aux termes de l'article 954 alinéa 3 du code de procédure civile, la cour ne statue que sur les prétentions énoncées au dispositif et n'examine les moyens au soutien de ces prétentions que s'ils sont invoqués dans la discussion. Il ressort de la déclaration d'appel et des conclusions des appelants que la cour est bien saisie des chefs du jugement critiqués suivants, dont la réformation est demandée': ' Condamne [O] [B] [C] à verser à [A] [G], [L] [G...
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en l'espèce l'empietement n'est pas contesté mais offre un prix dérisoire; au regrad de l'art 545 cciv je pense pouvoir demander le retrait (qui sera certainement plus onéreux)
Vous avez parfaitement raison. En droit français, l'**article 545 du Code civil** est l'un des piliers les plus rigides du droit de propriété : *"Nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n'est pour cause d'utilité publique"*. Le fait que l'entreprise reconnaisse l'empiétement mais ne propose qu'un rachat à bas prix est une stratégie classique pour tenter de régulariser une situation illégale à moindre coût. Voici l'analyse stratégique de votre position : ### 1. L'intransigeance du juge (Le "Coup d'après") L'entreprise va probablement plaider que le coût du retrait de ses matériaux ou du rétablissement du terrain est disproportionné par rapport au préjudice subi (surtout pour quelques mètres carrés sur un terrain de 4 000 m²). **Votre contre-attaque :** La Cour de cassation est constante : la défense du droit de propriété contre un empiétement n'est jamais un abus de droit. Peu importe que l'empiétement soit de 1 cm ou de 10 mètres, et peu importe le coût des travaux pour l'auteur de l'empiétement. Le juge ne peut pas vous forcer à vendre. * *Référence jurisprudentielle :* Comme illustré dans la décision du [Tribunal judiciaire du 19/03/2026](/decisions/69bdc123cdc6046d47609bd2), dès lors que l'empiétement est établi (ici reconnu), la responsabilité de l'auteur est engagée et la remise en état peut être ordonnée. ### 2. Le risque du "prix dérisoire" et la charge de la preuve Si vous acceptiez de vendre, l'entreprise essaierait de fixer le prix selon la valeur du terrain "nu". **Votre levier :** Vous n'êtes pas dans une négociation de vente classique, mais dans une situation de **réparation d'un préjudice**. * Si vous décidez de négocier (ce qui reste une option), le prix ne doit pas être le prix du marché, mais le prix de votre renoncement à une action judiciaire certaine de gagner. * **Preuve à réunir :** Faites chiffrer par une entreprise de terrassement le coût réel du retrait des matériaux et de la remise en état du "décroché" tel qu'il était à l'origine. Ce montant sera votre base de négociation : "Soit vous payez X euros (prix fort), soit vous dépensez Y euros pour tout enlever sous astreinte judiciaire". ### 3. Risque et Pragmastisme : L'action en démolition / retrait Le risque principal pour vous est le **temps**. Une procédure judiciaire peut durer 18 à 24 mois. * **L'avantage :** Vous êtes quasiment certain d'obtenir le retrait forcé des matériaux sous astreinte (par exemple 100€ par jour de retard). * **Le risque :** Si l'entreprise est de mauvaise foi, elle peut laisser traîner la procédure pour décourager les héritiers dans le cadre de la succession de votre mère. ### Stratégie recommandée : La "Double Détente" 1. **Mise en demeure formelle :** Envoyez un dernier courrier recommandé citant [l'article 545 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%20545%20du%20Code%20civil) et la décision du [Tribunal judiciaire du 19/03/2026](/decisions/69bdc123cdc6046d47609bd2). Indiquez que vous refusez la proposition d'achat et exigez la libération totale du terrain sous 30 jours. 2. **Assignation en référé :** Si l'entreprise ne bouge pas, ne discutez plus. Saisissez le juge des référés pour obtenir l'expulsion des matériaux et du matériel. L'empiétement n'étant pas contesté, il n'y a pas de "contestation sérieuse", ce qui permet d'obtenir une décision rapide. **Attention :** Vérifiez bien qu'aucune construction lourde (fondations, mur) n'a été faite. S'il s'agit uniquement de stockage de "matériel et matériaux", l'action est d'autant plus simple car elle ne nécessite pas de démolition complexe mais un simple enlèvement. Souhaitez-vous que je rédige une réponse ferme à leur offre d'achat, rappelant que le coût du retrait ne saurait justifier une expropriation privée ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 545 du Code civil

Nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n'est pour cause d'utilité publique, et moyennant une juste et préalable indemnité.

📄 Article 544 du Code civil

La propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements.

📄 Article 552 du Code civil

La propriété du sol emporte la propriété du dessus et du dessous. Le propriétaire peut faire au-dessus toutes les plantations et constructions qu'il juge à propos, sauf les exceptions établies au titre " Des servitudes ou services fonciers ". Il peut faire au-dessous toutes les constructions et fouilles qu'il jugera à propos, et tirer de ces fouilles tous les produits qu'elles peuvent fournir, sauf les modifications résultant des lois et règlements relatifs aux mines, et des lois et règlements de police.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Décision - Chambre procédure écrite - 19/03/2026

Quelles sont les conséquences juridiques d'un empiétement sur la propriété d'autrui ? — Le propriétaire d'un terrain a le droit de demander la suppression d'un empiétement sur sa propriété. En cas de résistance abusive, des dommages-intérêts peuvent être accordés à la partie lésée.
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les seuls ouvrages réalisés par le voisin : une cloture qui notamment interdit l'accés au propriétaire du terrain !!! on ne se refuse rien
C'est une situation qui aggrave juridiquement la responsabilité de l'entreprise. En installant une clôture sur votre terrain, l'entreprise ne se contente plus d'un simple usage abusif (stockage) : elle réalise une **appropriation de fait** et commet une **voie de fait** en vous privant de l'accès à votre propre propriété. Voici l'analyse stratégique de cette nouvelle donne : ### 1. L'infraction au droit de propriété (Le "Coup d'après") L'entreprise va tenter d'argumenter qu'une clôture est une "amélioration" ou qu'elle était nécessaire pour la sécurité de son matériel. **La parade :** En droit français, le droit de clore son terrain ([Article 647 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%20647%20du%20Code%20civil)) est réservé au **propriétaire**. En installant cette clôture chez vous, ils ont créé un empiétement permanent. * Le fait de vous interdire l'accès à votre parcelle est un trouble manifestement illicite. Le juge ne se contentera pas de demander le retrait des matériaux, il ordonnera la **démolition de la clôture** aux frais de l'entreprise. ### 2. La charge de la preuve : Le constat "d'enfermement" Vous devez impérativement matérialiser cet obstacle physique avant toute action. * **Le constat de Commissaire de justice (ex-huissier) :** Demandez-lui de noter précisément que la clôture est implantée au-delà de la limite séparative (en se référant au plan de 2000) et qu'elle comporte un dispositif (serrure, portail fermé, absence de passage) qui empêche physiquement les consorts [Votre Nom] d'accéder à leur parcelle de 4 000 m². * **L'aveu de l'adversaire :** Leur offre de rachat écrite est une preuve d'or. Elle prouve qu'ils savent qu'ils ne sont pas chez eux, ce qui écarte définitivement la "bonne foi" et la prescription abrégée. ### 3. Évaluation des risques et stratégie (Go/No-Go) Le risque pour l'entreprise est désormais maximal. En cas de procès, ils risquent : 1. La démolition forcée de la clôture sous astreinte. 2. Le paiement d'une **indemnité d'occupation** (une sorte de "loyer" pour la surface squattée depuis l'installation de la clôture). 3. La condamnation aux dépens et aux frais d'avocat ([Article 700 du Code de procédure civile](https://www.google.com/search?q=Article%20700%20du%20Code%20de%20proc%C3%A9dure%20civile)). ### 4. Plan d'action : La réponse "Fin de non-recevoir" Je vous suggère une stratégie de **fermeté absolue** pour faire monter leur offre (si vous souhaitez vendre) ou pour obtenir le départ immédiat (si vous souhaitez garder le terrain). **Étape 1 : Réponse à leur offre de rachat** Il faut leur signifier que leur offre est caduque et que la situation est devenue délictuelle. * Citez [l'article 545 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article%20545%20du%20Code%20civil) sur l'interdiction de l'expropriation privée. * Rappelez la jurisprudence constante : l'empiétement entraîne la démolition, sans que le juge puisse prendre en compte le coût de celle-ci pour l'auteur (Cass. Civ 3ème, 12 déc. 2019, n°18-18.871). **Étape 2 : Le Référé "Remise en état"** Puisque l'empiétement n'est pas contesté et que l'accès est bloqué, vous avez tous les éléments pour un **référé**. C'est une procédure rapide (quelques mois) qui permet d'obtenir : * L'expulsion des matériaux. * La démolition de la clôture aux frais du voisin. * La condamnation à vous remettre les clés ou à supprimer l'obstacle immédiatement. **Conseil stratégique :** Ne parlez plus de "prix" avec eux pour l'instant. Le fait de discuter du prix valide l'idée que le terrain est à vendre. Dites-leur : *"Ma propriété n'est pas à vendre. Vous occupez mon terrain sans titre et m'en interdisez l'accès. C'est une voie de fait. Soit le terrain est libéré sous 15 jours, soit je saisis le juge des référés pour obtenir la démolition et une indemnité d'occupation journalière."* Souhaitez-vous que je vous prépare le **projet de courrier de mise en demeure** incluant la sommation de démolir la clôture et de libérer l'accès ?
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Sources officielles Légifrance

📄 Article 647 du Code civil

Tout propriétaire peut clore son héritage, sauf l'exception portée en l'article 682 .

📄 Article 673 du Code civil

Celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres, arbustes et arbrisseaux du voisin peut contraindre celui-ci à les couper. Les fruits tombés naturellement de ces branches lui appartiennent. Si ce sont les racines, ronces ou brindilles qui avancent sur son héritage, il a le droit de les couper lui-même à la limite de la ligne séparative. Le droit de couper les racines, ronces et brindilles ou de faire couper les branches des arbres, arbustes ou arbrisseaux est imprescriptible.

📄 Article 674 du Code civil

Celui qui fait creuser un puits ou une fosse d'aisance près d'un mur mitoyen ou non, Celui qui veut y construire cheminée ou âtre, forge, four ou fourneau, Y adosser une étable, Ou établir contre ce mur un magasin de sel ou amas de matières corrosives, Est obligé à laisser la distance prescrite par les règlements et usages particuliers sur ces objets, ou à faire les ouvrages prescrits par les mêmes règlements et usages, pour éviter de nuire au voisin.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arret - CHAMBRE 1 SECTION 2 - n°20/01391 - 22/05/2025

MOTIFS DE LA DECISION Sur la fin de non-recevoir tirée de l'autorité de la chose jugée En vertu de l'article 122 du code de procédure civile, constitue une fin de non-recevoir tout moyen qui tend à faire déclarer l'adversaire irrecevable en sa demande, sans examen au fond, pour défaut de droit d'agir, tel le défaut de qualité, le défaut d'intérêt, la prescription, le délai préfix, la chose jugée. L'article 1355 du code civil dispose que l'autorité de la chose jugée n'a lieu qu'à l'égard de ce qu...
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OK pour courrier de MED
Voici un projet de mise en demeure formel, conçu pour être envoyé en **courrier recommandé avec accusé de réception (LRAR)**. Ce modèle est structuré pour leur faire comprendre que vous n'êtes plus dans une phase de négociation amiable sur le prix, mais dans une phase pré-contentieuse pour protéger votre droit de propriété. *** **EXPÉDITEURS :** [Vos Noms et Prénoms] [Votre Adresse] (Co-indivisaires de la succession de Mme [Nom de votre mère]) **DESTINATAIRE :** [Nom de l’entreprise voisine] À l’attention de son représentant légal [Adresse de l’entreprise] **Fait à [Ville], le [Date du jour]** **OBJET : MISE EN DEMEURE – CESSATION D’EMPIÉTEMENT, DÉMOLITION DE CLÔTURE ET LIBÉRATION D’ACCÈS** Monsieur le Gérant, Nous faisons suite à vos récents échanges concernant l’occupation par votre entreprise d’une partie de notre terrain situé à [Adresse/Lieu-dit], cadastré section [X] n°[Y], contigu à votre propriété. Par la présente, nous vous informons que nous **rejetons formellement votre proposition d’achat** du [Date de leur offre] au prix de [Montant proposé]. Ce prix, dérisoire au regard de la valeur du foncier et du préjudice subi, ne saurait constituer une base de discussion. **1. Rappel de la situation juridique** Vous avez reconnu, par vos propositions écrites, occuper sans titre une partie de notre parcelle (environ 1 200 m² issus de la division de 2000). Cette occupation se manifeste par l’entreposage de matériels et matériaux, mais également par l’édification d’une clôture privant les propriétaires légitimes de tout accès à leur fonds. **2. Fondements juridiques** * **Article 545 du Code civil :** *« Nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n'est pour cause d'utilité publique »*. Votre occupation constitue une expropriation privée, formellement interdite par la loi. * **Article 647 du Code civil :** Le droit de clore un terrain est un attribut exclusif du propriétaire. En érigeant une clôture sur notre terrain, vous commettez une voie de fait. * **Jurisprudence :** La Cour de cassation rappelle de manière constante que l'auteur d'un empiétement doit démolir l'ouvrage à ses frais, peu importe que l'empiétement soit minime ou que le coût de la démolition soit disproportionné (Cass. Civ 3ème, 12 déc. 2019, n°18-18.871). **3. Mise en demeure** En conséquence, nous vous mettons en demeure de : 1. **Procéder à l'enlèvement total** de l'ensemble de vos matériels, matériaux et déchets présents sur notre parcelle ; 2. **Procéder à la démolition et au retrait** de la clôture illégalement implantée sur notre propriété ; 3. **Rétablir le libre accès** à notre terrain pour les propriétaires et leurs ayants droit. Vous disposez d'un délai de **quinze (15) jours** à compter de la réception de la présente pour libérer intégralement les lieux et nous en informer. À défaut d'exécution dans ce délai, nous saisirons le Juge des référés du Tribunal Judiciaire de [Ville] afin d'obtenir : * La libération des lieux et la démolition sous **astreinte journalière** (pénalité par jour de retard) ; * Le paiement d'une **indemnité d'occupation** pour la période écoulée ; * Votre condamnation aux dépens et aux frais d'avocat au titre de l'[Article 700 du Code de procédure civile](https://www.google.com/search?q=Article+700+du+Code+de+proc%C3%A9dure+civile). Nous vous rappelons que votre reconnaissance écrite de l'empiétement rend toute contestation devant le juge parfaitement vaine. Sous toutes réserves, **Signature des héritiers** *** ### Conseil stratégique complémentaire : Avant d'envoyer ce courrier, je vous suggère de prendre quelques photos de la clôture et du matériel (depuis votre terrain ou la voie publique) pour dater la situation actuelle. Si vous n'avez pas de réponse sous 15 jours, l'étape suivante sera de mandater un **Commissaire de justice** pour qu'il dresse un constat officiel de "fermeture de l'accès par clôture illégale", ce qui sera votre pièce maîtresse devant le juge. Je peux, si vous le souhaitez, vous aider à lister les pièces précises à transmettre à un Commissaire de justice pour que son constat soit inattaquable.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L632-1 du Code de la construction et de l'habitation

I.-Une location d'un logement meublé constituant la résidence principale du preneur est soumise au titre Ier bis de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Lorsque le bailleur est titulaire d'un bail commercial venant à expiration ou lorsque la cessation d'activité est prévue, le contrat peut être d'une durée inférieure à un an et doit mentionner les raisons et événements justificatifs. Si le bail commercial est renouvelé ou si l'activité est poursuivie, la durée du contrat est portée à un an. A peine d'irrecevabilité de la demande, l'assignation par l'exploitant d'un établissement recevant du public aux fins d'hébergement, aux fins de constat de résiliation ou de prononcé de la résiliation du bail d'une personne dont le logement loué meublé constitue la résidence principale est notifiée, à la diligence de l'huissier de justice, au représentant de l'Etat dans le département, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au moins un mois avant l'audience, afin qu'il informe les services compétents, notamment les organismes chargés du service des aides au logement et le fonds de solidarité pour le logement. II.-Lorsque la location d'un local meublé constituant la résidence principale du preneur est située dans un établissement recevant du public aux fins d'hébergement, celle-ci est soumise au titre Ier bis de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 précitée. Ne sont pas applicables à cette location les articles 3-2, 3-3 , 18 , 24-1 , 25-4 et 25-11 de la même loi. Le local loué mentionné au premier alinéa doit être équipé du mobilier nécessaire au sommeil et à la vie courante du locataire ainsi qu'être pourvu de chauffage, d'une alimentation en eau et de sanitaires. Lorsqu'un locataire ou plusieurs locataires ont avec le même bailleur un litige locatif ayant une origine commune, ils peuvent donner par écrit mandat d'agir en justice en leur nom et pour leur compte à une association dont l'un des objets est l'insertion ou le logement des personnes défavorisées ou à une association de défense des personnes en situation d'exclusion par le logement mentionnées à l'article 3 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement. Une de ces associations peut assister ou représenter un locataire, selon les modalités définies à l'article 828 du code de procédure civile, en cas de litige portant sur le respect des caractéristiques de décence de son logement.

📄 Article L631-7 du Code de la construction et de l'habitation

La présente section est applicable aux communes dont la liste est fixée par le décret mentionné au I de l'article 232 du code général des impôts. Dans ces communes, le changement d'usage des locaux à usage d'habitation peut être soumis, sur décision de l'organe délibérant, à autorisation préalable dans les conditions fixées à l'article L. 631-7-1. Constituent des locaux à usage d'habitation toutes catégories de logements et leurs annexes, y compris les logements-foyers, logements de gardien, chambres de service, logements de fonction, logements inclus dans un bail commercial, locaux meublés donnés en location dans les conditions de l'article L. 632-1 ou dans le cadre d'un bail mobilité conclu dans les conditions prévues au titre Ier ter de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Pour l'application de la présente section, un local est réputé à usage d'habitation s'il était affecté à cet usage soit à une date comprise entre le 1er janvier 1970 et le 31 décembre 1976 inclus, soit à n'importe quel moment au cours des trente dernières années précédant la demande d'autorisation préalable au changement d'usage ou la contestation de l'usage dans le cadre des procédures prévues au présent livre, et sauf autorisation ultérieure mentionnée au quatrième alinéa du présent article. Cet usage peut être établi par tout mode de preuve, la charge de la preuve incombant à celui qui veut démontrer un usage illicite. Toutefois, les locaux construits ou ayant fait l'objet de travaux après le 1er janvier 1970 sont réputés avoir l'usage pour lequel la construction ou les travaux ont été autorisés, sauf autorisation ultérieure mentionnée au même quatrième alinéa. Lorsqu'une autorisation administrative a été accordée après le 1er janvier 1970 pour changer l'usage d'un local mentionné au troisième alinéa, le local dont le changement d'usage a été autorisé et, dans le cas où cette autorisation a été accordée contre compensation, le local ayant servi à compensation sont réputés avoir l'usage résultant de l'autorisation. Une autorisation d'urbanisme ayant pour conséquence de changer la destination de locaux à usage d'habitation ne constitue un mode de preuve valable que si elle est accompagnée d'une autorisation de changement d'usage. L'usage d'habitation s'entend de tout local habité ou ayant vocation à l'être même s'il n'est pas occupé effectivement, notamment en cas de vacance ou lorsqu'il a fait l'objet d'un arrêté pris sur le fondement du livre V du présent code. Sont nuls de plein droit tous accords ou conventions conclus en violation du présent article. Le fait de louer un local meublé à usage d'habitation en tant que meublé de tourisme, au sens du I de l'article L. 324-1-1 du code du tourisme, constitue un changement d'usage au sens du présent article.

📄 Article L521-1 du Code de la construction et de l'habitation

Pour l'application du présent chapitre, l'occupant est le titulaire d'un droit réel conférant l'usage, le locataire, le sous-locataire ou l'occupant de bonne foi des locaux à usage d'habitation et de locaux d'hébergement constituant son habitation principale. Le propriétaire ou l'exploitant est tenu d'assurer le relogement ou l'hébergement des occupants ou de contribuer au coût correspondant dans les conditions prévues à l'article L. 521-3-1. -lorsqu'un établissement recevant du public utilisé aux fins d'hébergement fait l'objet de mesures destinées à faire cesser une situation d'insécurité en application de l'article L. 184-1. Cette obligation est faite sans préjudice des actions dont dispose le propriétaire ou l'exploitant à l'encontre des personnes auxquelles l'état d'insalubrité ou d'insécurité serait en tout ou partie imputable.
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Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Other - 1ère CHAMBRE - n°24/00927 - 24/04/2026

MOTIFS Selon l'article 789 du Code de procédure civile, le juge de la mise en état est, jusqu'à son dessaisissement, seul compétent, à l'exclusion de toute autre formation du tribunal pour ordonner même d'office toute mesure d'instruction. En outre, en vertu de l'article R 211-3-4 du code de l’organisation judiciaire “le tribunal judiciaire connaît des actions en bornage”. En vertu de l’article D 212-19-1 du Code de l’organisation judiciaire, “les compétences matérielles des chambres de proximit...

📋 Arret - 1ère Chambre - n°25/00008 - 05/09/2025

SUR CE En vertu de l'article 835, alinéa 1, du code de procédure civile, le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. L'atteinte au droit de propriété constitue par elle-même une voie de...

📋 Other - CH1 Contentieux Général - n°24/00643 - 04/11/2025

MOTIFS DE LA DECISION : A titre liminaire, Monsieur [J] [H] fait figurer dans son dossier de plaidoirie des “conclusions récapitulatives n°2", qui n’ont pas été signifiées par RPVA. N’ayant pas été soumises au contradictoire des parties, elles sont irrecevables, et seules seront prises en compte ses conclusions récapitulatives n°1, signifiées par RPVA le 18 octobre 2024. Sur la demande au titre de l’empiètement et de la remise en état des lieux : L’article 545 du Code civil dispose que : « Nul n...

📋 Other - Chambre 1 Référés - n°25/00261 - 06/10/2025

MOTIVATION Sur la cessation des troubles manifestement illicites L'article 835 du même code rappelle : "le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obli...

📋 Other - 3ème Ch. Civile Cab. 2 - n°24/02824 - 15/05/2025

EXPOSÉ DU LITIGE Par acte authentique en date du 9 octobre 2013, M. [G] [U] et Mme [E] [U] ont acquis le bien immobilier cadastré section [Cadastre 2], n°[Cadastre 6] et [Cadastre 7], situé au [Adresse 8] à [Localité 9], voisin du bien immobilier dont M. [P] [I] est propriétaire, cadastré section [Cadastre 2], n°[Cadastre 3] et [Cadastre 4] situé [Adresse 5] à [Localité 9]. Se plaignant d'atteintes à sa propriété, notamment d'un empiétement de la part de ses voisins, M. [P] [I] a, par assignatio...
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